‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 307 sur 313 · I. Preuves physiques; i° Preuve a contingentiâ mundi · texte numérisé non relu

I. Preuves physiques; i° Preuve a contingentiâ mundi

(Ckirkb); — 2° preuve de la raison suffisante (Leibniz); — 3" [ireuve du premier moleur (Aristote); — 4° preuve des causes finales (Socrale, Gicéron, Fénelon); 5° preuve tirée de rinieiligence huiuaiue, qui ne peut avoir sa source dan le noninlellioenl(Bossuet) (71-2).

11. Preuves jiiétaphysiques : 1° Preuve tirée des degrés d'excellence, supposaul l'excellence absolue, via eminenliœ (Saint Th.unas); "2" preuve ontologi ;ue ou à priori, via aac.ilalis (Sainte Anselme); 3° preuve tirée de la raison et des vérités éternelles (Platon, Fénelon, Bossuet) (7 1:3).

Preuves morales el eslheliques : 1° Consentement niversel (Gicéron); — 2" preuve tirée du sentiment de l'infmi (Hemsteiiiuys el Jacobi) (7 14-).

Pour le détail de ces preuves, voir le texte (711-714').

4007. Attribut!» de Dieu. — Deux sortes d'attributs : 1° métaphysiques, qui constituent la substance, et par lesquels on exclut de Dieu toutes les conditions de l'existence finie (unité, simplicité, immutabilité, éternité, immensité); 2° attributs moraux, qui constituent k personne, et par lesquels on attribue à Dieu sou:: la raison d'infini, toutes les perfections qui peuvent exister dans le fini (sagesse, bonté, justice, liberté).

Les deux méthodes par lesquelles on s'élève aux atlributs sont donc : 1° la méthode négative, qui consiste à supprimer les limites des créatures; 2" la méthode analogique qui transporte à Dieu, sous forme éminente, ce qu'il y a de parfait dans les créatures.

1008. Personnalité divine. — On appelle personnalité divine Vensemhle des attributs moraux de la divinité, et, notamment la conscience et la liberté. Ces attributs se prouvent par cette considération que les attributs les plus élevés qui sont dans la nature humaine doivent être ceux qui expriment le mieux la perfection divine (719).

1009. Le panthéisme. — On appelle panthéisme la doctrine qui «^wUtient que Dieu est la substance unique, et que tous les êtres matériels et spirituels qui sont dans la nature ^8 sont que les modifications de la substance divine.

Cette dourine vient surtout échouer devant le fait de la conscience indiviàuelle. En effet, comment une substance unique donnerait-elle naiSsauco à des consciences séparées et fermées les unes aux autres? « Celte doctrine est insoutenable, dit Leibniz, chacun de nous étant son moi ou son individu. » (718).

1010. Providence. — L'intelligence et la liberté accompa-

gnées de conscience constituent la personnalité divine et sont les attributs essentiels de l'esprit considéré en lui-niijine. Considérés par rapport aux créatures, ces attributs prennent le nom de sagesse, justice et honte, et c'est ce qu'un appelle Providence. La Providence est le gouvernement de Dieu dans le monde, c'ebt l'acte par lequel Dieu crée, conserve et gouverne l'univers.

1011. Le problème du mal. — Comment concilier avec la justice et la bonté divine l'existence du mal et particulièrement ' de la douleur et du péché?

Réponse, Le mal n'est qu'une limite, un moindre être. En effet, il y a trois espèces de mal : le mal tnétaphysique, le mal physique el le mal moral. — Le mal métapliysi'jue n'est que l'iiupericction de la créature, qui ne peut être que limitée dans l'espace, dans le temps, dans ses facultés. — Le mal physique est la douleur : or la douleur est une conséquence de Timperfection dans un être sensible. — Le mal moral est le péclié; et le péché est la conséquence de l'imperfection dans un être libre (iU).

1012. Pessimisme et optimisme. — Lepessimûmeditque tout est mal. Voptimisme dit que tout est bien. Vindifférentisme dit que le bien et le mal se compensent.

1° Il n'est pas vrai que tout est mal; car le mal étant un principe de désordre et de destruction, le monde serait depuis longtemps retourné au chaos; — 2° il n'est pas vrai que tout est bien; car l'expérience prouve le contraire; — 3°il n'est pas vrai que le bien et le mal s'équilibieni, car le monde serait resté immobile; or le développement de l'univers, ainsi que le progrès de l'humanité prouve que le principe du bien l'emporte sur le principe du mal. Mais comme ce principe est absolu, il ne peut être bon sans l'être absolument; le mal n'est donc que le résultat de l'imperlection de la créature (725).

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