‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 327 sur 429 · IV. 5GS,77 — et Ie · texte numérisé non relu

IV. 5GS,77 — et Ie

L’auteur a remarqué que le maximum d’urée et d’acide urique ne coïncide pas avec le jour du maximum de la fièvre, mais avec le lendemain de ce maximum. Il a de plus remarqué, et ceci est important à noter au point de vue des applications médicales, que les sédiments d 'urates qui se montrent dans les vases où l’urine est recueillie ne dépendent pas seulement de l’augmentation de l’acide urique, mais à la fois de l’augmentation de l’acide urique et du degré d’acidité de l’urine. La proportion des sédiments uriques qui se déposent n’est donc pas toujours la preuve d’une augmentation dans la proportion de l’acide -urique; cette observation s’applique aux effets que produisent généralement le repos et la vie sédentaire. Le défaut d’exercice entraîne généralement une diminution dans le degré d’acidité de l’urine, et par conséquent le dépôt d’une partie des urates qui dans les urines plus acides seraient restés en dissolution.

Une grande partie de l’acide urique de l’urine est unie à la soude sous forme d’urate de soude; une autre portion existe à l’état de liberté dans l’urine acide. D’après les analyses de M. Salkowski et de M. Maly, il y a ordinairement 1 à 3 décigrammes d’acide urique libre par 1000 grammes d’urine. Le reste fait partie des urates.

Les expériences de MM. Lehmann et Lecanu prouvent que l’âge, le sexe et le poids des individus n’ont qu’une influence très faible sur les proportions de l’acide urique. M. Rauke, ayant observé une augmentation notable de l’acide urique et des urates après les accès de la fièvre intermittente, est porté à

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