IXI. ERREURS ET SOPHISMES
893. Nature de l'erreur. — L'erreur est un jugement faux, c'est-à-dire un jni;ement par lequel nous affirmons ce qui n'estpas.
L'erreur ne peut êt.e dans nos facultés immédiates de perception : car si ces facultés nous présentaient les choses autrement qu elles ne sont, nous n'aurions aucun moyen de les contrôler. L'erreur n'est donc pas dans l'intelligence intuitive, mais seulement dans l'intelligence discursive, c'est-à-dire dans les inductions ou déductions que nous tirons par le fait de notre activité personnelle, des données de la perception interne ou externe sous le contrôle des principes de la raison (445).
918 iPPEÎJDlCE.
894. En conséquence, les erreurs que Ton appelle erreurs des sens, erreurs de la conscience, de la mémoire, de l'imagination, de l'abstraction et de la généralisalion ne sont que des erreurs du raisonnement, c'est-à-dire des méprises dans l'interprétation des données de ces diverses facultés {M6).
895. Sophismcs. — Les erreurs de raisonnement sont ce qu'on appelle des sophismes. Tous ces sophismes peuvent se ranger sous deux classes : l** sophismes d'induction; 2° sophismes de déduction.
896. Sophismes de déduction. — Il y en a quatre principaux : 1° l'ignorance de la question {ignoratio elenchi) ; 2° la péiitio7i de principe; S° le cercle vicieux; -4° Vambiguïlé des termes (Pour le détail, voir le texte 4-50).