CHAPITRE IV. RESPIRATION
môme observation. En substituant l’hydrogène à l’azote dans l’atmosphère de leur appareil, ils ont vu les chiens et les grenouilles respirer de la même manière que dans l’air atmosphérique normal l.
De la température île l’air expiré. — L’air que nous respirons est généralement à une température moindre que celle de notre corps 2. Il n’y a d’exception à cette règle que dans les pays très chauds. L’air qui entre dans les poumons, se trouvant en contact avec un organe plus chaud que lui, lui enlève de la chaleur et sort avec une température supérieure à celle qu’il avait à son entrée.
Le degré de température de l’air expiré varie naturellement avec la température de l’air inspiré. Lorsque celui-ci est très froid, le réchauffement de l’air n’est pas tout à fait le même que quand la température extérieure se rapproche de celle du corps humain. Cependant il ne faut pas croire que la différence soit grande. Si l’on inspire par le nez et si l’on expire par la bouche, pendant quelque temps , au travers d’un tube contenant dans son intérieur un thermomètre (Voy. fig. 87), on constate que ce thermomètre s’élève à peu près constamment entre -J- 33° et + 35°, pour une respiration modérée et pour une température extérieure comprise ente -f- 10° et. -f- 30°. Lorsque la température extérieure s’abaisse à zéro ou au-dessous, l’air expiré atteint encore, en moyenne, une température de + 30°.
MM. Brunner et Valentin respirent dans de l’air à — 6°: l’air sort des poumons à une température de -f- 30°. Les mêmes observateurs respirent dans un air échauffé à -f- 42° : l’influence du passage de l’air dans le poumon s’accuse naturellement dans un autre sens et l’air sort avec une température inférieure à la température d’entrée; il n’a plus que -f 38°.
M. Gréhant a mis en relief l’influence de la longueur du trajet parcouru par l’air dans son passage au travers de l’appareil pulmonaire. Quand la respiration se fait par la bouche dans un milieu à -f-22° par exemple,
Fig. 87.
A. Tube de verre parcouru
par l’air expiré (ouvert à ses deux extrémités).
B. Embout destiné à être
appliqué sur la bouche.