‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 113 sur 313 · Particulières négatives · texte numérisé non relu

Particulières négatives

Exemple : Quelque vicieux n'est pas riche. Ce que l'on résume par ces deux vers :

Asseiit A, negat E, verum generditer ambo. Asserit I, neijat 0, sed particulariter ambo.

326. antres classes de propositions. — Outre cette piemière division des propositions, qui est fondamentale en logique et sur laquelle repose toute la théorie du syllogisme, on peut encore diviser les propositions de la manière suivante :

1. Propositions simples et propositions composées. Les premières sont celles qui n'ont qu'un sujet et qu'un attribut : Tous les hommes sont mortels. — Les secondes sont celles qui ont plusieurs sujets ou plusieurs attributs : Les biens et les maux, la vie et la mort viennent de Dieu. — Le sage (disaient \ts stoïciens) est libre, riche, roi, souverainement heureux. Ces propositions composées sont en réalité plusieurs propositions distinctes réunies par un seul verbe.

II. Propositions incomplexes et proposions complexes. — Le% propositions complexes se distinguent des composées. Elles n'ont en effet, comme les propositions simples, qu'un seul sujet et un seul attribut; mais ce sujet ou cet attribut est complexe^ c'est-à-dire ajoute au sujet des idées complémentaires qui Vex-cliquent ou le déterminent. Ces idées peuvent elles-mêmes

donner lieu à des propositions subordonnées, que l'on appelle imidentes et qui se lient au sujet par le pronom relatif qui.

Exemple : Alexandre, le plus généreux des conquérants, à vaincu Darius, ce que je puis exprimer ainsi ; Alexandre, qui était le pias généreux, etc.

Une proposition peut être complexe : 1° dans son sujet (voy. l'exemple précédent) ; 2° dans son attribut : Brutus a été le meurtrier de César, qui avait voulu renverser la liberté romaine; S° dans le sujet et l'attribut à la fois.

Exemple : Ille ego qui quondam...

Arma virumque cano, Trojae qui primus ab oris....

327 Des propositions modales. — Parmi les propositions complexes, il en est où la complexion ne tombe ni sur le sujet, ni sur l'attribut, mais sur le verbe, c'est-à-dire sur le mode d'affirmation. A ce point de vue, les propositions se classent en : problématiques, assertoriques et apodicliques.

Les propositions problématiques sont celles qui affirment simplement la possibilité d'une chose ;

Les assertoriques affirment la réalité, mais une réalité qui peut être autrement qu'elle n'est,

Les apodictiques (ou démonstratives) affirment la nécessité ou ^impossibilité *.

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