‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 122 sur 313 · Syllogismes hypothétiques et disjonctiTs. — Les · texte numérisé non relu

Syllogismes hypothétiques et disjonctiTs. — Les

syllogismes dont nous avons parlé jusqu'ici sont appelés catégoriques, parce qu'ils sa composent de trois propositions catégoriques. Ce sont les syllogismes types, où la majeure, la mineure et la conclusion sont toutes trois nettement distinguées. Mais il y a d'autres forn>es de syllogismes, dont la majeure contient déjà la conclusion. La. Logique de Port-Royal les appelle des syllogismes eonjonctifs. Il y en a de deux sortes : les hypothétiques et les disjonctifs^ .

1° Les syllogismes hypothétiques ou conditionnels sont ceux où la majeure est une proposition conditionnelle qui contient toute la conclusion, par exemple :

S'il y a un Dieu, il faut l'aimer; H y a un Dieu ; Donc il faut l'aimer.

La majeure se divise en deux parties, dont la première s'appelle Vantecédent (s'il y a un Dieu), et la seconde le conséquent (il faut l'aimer).

De là deux règles :

A. En posant l'antécédent, on pose le couséqiient, comme dans l'exemple précédent.

B. Eti ùtant le conséquent, on ôte Vantecédent.

Si quisquam périt [sanctomm) fallitur Deus; sed nemo eorum périt, auia non fallitur Deus. (Saint Augustin.)

2" Syllogismes disjanctifs : on appelle ainsi ceux dont la première proposition est une proposition disjonctive.

1. P -Royal en adnvet une troisième classe, tHéCiques et aux disjonclifs. Le même auteur

les Coj)ulntifs ; mais M. Em. Charles fait re- critique avec raison l'expression de conjonctif$,

■wrquer avec caisort (p. 296, note 1 et 2) que car il est étiange que les dis} onctif s soinni ua»

ces syllogismes peuvent se ramener aux hypo- espace dont les eonjonctifs seraient le genre.

Ceux qui ont tué César sont ou parricides ou défenseurs de la liberté.

Or ils ne sont pas parricides;

Donc ils sont défenseurs de la liberté.

La seule règle de ces sortes de syllogismes, c'est que la divû iionsoil exacte et complète, et que la première proposition énumère tous les cas possibles. S'il on est ainsi, le raisonnement peut se faire de deux manières : 1° en ôtanl une partie, on garde l'autre ; 2° en prenant une partie, on exclut l'autre.

Les fausses disjonctions sont celles où on a omis un terme, c'est-à-dire où il y a un milieu possible entre les alternatives proposées.

358. Autres classes d'arguments. — Le raisonnement peut revêtir dans son expression des formes très diverses, mais qui toutes peuvent se ramener au syllogisme.

i° VEnthymème est un raisonnement composé de deux propositions; c'est un syllogisme dont une prémisse est sous-entendue *.

2' VEpichérème est un syllogisme dont les prémisses sont accompagnées de leurs preuves ^

3° Le Prosyllogisme est un argument composé de deux syllogismes, de telle sorte que la conclusion du premier devient la majeure du second.

On peut concevoir de la même manière un polysyllogisme, composé de plusieurs syllogismes tels que la conclusion de chacun d'eux devient la mineure du suivant.

4°Le Sorite est un polysyllogisme ; c'est un argument composé d'un nombre indéterminé de propositions liées entre elles. Je telle sorte que l'attribut de la première devient le sujet de la seconde, l'attribut de la seconde le sujet de la troisième, et ainsi de suite jusqu'à la conclusion, qui unit le sujet de la première à l'attribut de la dernière \

5° Le Dilemme est un argument composé, qui a pour majeure

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