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CHAPITRE IV. RESPIRATION

ques : sa température et sou degré d’humidité ne sont plus les mêmes. Dans son passage au travers des fosses nasales, sur les cornets, et dans les anfractuosités des sinus, l’air au contact multiplié des surfaces muqueuses chaudes et humides se charge de vapeur d’eau et tend à se rapprocher de la température du corps.

Bien que l’homme puisse respirer par la bouche aussi bien que par les fosses nasales, il n’en est pas moins vrai que le nez est le véritable orifice des voies respiratoires. Certains animaux supérieurs, tels que le cheval, par exemple, ne peuvent même respirer que par les narines, en vertu de la disposition et des dimensions de l'épiglotte qui bouche en arrière l’isthme du gosier1.

Instinctivement, l’homme respire toujours par le nez : il n’a recours à la respiration par la bouche que quand la voie nasale est obstruée, ou pour éviter les odeurs désagréables.

Il importe pour ménager la muqueuse pulmonaire de ne faire pénétrer jusqu’à elle qu’un air suffisamment humide et échauffé, et par conséquent de respirer autant que possible par le nez toutes les fois qu’on se trouve dans une atmosphère sèche et froide. Pour la même raison, il importe après les opérations de trachéotomie (à la suite desquelles l’air appelé par l’aspiration pénètre directement dans la trachée artère), d’entourer le cou de l’opéré, à l’aide d’une cravate de mousseline lâchement fixée au travers du tissu de laquelle devra passer l’air inspiré, et destinée à entretenir autour de l’orifice respiratoire artificiel un milieu humide et chaud destiné à remplacer autant que possible les parties nasales de l’appareil de la respiration que l’air ne traverse plus. Cette précaution, en apparence secondaire, a peut-être sauvé plus d’enfants que l’opération elle-même.

ARTICLE II

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