‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 507 sur 525 · MODES ^ADMINISTRATION DES MEDICAMENS · texte numérisé non relu

MODES ^ADMINISTRATION DES MEDICAMENS

bourdonne! de charpie, soit à Laide dlune forte inspiration. Les seconds y sont introduits avec ou sans l’intermèdg d’une tente , suivant la profondeur plus ou moins grande à laquelle ils doivent être portés. Les médicamens liquides sont injectés , inspirés ou appliqués au moyen de bourdonnets de charpie ou de coton. Les vapeurs et les gaz sont reçus directement dans les narines, à Laide d’un entonnoir ou simplement en approchant le nez du flacon d’où ils se dégagent.

d. Membrane muqueuse des voies aériennes.

Les médicamens ne peuvent gué res être mis en contact avec cette membrane que sous forme de vapeurs et de gaz; ce n’est que dans des circonstances très rares que l’on se hasarde à toucher légèrement , dans la région laryngo-trachéale , avec des préparations pulvérulentes ou liquides.

Les vapeurs et le gaz sont introduits dans les canaux aériens au moyen de l’inspiration , souvent aidée d’un entonnnoir ou mieux encore d’un appareil particulier^ soit en ferblanc, soit en cristal, qui permet de doser le médicament et de lui donner la température désirée.

e. Membrane muqueuse buccô-gutturale.

On applique sur cette membrane des médicamens sous formes solide , pulvérulente , molle , liquide, vaporeuse et gazeuse.

Les médicamens solides ou mous sont introduits dans la bouche par petits morceaux, et les poudres après avoir été renfermées dans un linge et disposées en nouet ; on leur donne le nom générique de masticatoires : les dernières sont quelquefois insufflées dans le pharynx.

Les liquides, qui portent le nom de collutoires ou de gargarismes , suivant qu’ils sont plus particulièrement

7&° PHARMACODYNAMIE,

destinés à baigner les parois de la bouche ou celles du gosier, sont roulés et agités en divers sens dans la cavité bucco-gutturale, à l’aide de mouvemens variés que 1 on imprime à la tête, etc. ; quelquefois, mais rarement, on les injecte dans l’arrière-bouche.

Quant aux vapeurs et aux gaz , leur application est analogue à celle mise en usage pour la membrane muqueuse des voies aériennes.

J. Membrane muqueuse gastro-intestinale.

L’application des médicamens sur la muqueuse de l’estomac ( à laquelle nous rattachons celle de l’intestin grêle), ou méthode de l ingestion , est celle que le médecin met le plus souvent en usage , et avec raison. En effet, la vaste étendue de cette membrane, sa situation au milieu des organes les plus importans de la vie animale, ses connexions vasculaires cl nerveuses avec les principaux viscères , sa sensibilité exquise, ses sympathies avec tout le reste de l organisme , le grand nombre de pores inhalans très actifs qui viennent s’ouvrir à sa surface, et enfin la possibilité de mettre d’assez grandes doses de médicamens en con tact avec elle, sans qu’on ait à craindre d’altérer sa texture, tout concourt à lui donner une haute importance pour S administration de la plupartdes agens fournis par la pharmacologie à la thérapeutique. Aussi, est-elle la première voie dont on s’est servi pour l’introduction des remèdes et celle qui est appropriée au plus grand nombre des cas.

Les médicamens y sont appliqués sous formes molle et liquide , et presque toujours par déglutition. Il n’y a d exception à ce mode d’ingestion que pour les sujets i liez lesquels un état convulsif, paralytique ou squirrheux du pharynx et de l’œsophage , un resserrement spasmodique des mâchoires, une volonté bien prononcée de ne rien avaler, etc. , s’y opposent absolument. Dans ces dif-

Page 1