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SUR LA RESPIRATION

Asphyxie par cause mécanique. — Lorsque l’entrée de l’air dans les poumons est suspendue pendant quelques minutes, la mort devient imminente. L’homme chez lequel l’ouverture des voies respiratoires plonge dans un liquide (submersion), dont le cou est comprimé de telle sorte que la trachée-artère se trouve oblitérée (suspension, strangulation), dont la cage thoracique fonctionne mal, dont les bronches sont oblitérées par des corps'étrangers ou par des produits morbides, succombe dans une période de temps subordonnée à la gêne apportée à l’entrée de l’air dans les poumons.

Les premiers phénomènes qui surviennent sont caractérisés par des troubles du côté des organes des sens : bourdonnements d’oreilles, troubles de la vision, anxiété vive, vains efforts de respiration, vertige, perte de connaissance. Le pouls ne tarde pas à se ralentir ; puis il devient petit, irrégulier. Les réservoirs naturels se vident souvent de leurs produits d’excrétion, par des contractions involontaires des muscles abdominaux. Si l’on examine le cadavre d’un individu qui a succombé à l’asphyxie, on trouve l’appareil circulatoire rempli d’un sang brun foncé, ainsi que les poumons et le cerveau.

Obstacles apportés à la respiration parla viciation (le l’air atamosphérique.

— Lorsque l’homme ou les animaux respirent, pendant un certain temps, dans un volume d’air limité , cet air ne tarde pas à être modifié chimiquement, dans la proportion de ses éléments constituants. A chaque mouvement respiratoire, une certaine quantité d’oxygène disparaît, et elle est remplacée par une quantité à peu près équivalente d’acide carbonique (Yoy. §§ 138, 139). Au bout d’un temps variable, qui dépend et du nombre des individus et de la capacité de l’enceinte qui les contient, l’air est devenu d’abord nuisible, et tôt ou tard irrespirable.

Le défaut du renouvellement de l’air, dans des locaux d’une capacité insuffisante et non ventilés, a souvent amené les accidents les plus redoutables. En 1750, aux assises d’Old-Bailey, qui se tenaient dans une pièce de 30 pieds carrés, la plupart des juges et des assistants périrent axpbyxiés ; ceux qui survécurent étaient près d’une fenêtre ouverte. En 1756, au mois de juin, 145 prisonniers de guerre furent enfermés dans une salle de 20 pieds carrés : au bout de douze heures, 23 seulement sortirent vivants. Le même fait s’est reproduit plus d’une fois dans la cale des vaisseaux négriers. A la suite des journées de juin 1848, les effets terribles de l’air confiné se sont fait cruellement sentir sur les prisonniers entassés dans les souterrains de la terrasse des Tuileries.

Indépendamment de l’acide carbonique, l’air confiné contient encore la matière organique de l’exhalation cutanée, et il est probable que ces matières concourent pour leur part à déterminer les accidents qui surviennent. Cela est

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