‹ Traité élémentaire de philosopheChapitre 57 sur 313 · LE JUGEMENT ET LE RAISONNEMENT. CTS · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT ET LE RAISONNEMENT. CTS

concept d'un objet donné (soit individuel, soit général) à un concept plus général qui embrasse le premier.

A la vérité, il y a plusieurs cas où il semble que le juj^ement ne soit pas un acte de subsomption, ce sont : 1° les jugements négatifs, où le sujet est exclu de l'attribut au lieu d'y être compris; '2" les jugements identiques, où l'attribut est égal au sujet. Mais on peut ramener les jugements négatifs aux jugements arfuinalirs, en faisant une classe de l'exclusion même : Vanimal n'est pas la pierre signifie : l'animal est exclu de la classe des pierres; ce qui implique toujours la faculté de concevoir la négation d'une manière générale. Quant aux jugements d'identité, la subsomption s'y confond avec la coextension *.

165. Divîsiou des Isagements. — On divise généralement les jugements de la manière suivante :

1" Les jugements afftrmatifs et les jugements négatifs. Le jugement aflirmatif unit les deux idées, et le jugement négatif îes sépare.

2" Les jugements d'existence et les jugements d'attribution. Les premiers ne sont pas ceux, comme on le dit quelquefois, qui n'ont pas d'attribut, mais ceux dont l'attribut, toujours le même, est le terme d'existence, par exemple : Sexiste, l'âme existe, Dieu existe.

3" Jugements analytiques et jugements synthétiques. Les premiers sont ceux dans lesquels l'attribut est implicitement contenu dans le sujet, comme: les rayons des cercles sont égaux. Les seconds sont ceux où l'attribut s'ajoute à l'idée du sujet, comme : l'air est pesant. Kant appelle encore les premiers explicatifs et les seconds extensifs : les premiers ne font qu'éclairer notre connaissance; les seconds l'augmentent.

i" Jugements généraux et jugements particuliers. Les jugements généraux sont ceux qui affirment un attribut d'une classe d'êtres tout entière, comme : tous les hommes sont mortels. Les jugements particuliers sont ceux qui n'affirment un attribut que d'une portion de la classe, comme : quelques hommes sont justes : on ne le dit pas de tous. On distingue enfin une troisième espèce de jugements, ou jugements individuels; ceux-ci ne s'apphquent qu'à un seul individu déterminé.

1. Il y a encore un cas pins particulier : c'est core quelque fonction générale: car on m

lorsque l'allribut est iiidiTitliiel comme le sujet, pourrait prononcer de tels jugements sans h

camme lorsqu'on dit : Paul est Paul; — Paul notion abstraite d'idenlité et de diff^raoc* «'est pas Pieire. Même dans ce cas, il y a en-

5' Jugements nécessaires etjugementscywh'wgrewfs. Les premiers sont ceux qui expriment une vérité dont le contraire est impossible, et les seconds, ceux qui expriment une vérité dont le contraire peut ne pas être. Les jugements nécessaires sont en même temps universels, c'est-à-dire qu'ils sont vrais partout et toujours. Toates ces sortes de jugements nécessaires, universels, absolus, sont ce que l'on appelle vérités premières. Nous hiS étudierons plus loin. (Ch. vin.)

6" Jugements primitifs ou intuitifs et jugements dérivés. Cette division se ramène à la différence de l'entendement intuitif el de l'entendement discursif. (Voy. le § suivant.)

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