SANG ARTÉRIEL
SANG VEINEUX
Cheval à jeun depuis 24 heures
0gr,80
0sr,fiG
Cheval à jeun depuis 3 jours
Cette dernière analyse tend à prouver, en outre, de môme que les analyses de M. Bernard reproduites précédemment (p. 421), que l’abstinence ne diminue pas la proportion du sucre dans le sang.
Ce qu’on avait constaté d’abord sur le chien et sur le cheval, M. Cl. Bernard l’a également constaté chez l’homme, ainsi qu’en témoigne le tableau ci-joint:
Cl. EScrnartl.
GLYCOSE
GLYCOSE
(pour 1,000 grammes
(pour 1,000 grammes
de sang artériel).
de sang veineux).
Sang du membre supérieur de l’homme
lsr,09
Sang du membre inferieur
Sang de la tète, carotide et jugulaire
Les recherches récentes de M. Istomin démontrent que la proportion d’urée est moindre dans le sang veineux que dans le sang artériel. D’après cet expérimentateur, c’est dans son passage au travers du système musculaire que l’urée diminuerait de proportion dans le sang, et cette diminution serait d’autant plus importante que l’activité musculaire serait plus grande.
Les produits divers de la digestion qui s’introduisent dans le sang par la veine porte et les chylifères et qui sont portés par les veines caves vers le poumon, et de là par les artères dans tous les organes, ne disparaissent pas en un instant. On retrouve dans le sang les produits de la digestion, et cela pendant plusieurs heures (Voy. §§ 64, 65, 66). Nous avons noté la présence des matières grasses de l’alimentation dans le sang pendant la période digestive de la graisse. M. Speck a examiné le sang d’un homme chargé d’embompoint pendant la période d’amaigrissement. Le caillot de la saignée était surmonté d’une coucbe blanchâtre et comme crémeuse. Soumis à l’analyse, le sang de cet homme contenait 12 grammes de graisse pour 1,000 grammes de sang.
En somme, on peut dire que les différences entre le sang artériel et le sangveineux sont circonscrites dans d’assez étroites limites. Il n’en est plus tout à
i M. Cl. Bernard a fait, en outre, cette remarque très importante, que les animaux actifs , bien nourris, bien portants, sont ceux qui ont le moins de sucre dans le sang, d’une manière absolues.