‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 46 sur 313 · Conscience et mémoire. — Nous avons déjà · texte numérisé non relu

Conscience et mémoire. — Nous avons déjà

1 . Voy. Locke, Essai sur l'tntendement de cette opinion Reid, Essai III, ch. Vb xumain, Iït. II, ch. xxvii, et, pour (a réfutation

attribué à la conscience la notion de la continuité et de la permanence du moi : y aurait-il donc contradiction ou confusion d'emploi dans les deux facultés? Non; mais c'est qu'il est impossible de parler de la conscience sans y mêler implicitement la mémoire; car, théoriquement parlant, la conscience n'a lieu que dans le moment présent; mais ce moment est imperceptible, insaisissable; et pour avoir conscience de soi, il faut au moins pouvoir se comparer dans deux moments diiïérents. Au fond, la mémoire ne se distingue pas de la conscience; elle est la conscience continuée.

138. Lois de la mémoire. —Nous appelons lois de la mémoire les principes qui présidente la reproduction des souvenirs. On peut les ramener à quatre principaux : 1° la vivacité de l'impression première; 2° l'attention ; 3" la répétition; 4° l'association des idées.

1° Tout le monde sait qu'une impression très vive, n'eût-elle eu lieu qu'une fois, a beaucoup plus de chances de rester fixée dans l'esprit et de se reproduire, qu'une sensation faible et banale répétée mille fois. Un enfant, même dans un très bas âge, qui aura assisté à un incendie, à une scène de meurtre, ne l'oubliera de sa vie. Tout le monde a des souvenirs semblables qui tiennent à ce que l'impression première a été accompagnée d'un vif intérêt : par exemple, on se souvient de la première fois qu'on a été au spectacle, de sa première arrivée au collège, etc.

2° L'attention est encore, on le sait, une cause très active pour la piémoire. Un peintre qui regarde attentivement son modèle peut le reproduire de mémoire. Un acteur doué d'une mémoire heureuse pourra reproduire des vers entendus une seule lois, pourvu qu'il les ait entendus avec attention. Les écoliers savent parfaitement que l'attention est une condition nécessaire pour retenir ce que le professeur a dit et pour apprendre par cœur.

3° Mais l'attention ne suffit pas toujours. 11 faut y joindre la répétition. Les sensations non répétées disparaissent les unes après les autres :

Tout le monde sait, dit M. Taine', que l'on oublie beaucoup de mots d'une lanijue lorsqu'on cesse plusieurs années de la lire ou de la parler. Il en est de ïiième d'un air qu'on ne chante plus, d'une pièce de vers qu'on ne récite plus, d'un pays qu'on a quitté depuis longtemps... Tous les jours, nous perdons quelques-uns de nos souvenirs, les trois quarts de ceux de la veille, puis d'autres

i Taine, de l'Intelligenci, pa'i. I, liv. II, ch. II.

142 PSYCHQLOGIE.

parmi les survivants de la semaine précédente, puis d'autres parmi les survivants de l'autre mois, en sorte que bientôt un mois, une année, ne se retrouvent plus représentés dans notre mémoire que par quelques images saillantes destinées ellesmêmes à disparaître.

Réciproquement, la répétition est un excitant de souvenirs. Tout le monde le sait assez sans qu'il soit nécessaire d'insister. L'écolier qui apprend par cœur, le pianiste qui fait des exercices, l'acteur qui repasse son rôle, sont des preuves vivantes et connues de la même vérité.

Cependant il peut arriver, dit Taine; que la multiplicité même des images et leur répétition banale soit pour elle une cause d'effacement.

On homme qui, ayant parcouru une allée de peuplier», veut se i eprésenter an peuplier, ou qui, ayant regardé une grande basse-cour, veut se représenter une poule, éprouve un grand embarras. Les dlflféreiits souvenirs se recouvrent. Les différences qui distinguaient les deux cents peupliers ou les cent cinquante poules s'effacent l'une l'autre : il garde une image bien plus exacte et plus intacte, s'il a vu un seai peuplier debout dans une prairie ou une seule poule juchée sur un hangar.

Le fait est exact; mais il se ramène facilement aux lois précé-, dentés. D'une part, ce qui est rare nous saisit plus (1" loi) et de l'autre provoque plus notre attention (2* loi) que ce qui est banal : or, quand il n'y a qu'un seul individu, c'est à lui que nous faisons attention; c'est lui comme individu qui fait impression sur nos sens; tandis que, quand il y en a un grand nombre, nous ne faisons attention à aucun en particulier.

A° Enfin la loi la plus importante de la mémoire est celle de l'association des idées. Mais comme nous l'avons déjà étudiée, nous n'avons qu'à renvoyer à ce qui a été dit plus haut (81). Remarquons seulement que cette loi s'exerce d'abord spontanément, puis, qu'après l'avoir remarquée nous nous en servons volontairement pour provoquer le souvenir : c'est ce qui a lieu dans le phénomène de l'oublia

139. Oabli. — L'oubli, en effet, suppose la mémoire, et san souvenir il n'y aurait pas même d'oubli. Saint Augustin a analysé ce mélange de la mémoire et de l'oubli :

Que se passe-t-il, dit-il, lorsque la mémoire elle-même perd quelque chose, par exemple lorsque nous oublions et que nous faisons nos efforts pour nous ressouvenir? Où cherchons-nous cette chose perdue, si ce n'est dans la mémoire même ? Et s'il s'en présente une autre que celle que nous cherchons, nous la rejetons jusqu'à ce que paraisse la chose même que nous cherchons; et lorsqu'elle paraît, nous disons:

1. Voy., sur les lois de la mémoire, Ch. Bon- Herbert . Spencer, Principe* de psychoîogit, net, Essai sur les FaculUs de l'âme;— Taine, liv. II, ch. V. de l'Intelligence, 1. 1, liv. II, ch. il, 133; —

.• voilà. Ce que nous ne dirions pas si nous ne la reconnaissions Et comment pourrions-nous la reconnaître si nous ne nous en souvenions? Nous l'avions certainement oubliée ; mais elle n'avait pas péri tout entière, et nous nous servons de la partie qui nous en restait pour trouver l'autre partie.

140. Amnésie et hypcrninésie. — On nomme en physiologie amnésie^ lu perle de la mémoire, et quelquefois aussi hyperwnésie la surexcitation exceptionnelle de la mémoire sous l'inlîuence de certaines causes maladives.

Dans l'état normal, chacun dn nous a plus ou moins de mémoire, selon qu'il a reçu de la nature une dose plus ou moins grande de cette faculté, ou qu'il l'a plus ou moins cultivée. Le phénomène de l'oubli est un fait normal, qui a pour cause l'inattention, la légèreté, la distraction, la préoccupation. En général aussi, la mémoire s'adaiblit avec l'âge : et c'est encore là un fait que l'on peut appeler normal, puisqu'il est dans l'ordre des choses que les fonctions et les facultés s'usent en vieillissant.

Mais lorsque l'oubli, au lieu d'être accidentel et proportionné à l'atraiblissemenl progressif des forces physiques, vientà envahir tout ou partie de l'intelligence, ce qui arrive généralement sous l'influence des maladies du cerveau, ce fait constitue une sorte de trouble mental que l'on appelle amnésie et dont les médecins distinguent plusieurs espèces : i" La perte de mémoire rétroactive. Par exemple, lorsqu'un malade a oublié non seulement son accès, et tout ce qui s'est passé pendant cet accès, mais tout ce qui a précédé pendant un temps plus ou moins long, quelques heures, quelques jours, et même jusqu'à quelques années en arrière. 2° Le dédoublement de la mémoire. Tout le monde sait qu'on ne se souvient pas toujours de tous ses rêves : c'est, en particulier, un trait caractéristique du somnambulisme, d'oublier absolument tout ce que l'on a fait pendant l'accès. Mais ces souvenirs, qui disparaissent dans l'état normal ou de veille, peuvent reparaître dans un nouvel ac-cès; de telle sorte que le somnambule se souvient de ses états de somnambulisme sans se souvenir de ses états de veille, et réciproquement, ce qui lui constitue une mémoire double. Il peut même arriver que l'un et l'autre état se produise en dehors même du sommeil et constitue deux veilles distinctes, deux existence-^ distinctes. C'est ce qu'on appelle le dédoublement du moi, ou de la personnalité, fait dont nous avons déjà parlé (114). 3° La perte de mémoire partielle. Les uns perdent la mémoire des nombres ; les

t. Voy. Jules Falret, Dictionnaire encyciofédique des sciencei médiealet art. AMMinr

1'j4 psychologie.

aulres celle des figures, des événements anciens ou récents enfin celle des noms propres, même du leur K Mais c'est surtout dans Vam7iésie du langage ou aphasie que l'on rencontre les phénomènes les plus extraordinaires : les uns ont perdu tous les substantifs; les autres, les verbes et les pronoms. Quelques-uns ne retiennent d'un mot que la première lettre, et se servent d'un vocabulaire alphabétique pour retrouver le mot qu'ils ont perdu. Les uns peuvent encore écrire, et ne peuvent plus lire; les autres, réciproquement, etc.

Quant à Vhypermnésie, on en cite des exemples extraordinaires, que l'on trouvera dans les livres de médecine *.

141. DÎTerses espèces de ménaoire. — Unité de la mé> moire. — Quelque curieux que soient ces phénomènes d'amnésie partielle, ils ne sont cependant que l'exagération morbide d'un fait normal bien connu : c'est qu'il y a diverses espèces de mémoire, et que les hommes ne sont pas tous également bien organisés pour se rappeler les mêmes choses. Les uns ont une mémoire particulièie des noms propres. On cite à ce sujet l'exemple de Mithridate, qui connaissait les noms, dit-on, de tous ses soldats. Les autres ont la mémoire des mots. Le duc de Fezensac, ^^ui a laissé des Souvenirs intéressants, pouvait réc'iter un chant de Virgile à rebours. M. Villemain a laissé des souvenirs de mémoire prodigieuse, au dire de ceux qui l'ont connu particulièrement. Cette mémoire des mots n'est pas toujours jointe, comme dans les casprécédents, aune intelligence supérieure. Elle est même indépendante de l'intelligence : car on a vu des personnes réciter des morceaux dans des langues qu'elles ne connaissaient pas. Les très jeunes enfants apprennent par cœur très facilement des choses qu'ils ne comprennent pas du tout. Indépendamment de la mémoire des mots, nécessaire à l'acteur, à l'orateur, au grammairien, des noms propres, nécessaire au maître, à l'administrateur, il y a encore la mémoire des dates et des événements, nécessaire à l'historien, la mémoire des formes, au peintre et au dessinateur, la mémoire des lieux, nécessaire au topographe, au militaire, etc.

Cette diversité spécifique des mémoires a donné lieu de supposer au docteur Gall et à son école, dite phrénologique, que la

1. On cite une personne qui arrêtait les pas- 2. Hamilton cite un cas remarquable {Lee-

sants dans la rue pour leur demander : « Pou- turcs, 18). Il est rapporté par Mervoyer, Ait9

vez-vous me dire comment je m'appelle? Pou- dation des idéci, p, 333. vez-voui médire où je demeure? »

mémoire n'est pas, comme le pensent la plupart des philosophes, une faculté simple et primitive, mais plutôt un mode de nos facultés perceptives, lesquelles seules seraient des facultés élémentaires et primordiales. Ainsi, par exemple, nous avons cinq sens, qui seraient, selon eux, cinq facultés distinctes et essentielles : et chaque sens aurait sa mémoire. De même, il y aurait une faculté des nombres, une faculté des lieux (orientation, topographie), une faculté de percevoir les événements (éventualité); et chacune de ces facultés aurait sa mémoire propre.

L'inconvénient de cette théorie est de multiplier outre mesure le nombre des facultés élémentaires-; car, si l'on admet autant de facultés primitives qu'il y a de mémoires spéciales, il faudra admettre une faculté des noms propres, une faculté des dates, et même une faculté des substantifs ou des adjectifs, puisque nous avons vu que ces sortes d'objets peuvent disparaître, indépendamment les uns des autres. II faudrait admettre autant de facultés qu'il ya de classes d'objets dans la nature. Toutes les espèces de mémoire, au contraire, ont un trait commun et essentiel, qui est d'être la reproduction du passé. N'est-ce pas une raison suffisante pour ne voir là qu'une seule opération de l'esprit?

On pourrait cependant donner un sens plausible à l'opinion des phrénologues. S'il est vrai, comme on l'a dit, que la conscience elle-même n'est pas une faculté spéciale, mais qu'elle est seulement le mode fondamental et la forme générale de tous les actes intellectuels; si on admet, dis-je, cette opinion d'Hamilton (108) on pourra en dire autant de la mémoire, qui est la continuation de la conscience : elle serait donc, au même titre que la conscience et parla même raison, un mode général de l'intelligence.

Reste à expliquer la diversité des mémoires, dans l'hypothèse de l'unité de mémoire. Cette diversité s'explique, selon nous, par le plus ou moins de plaisir que nous causent les objets de nos sensations, et par l'exercice et l'habitude. Par exemple, celui qui a le don de la couleur prend plaisir à voir des couleurs, et par conséquent est plus apte à les rappeler et à les reproduire ; en outre, il y fait plus d'attention, et une attention plus répétée : de là (138) une plus grande facilité à rétenir ces objets. Je ne nie point d'ailleurs une certaine aptitude originell!\ Par exemple, celui qui aura l'oreille juste ::era particulièrement apte à saisi et à retenir une série de sons musicaux ou une suite de vers. Quant aux pertes partielles de mémoire si étranges que l'on constate dans l'aphasie, elles ont sans doute leur explication physio*

UNET, Philosophi». 10

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legiqjuey mais^ elle; est îgniorée. Qn croit bien savoin qufily st wm portion spéciale' duicerreau' affectée à la faculté du langage ; mais pourquoi les substantifs disparais&entrils plutôtque les adjectifs? Pourquoi perdre 1^ faciiHé dre lire sans celle d'écrire, et réciproquement? li'est ce qm'on ne sait en aucune manière. M. Gratiolet suppose qu'on perÂk souvenir des mots dans l'ordre même où on les a acquis; maisi c'est une hypothèse saos preuve.

142. Mémaîre intellectaclle. — Nous avons dit que la mémoire est par elle-même une faculté intellectuelle, puisqu'elle ne peut avoir lieu que par la réflexion, et que se souvenir sans savoir qu'on se souvient, c'est à peine se souvenir. Mais on peut distinguer dans un sens plus particulier une mémoire intellectuelle, en entendant par là une mémoire des choses intelligibles et non sensibles ; et dans ce sens la mémoire se confond presque avec -^intelligence tout entière, du moins avec l'intelligence acquise, ■car elle est toute composée de souvenirs. Saint Augustin a décrit ladmirablement la mémoire intellectuelle dans les pages suivantes :

Ce ne sont pas là les seuls objets que puisse contenir l'immense capacité de la mémoire. J'y peux retrouver encore toutes les connaissances que j'ai acquises dans '^es sciences et que j'ai Oubliées : mais elles sont retirées dans un lieu plus secret, ou même elles ne sont en aucun lieu; et ce ne sont pas de simples images, mais les choses elles-mêmes que je porte en moi... La mémoire contient encore tous les rapports des nombres et des dimensions et leurs innombrables combinaisons, qur n'ont jamais pu faire impression sur les sens. Sans doute les mots <jui les expriment ne sont que des sons, mais ces mots ne sont pas les choses elles-mêmes : car ces mots sont autres en grec et latin, tandis que ces vérilés ne sont ni grecques ni latines. {Confessions, liv. X, ch. ix et xii.)

Saint Augustin conclut qu'il faut admettre pour vraie cette maxime de Platon : « Apprendre, c'est se ressouvenir. » En effet :

Apprendre les choses dont nous ne recevons pas les images par les sens, mais que nous contemplons intérieurement sans image, ce n'est pas autre chose que rassembler par la pensée et observer avec attention ce que la mémoire contenait déjà en chaos et en désordre. Et combien de choses de ce genre la mémoire ne contient-elle pas, déjà trouvées?.. Que si je laisse passer quelque temps avant do les rappeler, elles vont s'enloncer et se perdre dans des abîmes cachés, au point qu'il faut les découvrir de nouveau ! (76id., ch. xi.)

Mémoire du cœur. — Il y a aussi une mémoire du sentiment.

Les diverses émotions de mon cœur ont aussi leur place dans la mémoire, car je me souviens de m'être réjoui, sans être gai à l'heure qu'il est; et le souvenir d3

t. Troisième clrcouvolutiaii frontalt; de riiéuii'^tihÈre jjauclie;

ma tristesse passée morevient, quoique je ne sois plus triste; et je. me-, ressouviens d» mes passions passées sans ressentir présentement aucune passion. {Ibid., ch. xui.|

Non seulement nous pouvons nous souvenir de nos afTeaionî. passées, mais le sentiment lui-même, pour se conserver, a besoin du souvenir : « Le cœur le plus affectueux perdrait sa tendresse a'il ne s'en souvenait plus. «(Chateaubriand, il/ ém.rf'oiare-fom6c).

443. Qualités de la mémoire. — On ramène généralement à trois les qualités principales d'une bonne mémoire : \d. facilité, U' promptitude et la ténacité. La facilité consiste à apprendre vite; la promptitude à retrouver à propos; la ténacité à conserver longtemps.

144. Perfectionnement de la méonoirc. — Des lois qui président à l'exercice delamémoire (138), il est facile de déduire des règles qui doivent servir au développement de celte faculté.

C'est en frappant les sens et l'imagination, en provoquant l'attention, en employant la répétition et l'association des idées qu'on perfectionnera en soi-même ou chez, les autres lhi5;age de cette faculté.

Contentons-nous de dire qu'ily a' deux, sortes de mémoire : la mémoire matérielle ou automatique, et la. mémoire raisonnée ou philosophique. Il ne faut pas négliger la première, et il est permis de s'en servir ; mais le véritable objet doit être de former et de cultiver la seconde.

Tout le monde sait que la mémoire, par suite de la répétition constante, devient de plus m^\ns automatique, c'est-à-dire qu'elle se déroule spontanément et sans aucun effort d'attention. C'est une observation juste d'Herbert Spencer*, que la mémoire* lorsqu'elle est devenue absolument automatique, perd le nom de mémoire et s'appelle habitude. Ainsi la lecture, la marche, la danse

la gymnastique, l'escrime, l'exercice militaire, arts très compliqués qui ont demandé à l'origine de grands efforts de mémoire, ne sont plus bientôt que des faits d'habitude, non de mémoire; et cette tendance se remarque surtout dans la mémoire verbale, c'est-àdire, dans la mémoire des mots, qui est favorisée par toute espèce d'ordre mécanique, par exemple, Vordre alphabétique, le rythme, la consonance ou la rime. Les signes visuels ont' la même vertu : par exemple, les tableaux synoptiques, les aoco- -

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