SECTION III
Respiration par la peau (évaporation ou exhalation cutanée).
Dit quoi la respiration par la peau diffère de la respiration par les poumons. — La peau de l’homme et celle des animaux qui ont, comme lui, la peau nue, offrent certaines analogies avec le poumon. Comme dans le poumon, en effet, le sang circule dans un réseau vasculaire très riche, et ce sang, qui contient des gaz, se trouve en contact médiat avec l’atmosphère, au travers de la peau. La sortie de l’acide carbonique et celle de la vapeur d’eau, et, d’autre part, l’entrée de l’oxygène, doivent se produire et se "produisent, en effet, sur toutes les surfaces molles en contact avec l’atmosphère. Aussi y a-t-il, chez l’homme comme chez beaucoup d’animaux, une sorte de respiration supplémentaire par la peau. Mais la peau de l’homme, indépendamment de ce que son derme a presque partout une épaisseur et une densité bien supérieures à celles du derme muqueux, est encore recouverte d’un épithélium pavimenteux st ratifié et corné, qui limite beaucoup les phénomènes d’échange. De plus, tout le sang passe par les poumons, tandis qu’une partie seulement du sang passe dans le sysLème capillaire sous-cutané, une grande partie de ce liquide traversant en même temps tous les organes intérieurs (muscles, glandes, os, etc.). Il résulte de là que la quantité d’acide carbonique qui sort par la voie cutanée est assez minime, qu’elle ne correspond pas à la totalité de l’acide carbonique formé par les combustions de nutrition, et que le sang qui remonLe vers le cœur n’en offre pas moins les qualités du sang veineux.