F H A R M A C O T E C H HUE
de frapper légèrement chaque racine dans un mortier, puis de trier à la main, pour ne pulvériser que l’écorce: mais ce triage a le double inconvénient d’être très long et de fatiguer au point de devenir souvent tout-à-fait insupportable par l'irritation bronchique à laquelle il donne lieu. On peut eu outre lui reprocher de fournir, quelquefois un produit moins actif que celui donne par la pulvérisation directe, parce qu’il s’exerce particulièrement sur les racines les plus grosses, dont la majeure partie appartient à la variété d’ipécacuanha connue sous le nom de grise rougeâtre , qui contient davantage de fécule et moins d’émétine que la variété grise-brune. H vaut donc mieux pulvériser directement , comme nous l’avons dit, en n’omettant toutefois aucune des précautions indiquées ; c’est l’opinion d’un grand nombre de pharmaeologistes distingués , et entre autres de MM. Henri et Guibourt , qui se sont convaincus que le corps ligneux se trouvait presque en entier dans le ré-
sidu. .
La racine d’iris de Florence doit être d abord concassée dans un mortier , puis séchée à l’étuve, et enfin pulvérisée comme celle de valériane. On traite de même celles A’ arum , d e historié , de bijone, d e colombo , de curcuma , de gingembre, de tormentüle, de vérdtre blanc, de zédoaire , etc.
La racine de jalap, non piquée , doit être concassée et séchée à l’étuve , puis on la pile à mortier couvert, jusqu’à ce qu’elle ait passé, en totalité, au travers d un tamis de soie très fin. Cette précaution de lie laisser aucun résidu est indispensable , parce que la résiné contenue dans cette racine, et à laquelle est due la propriété cathartique, se réduit moins facilement en poudre nue le ligneux et Sa partie amylacée, et finit par s'accumuler dans le résidu auquel elle communique un haut degré d’activité. — Cette poudre étant dangereuse à respirer, il est nécessaire de se garantir avec som
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son introduction dans les fosses nasales et dans les yeux.
La poudre des racines de turbitli et de méchoacan sè prépare de la même manière.
La racine de rhubarbe, soit de Moscovie, soit de Chine, ratissée, mondée au vif, et séparée des cordes qui la traversent, ainsi que des parties noires qui se sont trouvées en contact avec ces dernières, est concassée dans un mortier, puis déposée à l’étuve jusqu’à parfaite dessication : on la pulvérise ensuite, et on la passe au travers d’un tamis desoie , à tissu très serré. La pulvérisation doit être arretee lorsqu’il ne reste plus qu’un résidu ligneux ou de couleur blanchâtre , dont la quantité est d’autant moins forte que la qualité de la racine est meilleure.
Le salep de Perse se pulvérise assez difficilement, à raison de sa grande élasticité. On doit le laisser tremper dans l’eau pendant douze heures , tant pour le bien laver
que pour en faciliter le brisement ; après quoi on l’essuie
un peu fortement, puis on le pile encore humide dans un mortier de fer, et on le fait sécher dans une étuve chauffée a 40 ou 50 degrés centig.; enfin , on le réduit en une poudre très ténue que l’on passe au tamis de soie.
L a racine de sassafras doit être soumise d’abord à faction de la râpe, et la poudre grossière qui en résulte exposée pendant un jour à la chaleur de l’étuve : on pulvérise ensuite dans un mortier de fer, et le produit est passé au tamis de soie serré. On agit de la même manière avec les racines de pareira brava et de quas sia amara ? avec les bois , comme le gayac, les santaux , etc.
b. Poudres d’écorces.
Les écorces de quinquina gris doivent être privées, au mo^/en d un couteau avec lequel on les ratisse, de l’épiderme qui les recouvre, parce qu’il jouit de propriétés peu marquées , et qu’il est ordinairement altéré par la présence de plusieurs lichens. On les concasse ensuite
£HA.RMAlC0TE€HNIË4
dans un tiiortieï, on les fait sécher à 1 étuve , puis on lei pulvérise jusqu’à la fin*
On réduit en poudre de la même manière les écorces de
quinquina rouge, de quinquina jaune, d ’ angusture vraie, de fausse angusture et de cascarille. Il faut seulement observer qu’avec le quinquina jaune , les dernières portmns de poudre étant sur-tout formées des fibres ligneuses , doivent être mises à part comme moins actives ; et, qu’avec cette espèce comme avec le quinquina rouge, e couches épidermoïdales qu’on a d’abord enlevees ne son pas complètement dénuées de vertus médicinales. Ainsi , 500 grammes de quinquina jaune dépouille d’epiderrce ayant donné à MM. Henri et Guibourt 12,5 grammes de sulfate de quinine , ils en ont retiré ensuite 8,5 grammes d’un pareil poids d’épiderme séparé de ce meme quinquina ; et cette quantité paraît réellement considérable eu é«ard à l’absence de saveur dans la substance dont elle a été extraite. Quoi qu’il en soit, cette partie extérieure doit être séparée, parce qu elle contient toujours une quantité de quinine beaucoup moindre que celle contenue dans le liber, et sans doute aussi combinée avec le principe astringent seulement ; car on sait que le produit de cette combinaison est complètement insipide. D ailleurs, ces portions d’écorce ne sont point perdues ; on peut les utiliser pour la fabrication du sulfate de quinine.
Quant à la fausse angusture , qui contient un principe immédiat doué, à un haut degré, de propriétés toxiques, la brucine, on doit se garantir avec le plus grand soin
des émanations de sa poudre.
La pulvérisation de la cannelle de Cejlan, de la cannelle blanche et de l’écorce de W inter, ne diffère de celle dont nous venons de parler, qu’en ce que ces écorces n’ont pas besoin d’être préalablement raclées avec le couteau.
L’écorce de garou, l’une des plus difficiles à pulvériser, en raison de l’excessive ténacité de ses fibres , doit être
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choisie nouvellement séchée : on la coupe transversalement et très menue avec des ciseaux , et on la dépose pendant quelque temps à l’étuve ; après quoi on la pulvérise dans un mortier bien fermé , et on la tamise avec de grandes précautions , parce qu’elle est douée d’une action irritante et épispastique très marquée. On arrête la pulvérisation lorsqu’il ne reste plus sur le tissu du tamis qu’une partie cotonneuse formée de fibrilles très déliées.
c. Poudres de feuilles et plantes entières.
Les feuilles de digitale , bien mondées de leurs tiges et des portions altérées qu’elles peuvent offrir, sont soumises à la chaleur de l’étuve , jusqu’à ce qu’elles deviennent friables ; alors on les pile dans un mortier de fer couvert , et on passe la poudre avec précaution à travers un tamis de soie très serré , en ayant soin d’arrêter la pulvérisation lorsqu’on remarque qu’il ne reste plus que des pétioles et des nervures, que l’on rejette comme dénués de propriétés.
On pulvérise de même les feuilles d 'aconit, de belladone , de ciguë , de jusquiame , de sabine , de séné , de str amodie , etc.
d.. Poudres de fleurs.
Les fleurs d’arnique doivent être passées sur un crible pour en séparer les parties étrangères et les insectes qu’elles peuvent contenir : on les met à l’étuve , puis on les pulvérise , et on tamise la poudre avec précaution , parce qu’elle provoque de violens éternuemens. La pulvérisation doit être suspendue, lorsqu’il ne reste plus que le duvet soyeux des fleurs.
On prépare de la même manière les poudres de fleurs de camomille , de roses rouges , de semen-contra , et celles de stigmates de safran . (Ces stigmates doivent être pré-
2l4 pharmacotechnxe.
liminairement mondés des étamines jaunes avec lesquelles ils sont toujours mélangés.)
e. Poudres de fruits.
Les coloquintes , suivant plusieurs pharmacopées , doivent être d’abord pilées dans un mortier de marbre, avec un mucilage de gomme adragante ; on fait ensuite sécher la masse obtenue, et on la réduit en poudre. L’emploi de la gomme a pour objet, dit-on , de rendre le produit moins actif; mais Baumé a remarqué avec raison que l’on pouvait également atteindre ce but en ajoutant la gomme après la pulvérisation . 11 ajoute, de plus, que ce moyen ne facilite point la division de la coloquinte, et qu’il expose le fruit à s’altérer, parce que, suivant lui, à la chaleur de l’étuve, le mucilage entre ordinairement en fermentation, et passe à l’aigre avant de sécher. Sans partager cette dernière opinion , bien qu’émise par un aussi habile praticien , nous pensons que ce procédé doit être tout-à-fait abandonné. Les coloquintes parfaitement séchées et mondées de leur écorce, doivent être déchirées , et la chair séparée des semences à l’aide du crible ; on les* soumet à la chaleur de l’étuve, après quoi on les pulvérise dans un mortier de fer couvert , et on passe la poudre au tamis de soie.
La 'vanille est divisée d’abord par section transversale, en petits morceaux , pulvérisée dans un mortier de marbre par trituration , avec l’intermède du sucre , dans la proportion de 4 parties en poids de ce dernier pour une partie de la première. La totalité du sucre ne doit pas être employée de prime abord : on en réserve la moitié envi! on poui diviser la poudre la plus grossière qui reste sur le tamis après la première cribration.
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f. Poudres de semences.
Les amandes douces , mondées de leur pellicule au moyen de la balnéation, sont plongées aussitôt dans l’eau froide , puis essuyées dans un linge , et placées dans une étuve chauffée à 35° centig. au plus. Lorsqu’elles sont entièrement desséchées, on les triture dans un mortier de marbre, et on passe la poudre à travers un tamis de soie peu serré ou de crin. Cette poudre, d'une préparation difficile , peut être obtenue un peu plus aisément par l’addition d’une petite quantité de sucre. Comme elle rancit très vile en raison die l’huile qu’elle contient, il importe de ne la préparer qu’à mesure du besoin.
On pulvérise de la même manière les semences de citrouille, de concombre , de pavot , et les pignons.
Ces poudres, que nous ne mentionnons ici que parce quelles sont indiquées par les auteurs, sont des préparations essentiellement défectueuses.
Les semences des amomes doivent être débarrassées de leurs capsules, soit en déchirant cette partie avec les doigts , soit au moyen d’une légère trituration dans un mortier, puis nettoyées, à l’aide du van, des débris de cette enveloppe et de pellicules minces qui existent à l’intérieur. On les fait ensuite sécher à l’étuve , et on les pile dans un mortier de fer.
On pulvérise de la même manière les semences de ma ni guette \ mais la décortication est inutile avec elfes, parce que le commerce de la droguerie nous les offre toutes mondées.
Les semences de cumin doivent être d’abord vannées , pour [es priver de la poussière , des pédoncules brisés, des grains de mauvaise qualité ou rongés par les insectes, et des autres impuretés qu’elles peuvent contenir: on les expose ensuite à l’étuve, puis on les pile dans un mortier de fer, et on passe la poudre au tamis de
^ m ^harmacotechnie.
soie. On procède de la même manière à la pulvérisation
des semences d’agnus castus , d\anis, d 3ammi, d’anetk , d angélique , de badiane, de carvf de chervi, de ccvadille, Je coque du Levant, de coriandre , de daucus, de fenouil, de fénu- grec , de phellandre, de piment de la Jamaïque, des diverses espèces de poivre, de psyllium, de s tap his aigre, etc. Mais celles de cévadille , de coque du Levant et de staphisaigre , doivent être pulvérisées el passées à mortier et à tamis couverts , par des motifs analogues à celui que nous avons indiqué en parlant de la fausse angusture.
Quant aux diverses espèces de poivre, la même précaution est utile , mais seulement à cause de l’action
iiritante de la poudre folle qui s’élève pendant l’opération.
Les semences de lin étaient pilées autrefois dans un mortier couvert , mais aujourd’hui on les broyé au moulin , et on les passe ensuite au travers d’un tamis en tissu métallique. Par ce dernier moyen , l’enveloppe propre de la graine se trouve dans un état de division beaucoup plus parfait que par le premier procédé. Cette l arine de lin , que les pharmaciens doivent toujours préparer eux-mêmes , l’emporte de beaucoup sur celle du commerce, et parce qu’elle peut être préparée aussi souvent qu’on le désire, et parce qu’elle est pure ; tandis que ia farine de lin des herboristes est mélangée de poudres étrangères , telles que des recoupes, du son , etc., et que la quantité de ces substances est quelquefois considérable.
Comme elle rancit avec une excessive promptitude, au bout de quelques heures par exemple, parce que l’huile qu’elle contient est une des plus siccatives , ainsi que le prouve l’emploi qu’on en fait en peinture, on a conseillé d’employer, pour la préparer , le tourteau que l’on obtient dans Fextraction en grand de l’huile de lin. Mais une farine ainsi préparée ne doit pas être mise en
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usage , car le tourteau d’où l ou a extrait l’huile pour les © besoins des arts a été soumis à l’action d’une chaleur assez forte qui a torréfié la matière végéto-animale, base de la semence , et l’a altérée dans sa nature. Il en serait tout autrement si l’huile en avait été exprimée à froid c’est-à-dire sans torréfaction préalable. Si l’on pensé quel huile récente de lin peut ajouter quelque propriété emolliente à celle des cataplasmes de lin , on doit alors se servir de farine de lin préparée extemporanément , ce
que 1 on obtient facilement au fur et à mesure des besoins au moyen du moulin à noix.
La farine de moutarde se prépare de la même manière que la précédente ; mais elle doit être fabriquée seulement avec la moutarde noire qui possède une action rubéfiante bien plus forte que la blanche.
M. Robinet a proposé de soumettre à l’expression la arme de moutarde destinée à la préparation des sinapismes , enfin d’en extraire l’huile grasse , et cela en raison de l’absence d’âcreté dans cette dernière, qui ne sert qu’a étendre le principe actif et à affaiblir ses effets Cette pratique mérite d’être adoptée.
Les myrobolans citrins sont cassés un à un, soit avec le marteau, soit dans un mortier; on rejette le noyau, et on pulvérisé seulement la chair friable dont il est entouré
On pulvérise de la même manière, les myrobolans cliebules et hellènes ; quant à ceux dits indiens, comme
ils ne contiennent pas de noyau , on les pile sans aucune préparation antérieure.
Les noix vomiques doivent, dit-on, être râpées avant d etre soumises a la pulvérisation. Quelques pharmacologues ont conseillé , pour remplacer ce moyen de les exposer a la vapeur de l’eau bouillante dans un vase ferme , pendant une demi-heure, de les laisser ensuite a 1 air, puis de les piler dans un mortier de fonte couvert • mais ce procédé , loin de faciliter leur réduction en poudre , leur donne une élasticité qui doit rendre la pulvéri-
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sation plus difficile. Il est donc préférable de recourir à la rasion , ou mieux encore , selon nous , de se borner à la simple contusion.
Le riz j suivant les auteurs du Codex Parisiens is, doit être soumis à la balnéation, pendant quelques instans, pour l’empêcher de rebondir sous le pilon ; mais il suffit, sans avoir recours à cette opération préalable, de le dépoudrer au moyen du van , de le faire sécher à l’étuve, enfin de le piler à mortier couvert. En grand , la farine de cette semence est préparée à l’aide du moulin , ce qui est préférable, sous tous les rapports , à la pulvérisation au mortier.
g. Poudres de cryptogames.
L agaric blanc lorsqu'il est friable à un degré suffisant, peut être pulvérisé parle frottement sur un tamis de crin, en ayant soin de repasser la poudre au tamis de soie. Dans le cas contraire , c’est-à-dire lorsqu’il est d’un tissu trop résistant pour céder à ce mode de division , on le coupe en tranches minces , on le pile à mortier couvert, et l’on passe au tamis de soie. M. Bataille a proposé un procédé qui nous semble préférable , en ce qu’il donne un produit d’une bien plus grande ténuité. Il consiste à écraser, dans un mortier de fer bien propre, une quantité quelconque d’agaric choisi , et à ajouter peu à peu en pilant toujours, de petites quantités d’eau pure, jusqu’à ce que le tout soit parfaitement divisé et ne laisse plus voir defiîamens : on étend la pâle sur un tamis , et on la fait sécher à une douce chaleur ; après quoi, on la triture dans un mortier de fer couvert , et on la passe au tamis de soie. Selon M. Boullay, ta pou cire ainsi obtenue manque de cette amertume très prononcée qui caractérise le bon agaric, particularité que l’on doit attribuer à ce qu’en pulvérisant ce champignon par le frottement, on a pour résidu une
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grande quantité de matière fibreuse peu sapide , dont ta plus grande partie se trouve introduite dans la poudre faite parle dernier mode opératoire. Si cette observation était fondée, le procédé de M. Bataille ne pourrait être employé avec avantage qu’en l’appliquant à la poudre déjà obtenue par l’un des deux autres moyens , et non à 1 agaric entier : mais le fréquent usage que nous en faisons dans notre pratique , comme moyen de réprimer les sueurs des phthisiques , nous a prouvé que la poudre ainsi préparée avait une action supérieure à celle de 5 agaric pulvérisé d’une autre manière.
On conseille de priver le lichen d’Islande de la plus grande partie de son principe amer, au moyen d’une macération de vingt-quatre heures dans de l’eau commune qu on change à plusieurs reprises , de l’exprimer ensuite, et de le faire sécher complètement à l’étuve; après quoi on le pile fortement par contusion , dans un mortier de fer, et on passe la poudre au travers d’un tamis de soie. Quelques pharmacologues ont même pro- * posé de le faire macérer dans une eau alcaline, pour arilf er plus sûrement à la disparution de l’amertume. Mais, comme il ne parait point indifférent de l’employer avec ou sans ses principes amer et astringent , auxquels on ne peut nier une action réelle dans certains cas, il convient de se borner à la dessication à l’étuve avant la pulvérisation. *
La mousse de Corse , imprégnée des sels de l’eau ‘de mer , est toujours humide et en outre mélangée d’une grande quantité de sable et de coquillages dont il faut la debarrasser avec soin. Pour cela, on l’étend sur une table, on a at avv c le plat d une spatule, puis on la sépare à la main des parties terreuses qui tombent à la partie inferieure ; on termine l’émondation en la pilant à plusieurs reprises dans un mortier avec un pilon de bois, c en la criblant chaque fois. On la fait ensuite sécher complètement a I étuve ; enfin, on la pulvérise dans uu
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mortier de fer et on fait passer la poudre au travers d’un tamis de soie serré.
h . Poudres de produits végétaux.
Valoès doit être choisi delà plus belle qualité et aussi transparent que possible : après l’avoir pilé grossièrement dans un mortier de fer , on le soumet pendant quelque temps à la chaleur de l’étuve , puis on en achève la pulvérisation ? et on le passe au travers d’un tamis à tissu de soie serré. Cette poudre doit, du reste, être préparée en petite quantité , parce qu’elle s’agglomère bientôt et se réunit en une seule masse.
On pulvérise de la même manière Y extrait sec de réglisse , le cachou et le kino „ en observant toutefois que ces deux derniers produits sont assez secs naturellement pour n’avoir pas besoin d’être mis préalablement à l’étuve.
U amidon ; fourni par le commerce sous la forme de prismes irréguliers assez solides , doit être écrasé sur une table propre à l’aide d’un rouleau de bois, puis passé au tamis de soie.
Le sucre est pulvérisé par la trituration dans un mortier de marbre , et la poudre passée au tamis de soie.
Le camphre se pulvérise avec la plus grande facilité en humectant seulement la tête du pilon avec de l’alcool ou de l’éther , ou encore en laissant tomber quelques gouttes de l’un de ces liquides dans le mortier : cette simple addition suffit pour rendre la trituration de cette substance aussi facile qu’elle aurait été difficile auparavant.
La gomme adragante doit être d’abord concassée, puis séchée à l’étuve ; enfin on la pulvérise sans qu’il soit besoin de faire chauffer le mortier , comme on le conseillait autrefois. Il est convenable de séparer les premières portions de poudre obtenues , parce qu elles sont
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toujours colorées , et que celles qui leur succèdent deviennent de plus en plus blanches a
La gomme arabique , d'après M. Jérome! , acquiert un goût d échauffé, parla dessication et par une forte perçus» sion, sur-tout lorsqu’on la pile dans un mortier de métal, 11 est donc nécesaire de ne la point exposer à l'étuve pour la réduire en poudre ; il suffît de la pulvériser par un temps sec , et en ménageant l'action du pilon. Il n'est pas besoin non plus de pousser jusqu'à la fin la pulvérisation de la totalité de la gomme sur laquelle on opère, les dernières portions pouvant être utilisées pour la préparation des solutés aqueux de cette substance.
La gomme résine ammoniaque-, ouammoniacum , choisie en larmes de belle qualité , que l'on gratte, s’il est nécessaire, pour enlever les impuretés qui peuvent adhérer à la surface , doit être pilée grossièrement dans un mortier, et étendue sur des feuilles de papier qu’on porte dans une étuve chauffée modérément. Là, elle se ramollit ordinairement, et se réunit en une masse qu'il faut triturer de nouveau et remettre à l'étuve une seconde fois ; on réitère ces opérations jusqu’à ce que la substance,' devenue bien sèche et bien friable, ne s’agglomère plus! Alors on la triture une dernière fois , et on passe la poudre au tamis de soie.
On prépare par le même procédé, et toujours en très * Petite quantité , les poudres d ’assa foetida, à’ euphorbe, de gaïbanum, de gutte, de myrrhe, d’olibanjd’opopanaæ et de scammonée , en prenant des précautions convenables pour se garantir de 1 action de celles d'euphorbe, de gutte et de scammonée , qui sont dangereuses.
La résine de gayac ou gayacine , mondée des impuretés qu’elle peut contenir, est triturée dans un mortier de fer et passée au tamis de soie.
On pulvérise de même les résines sèches, emplovées en médecine, et tesuccin.
PHARMAOOTECHNÏK.
2° Modifiées par la chaleur.
Nous ne pouvons guères mentionner ici, parmi les poudres dont les propriétés ont été changées par Faction de la chaleur, que celle de rhubarbe torréfiée. Sa préparation consiste à la chauffer à feu nu , dans un vase de terre à vernis non métallique, dans une capsule de porcelaine, ou encore, et de préférence, dans une bassine d’argent, et en l’agitant constamment avec une spatule, jusqu’à ce qu elle ait acquis une teinte brune ferrugineuse. Dans cette opération, le principe purgatif de la rhubarbe est détruit, dit-on, et la poudre ne retient que l’agent de la médication tonique.