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CHAPITRE IV. RESPIRATION

nombreux) des lilels sensitifs excitateurs du centre nerveux de X inspiration ; y a-t-il (et ce serait le plus petit nombre) des filets sensitifs excitateurs du centre nerveux de l 'expiration? Enfin le centre nerveux des mouvements respiratoires peut-il lui-même être dédoublé en centre d'inspiration et centre d'expiration? Ce sont là des points qui ne sont pas expérimentalement établis.

Le nerf pneumogastrique est-il le seul nerf centripète incitateur des mouvements de la respiration? Quand les deux nerfs pneumogastriques ont été coupés sur un animal, et que l’impression de la muqueuse pulmonaire ne peut plus être transmise aux centres nerveux, la respiration est-elle anéantie? Non. La respiration change de rhythme, il est vrai ( voyez § 359), et l’animal succombe fatalement au bout d’un temps qui n’est jamais très long, mais pendant ce temps, et quand on a pris les précautions dont nous avons parlé, il respire à peu près librement. Il y a donc d’autres voies sensitives qui peuvent mettre en jeu le centre nerveux respiratoire et d’autres surfaces que la surface pulmonaire capable de transmettre vers ce centre les impressions incitatrices. Il est extrêmement vraisemblable que la peau (en contact permanent avec l’air atmosphérique comme la surface pulmonaire), et que les nerfs de la sensibilité générale qui se ramifient dans l'enveloppe tégumentaire sont le point de départ et les conducteurs de ces impressions. L’action qu’exercent sur la respiration les excitations des nerfs périphériques tend à le démontrer. Pour juger la question, il faudrait couper sur l’animal vivant tous les nerfs qui se distribuent à la peau, ce qui n’est pas possible. Mais si on ne peut couper tous les nerfs, il n'est pas impossible de soustraire la surface cutanée aux impressions extérieures et tout particulièrement à l'impression de l’air. 11 suffit pour cela d’enduire l’animal (préalablement rasé) d’un vernis imperméable. Or, dans ces conditions l’animal éprouve un trouble profond de la respiration et une série d’accidents graves qui se terminent rapidement par la mort, et que nous examinerons plus loin ( Voy . § 158 Us).

C’est par un acte réflexe qui présente avec celui de la respiration une certaine analogie, et dent le centre nerveux est le même, que les impressions anormales dont la muqueuse de l’appareil respiratoire est le siège produisent le phénomène de la toux, lequel n’est en définitive qu’un mouvement expiratoire forcé et bruyant. Chez les chiens et chez les chats de même que chez l’homme, les excitations du larynx, de la trachée, des bronches, du pharynx produisent la toux. D’après M. Koths* on obtient les mêmes effets par l’excitation du bout central du pneumogastrique coupé, ou du bout central du nerf laryngé supérieur.

§ 154 bis.

Influence «1 u système nerveux sur la respiration. — Indications bibliographiques.

(Voyez plus loin la bibliographie du bulbe rachidien et du nerf pneumogastrique.)

J. RosENTHAL.De l'influence du nerf pneumogastrique et du nerf laryngé supérieur sur les mouvements du diaphragme, dans Comptes rendus Ac. des sc., 18G I . — Le même, Die Athembewegungen in ihren Beziehungen zum n. Vagus [Les mouvements respiratoires et leurs rapports avec le nerf pneumogastrique). Berlin, 1862.

Rügenberg, Uebcr den angebliclien Einfluss des Ner. vagi auf die glatten Muskelfasern der Lunge (Sur la non influence des nerfs pneumogastriques sur les fibres musculaires lisses des poumons), dans les Studien d. phys. Insl.tuts in Breslau do Heidenhain, II, 1862.

P. Beht, Iles effets de l’excitation du nerf pneumogastrique, du nerf laryngé supérieur et du nerf facial sur la respiration, dans Archives de Pliysiol. norm. etpathol., 1869.

Brown-Séquard, Sur l’augmentation d’énergie des mouvements respiratoires du côté d'une section d’une moitié latérale de la moelle, dans Arcli. de pliysiol. norm. et patliol., 1869.

Arloing et'litiPiER, Contribution à la pliysiol. des nerfs vagues ( Effets de la galvanisation des nerfs vagues sur la respiration ), dans Arch. de pliys. norm. etpathol. 18T2.

A. Genzmer, Grunde für die patliologischen Verânderungen der Lungen nacli doppelseitiger Vagus Durschneidung (Des causes des altérations que subissent les poumons après la section des deux pneumogastriques), dans Arcli. f. d. ges. Phys. 1873.

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J. Rosenthal, Bemerkungen über die Thatigkeit der automatischen Nerven-centra über die Athembewegungen (Remarques sur l'activité des centres nerveux automoteurs sur les mouvements respiratoires), in-8°. Erlangen, 1875.

F. Franck, Études sur quelques arrêts respiratoires, dans Journ. de l’anat. et de la pliysiol.

R. Burkardt, Studien über die automatische Thatigkeit des Athmencentrums und über die Bezieliungen desselben zum Nervus vagus und anderen Athmennerven (Études sur l’activité automatique du centre nerveux respiratoire et sur ses rapports avec le nerf vague et les autres nerfs de la respiration), dans Arch, f. d. gesam. Pliysiol. 1878.

O. Langendorff, Der Einfluss des Nervus vagus und der sensiblen Nerven auf die Athmung (Influence du nerf vague et des nerfs de sensibilité sur la respiration), dans Mitheilungen a. d. konigsbergen pliysiol. Laborat. Kônigsberg. 1878.

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