‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 63 sur 525 · Jj · texte numérisé non relu

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b. Evaporation à l’aide du fieu.

On l’opère par différais procédés, c’est-à-dire , à feu nu, au bajn- marie, à la vapeur, au bain de sable, et par ie secours de l’étuve.

PHAIIMACOTECIINIE.

a. Evaporation à feu nu.

On met le liquide dans une bassine qu’on pose immédiatement sur le feu, et quelquefois on accélère son évaporation en Fagitant avec une spatule. Le liquide est échauffé jusqu’à Fébullition, toutes les fois que ce degré de chaleur n’est pas assez fort pour décomposer la matière en dissolution. Il faut encore avoir la précaution d employer des vases sur lesquels les liquides à évaporer n’exercent aucune action.

b. Evaporation au bain-marie.

On se sert d’une capsule d’étain , de grès, de porcelaine, etc. Cette capsule est posée sur une cucurbite contenant de l’eau en ébullition, qu’on entretient toujours au même niveau.

c. Evaporation à la vapeur.

On a recours à ce genre d’évaporation principalement quand on a plusieurs liquides différens à faire évaporer à la fois. Alors, des capsules à double fond sont placées à côté ou à la suite les unes des autres , et reçoivent à volonté la vapeur produite par une chaudière, et qui leur arrive au moyen de robinets adaptés à un tuyau qui se ramifie autant de fois qu’il y a de capsules.

Certains liquides , par leur évaporation , laissent déposer des matières organiques qui adhèrent au fond des chaudières, s’y brûlent plus ou moins, et communiquent au produit un goût empyreumatique , en même temps que la chaudière s’altère , comme dans la fabrication du sucre de betteraves , du sirop de fécule, etc. On a obvié à ce grave inconvénient par la construction de nouveaux appareils, dans lesquels on évapore à gros bouillons et très rapidement, sans s’exposer à brûler le produit. On

opère au moyen de la vapeur comprimée au moins à trois atmosphères. C’est incontestablement la plus heureuse des applications du mode dont nous parlons,

d. Évaporation au bain de sable.

Une capsule de porcelaine , de verre ou de métal, est remplie du liquide à évaporer , et posée sur un bain de sable ; le tout est soumis à la chaleur d’un fourneau convenablement disposé.

e. Evaporation à l’ctuve.

Ce mode est spécialement usité pour l’évaporation des sucs dont on veut conserver l’arome. Ces liquides sont mis sur des assiettes et exposés à l’étuve, dont la tempé- « rature doit être au plus de 40 à 45 degrés centigrades.

c. Evaporation dans le vide.

Ce procédé consiste à placer sous la cloche de la machine pneumatique une capsule contenant la liqueur à évaporer , et à côté un corps très avide d’humiditd, tel que 1 acide sulfurique concentré , le chlorure de calcium, la chaux vive , le plâtre calciné , etc. On fait le vide, et on laisse en repos jusqu’à consistance voulue. Ce moyen donne peu de produit, mais il fournit sans contredit ceux dans lesquels on retrouve les propriétés de la substance au plus haut degré.

Depuis quelque temps , il s’est fait une grande révolution dans l’art du raffineur. Les sirops se cuisent jusqu’à la preuve, à 60 et quelques degrés de chaleur, dans des

chaudières à la surface desquelles on fait constamment le vide.

L évaporation, quel que soit son mode, amène la co/zcentration , si elle doit avoir pour résultat un produit dense

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et très chargé de principes , et Y inspissation , dans ie cas où le produit se trouve à un état de consistance molle ou solide, comme dans les extraits végétaux et dans les pâtes.

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