‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 120 sur 313 · AFFIRMATIFS ( NÉGATIFS 7 E A · texte numérisé non relu

AFFIRMATIFS ( NÉGATIFS 7 E A

Néanmoins il ne faudrait pas croire qu'il n'y ait que dix modes concluants ; il y en a un plus grand nombre si l'on combine les modes avec les figures, car le même mode peut conclure dans plusieurs figures.

347. Figures do syllogisme. — On appelle figures du syllogisme, les diverses dispositions du moyen terme dans les deux prémisses, suivant qu'il est attribut ou sujet. De là quatre figures;

i" figure : Le moyen est sujet dans la majeure, attribut dam ia mineure.

2* figjre : Attribut dans la majeure et dans la mineure.

3' figure : Sujet dans la majeure et dans la mineure.

Telles sont les trois seules figures reconnues par Aristote.

*20 LOGIQDE.

Depuis, les logiciens en ont ajouté une quatrième qui est, dit-on, de l'invention de Galien. Cette quatrième figure, qui est assez peu naturelle, ne serait, suivant la plupart des logiciens, qu'un renversement des modes de la première figure, au moyen de la conversion. La voici :

-4* figure : Attribut dans la majeure et sujet dans la mineure.

Chacune de ces figures a ses règles propres, d'après lesquelles elle admet ou exclut un certain nombre de modes, ce qui donne en tout 19 modes concluants :

348. Première figure. — Deux règles : 1° La mineure doit être toujours affirmative; 2° La majeure doit être universelle *.

Cette figure, en conséquence, n'admet que quatre modes : deux affirmalifs A A A — Ali et deux négatifs E A E — E I 0.

Pour faire retenir plus facilement ces quatre modes, on a composé avec ces trois lettres des mots artificiels, dont chacun représente un mode concluant :

bArbArA cElArEnt dArII fErIO .

349. Seconde fignre. — Deux règles : 1° L'une des deux prémisses doit être négative, et, par conséquent, la conclusion doit l'être aussi; 2° la majeure doit être universelle. De là quatre modes concluants :

cEsArE cAmEstrEs fEstInO bArOcO.

350. Troisième figare. — Deux règles : 1° La mineure doit être affirmative ; 2Ma conclusion est toujours particulière. Six modes concluants :

dArAptI fElAptOn dIsAmIs dAtIsI bOcArdO fErIsOn.

1. Pour la déinonstiation des règles parti- / Ce. Aucun Dieu n'est un homme;

culières de chaque figure, voy. la Logique de 1 Sa. Tous les rois sonl des honiuias;

P.-Royal {\\^. 111, ch. iv, V, VI, vu et viii). / Re. Aucun roi n'est Dieu.

Bar. ious les hommes sont fail- l Ca. Tous les rois sont des homme»;

libles ; ■ Mes. Aucun Dieu n'est homme ;

Ba. Tous les rois sont des hommes; 1 Très. Aucun Dieu n'est roi.

Ra. Donc tous les rois sont fail- a, 1 Fes. Aucun Dieu n'est homme;

libles. J Tl. Quelques êtres sont dus liommcs;

Ce. Aucun homme n'est Dieu; ■. \ No. Quelques êtres ne sont pas

l" ] La. Tous les rois sont des hommes; 1 dieux.

<,Rënt. Donc aucun roi n'est Dieu. i Ba. Tous les (faux) dieux sont des

fia, \ Da. Tous les hommes sont faillibles; f hommes;

R(. Quelques êtres sont des hommes; f Ro. Quelques êtres ne sont pas des

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