‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 91 sur 525 · III. Fécules · texte numérisé non relu

III. Fécules

La fécule, considérée autrefois comme un principe^ immédiat des végétaux, est regardée aujourd’hui comme un organe particulier formé d’une enveloppe membianeuse insoluble et d’une partie intérieure soluble. La fécule existe sur-tout dans les semences de la fannile des graminées et dans les racines tubéreuses. On l’en retire en déchirant les cellules qui la renferment.

La fécule pure jouit de propriétés toujours identiques, quelle que soit la plante qui l’a formée. Cependant, comme elle entraîne parfois des principes étrangers qui lun communiquent leurs propriétés particulières , on en i distingue de deux sortes : les fécules alimentaires et les fécules médicinales. {

{ o . Fécules alimentaires .

Ces fécules sont assez nombreuses; mais toutes nous sont fournies par le commerce : ce sont l’amidon des céréales et celui de la pomme de terre, l’arrow-root, le tapioca, le sagou , le salep, etc. Nous citerons, comme exemple du procédé d’extîaction , la préparation de la fécule de pomme de terre.

Les pommes de terre, débarrassées, par le lavage, delà terre qui peut adhérer à leur surface, sont réduites en pulpe à l’aide de râpes, et, quand on agit en grand, au moyen de moulins à râper. La pulpe est délayée avec de l’eau et jetée sur un tamis de crin serré. Le liquide, en traversant le tissu, entraîne la fécule qui se dépose ; on

PHYTOBASIE. — FÉCULES. 22

lave cette dernière à plusieurs reprises , on la passe au travers d un tamis de soie pour la débarrasser entièrement des portions fibreuses très divisées qui peuvent être méangées avec elle. On laisse en repos , puis on sépare le bquide par décantation. On fait alors égoutter la fécule dans des baquets profonds et légèrement coniques, percés de trous comme une passoire, et garnis intérieurement de toile. Au bout de vingt-quatre heures, on renverse e aquet , et l’amidon , dont le linge a empêché l’adhésion au bois , se détache facilement en tirant la toile par un des angles. On achève la dessication en émiettant ■a masse sur des tablettes placées dans une étuve chauffée graduellement avec beaucoup de ménagement, afin éviter que la fecule, qui contient encore de l’eau interposee, ne se transforme en empois.

âo. Fécules médicinal

es .

tes fécules médicinales ne pouvant rien présenter de positif et de constant sous le rapport des proportions de principes actifs qu’elles contiennent, on en préparera rement aujourd’hui dans les officines. Néanmohis comme elles sont toujours mentionnées parles auteurs et nue quelques praticiens les prescrivent encore nous Ldi querons leur mode de préparation , en prenant “ d’arum pour exemple. P "ant celle

Les racines récentes d’arum sont réduites en pulne puis exprimées dans un sac de toile. Le suc o £n’

SnSSdécaaUnteamet l'’oaifSe,déPr 13

enfin on UréMten^ ^^de on retient de la fécule que l’on peut extraire au moyen

cornue86 ,C SUC déca!Ué’ et en °P6raot de nouveau „ „ ’ e nous yen°ns de le dire. Mais il importe nue l’on

" Su vc poillt (l eau Pour délayer la pulpe ou le marc ,

is.

228 EHAHMACOTECHNIË.

car ce liquide ferait perdre au produit la majeure partie de ses propriétés, en dissolvant les principes auxquels on doit les rapporter.

On prépare parle même procédé les fécules de bryone , d’irn, etc.

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