XIV. LE BEAU El l'art
Les théories esthétiques se rattachent à la théorie de l'imagination. C'est pourquoi elles sont introduites ici, en psycho-
logie, comme annexe à la théorie des facultés intellectuelles.
On appelle Esthétique^ la science du beau. Elle se divise en
deux problèmes. Le problème du beau et le problème de l'art.
828. Le beau. — Lois de Kant : 1° Le beau est essentiellement désintéressé. 2° Le beau est ce qui plaît d'une manière universelle. Il y a donc un bon et un mauvais goût. 3° Le beau ne se réduit pas à une notion logique. 11 est sans concept, dit Kant. Par exemple, pour qu'une fleur vous plaise, il n'est pas nécessaire d'en avoir la définition. Il est ime finalité sans (tUy dit encore Kant; c'est-à-dire qu'il implique une harmonie intérieure sans aucun but extérieur. Le beau se d ^.ingue par là de la convenance, c'est-à-dire de l'accommodation à un but.
Le beau sera donc ce qui satisfera au jeu libre de l'imagina» don sans être en désaccord avec les lois de l'entendement (61 4).
829. Le sublime. — Le sublime se distingue du beau en ce que le beau a toujours une certaine forme et de certaines proportions, tandis que le sublime est illimité. Le plaisir du beau est sans mélange; le plaisir du sublime est mêlé de quelque douleur (916).
830. L'art. — L'art, considéré en général, est la faculté de produire le beau.