PULPE DE ROSES ROUGES
Prenez les pétales des roses rouges non épanouies, détachez-en l’onglet, pilez-les dans un mortier de marbre avec un pilon de bois , et après les avoir réduits en pâte très fine, passez -les à travers un tamis de crin bien serré.
On prépare de la même manière les pulpes de feuilles de cresson > de cochléaria , de ciguë , etc.
c. Préparées par assaiion.
PULPE de lis.
Placez le bulbe de lis entre deux capsules, et exposez-le à la chaleur d’un foyer ou d’un fourneau. Après sa coction , épistez-le dans un mortier de marbre , et passez la pulpe au tamis de crin.
Préparez de la même manière la pulpe de scille.
MM. Henry et Guibourt ont proposé de remplacer Passation dans la préparation de ces pulpes , par la coction dans un vase couvert, et à la vapeur. Ce vase se compose : 1° d’une cucurbite dans laquelle on met l’eau à bouillir; 2° d’un seau de cuivre étamé ou d’étain, qui s’emboîte exactement dans la première pièce, et dont le fond, percé de trous à la manière d’un crible, donne passage à la vapeur, et lui permet de traverser de toutes parts la substance que l’on veut cuire; 3° enfin d’un couvercle muni d’une ouverture pour le dégagement de la vapeur.
Cet appareil est, sans contredit, d’un avantage réel dans la préparation des pulpes qui exigent une cocüon. Mais il est des substances végétales , et la scille en parti-
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culier que nous ayons citée plus haut * qui perdent la maj eure partie de leurs propriétés lorsqu'elles sont soumises à Faction de la chaleur. Il faut donc* lorsque Fou veut réduire en pulpe une substance contenant des principes volatils ou facilement altérables , recourir de préférence à Femploi de la rasion ou de l’épistation.
2° Pulpes avec interme de .
a. Préparées avec le vin.
PULPE DE CYNORRIIODONS.
Prenez les fruits du rosier sauvage, un peu avant leur parfaite maturité; séparez-en les lobes persistans du calice et le pédoncule, y compris le petit renflement qui est à son sommet ; ouvrez-les en deux , dans le sens de la longueur , et rejetez avec soin les semences et les poils raides qui les accompagnent ; mettez le reste dans un vase de faïence , et versez dessus un peu de vin blanc généreux ; mêlez au moyen d’une spatule non métallique, et laissez reposer à la cave pendant deux ou trois jours , ou mieux jusqu’à ramollissement. Alors, pilez dans un mortier de marbre , et passez à travers un tamis de soie serré.
b. Préparées avec Feau.
a. Par humectation.