CHAPITRE VI. SÉCRÉTIONS
O. Hughes Bennett, On the function of the spleen and other lymphatic glands as secretors of tlie blood, dans Monthly Journal of medical sciences, mars 1852.
J. Moleschott, De la formation des globules du sang, dans Gazette hebdomadaire de médecine, t. I, 1858-54.
Bôhm, Ueber die Physiologie der Milz (Sur la physiologie delà rate). Würzhurg , 185i.
Führer, Ueber die Milz und einige Besonderheiten ihres Capillarsystems ( Sur la rate et quelques particularités de son système capillaire ), dans Archiv für physiologische Heilkunde, t. XIII, 1854.
Schonfeld, Dissertatio physiologica de functione lienis, Dissert. Groningen, 1854.
Stinstra, Commentatio physiologica de liene, Dissert. Groningen, 1854.
Vierordt, Ueber farblose Kôrperchen des Milzvenenblutcs (Sur les globules incolores du sang de la veine splénique ), dans Archiv für physiologische Heilkunde, t. XIII, 1854.
Estor et Saint-Pierre. Expériences propres à faire connaître le moment où fonctionne la rate, dans Journ. de l’anat. et de la physiol., 1855.
FOhrer, Ueber den pbysiologischen Ersatz der Milz (De la compensation physiologique de la raie), dans Archiv für physiologische Heilkunde, 1855.
II. Gray, On the structur and the use of the spleen. Londres, 1854, et dans British and foreign medico-cliirurgical review, 1855.
A. Sasse, De milt, beschouwd in liare structuur en liare physiologische betrekking (Délia rate sous le rapport de sa structure et de ses fonctions). Amsterdam, 1855.
Adelmann, Bemerkungen zu Extirpation eines Milztumors (Observation d' extirpation d’une rate herniée), dans Journal Deutsche Klinik, n° 17, 185G.
Füiirer, Altérations pathologiques de la rate (Destruction rapide des globules du sang dans la rate), dans GazPtte hebdomadaire de médecine, t. III, 1856.
Gerlach, Extirpation der Milz (Extirpation de la rate), dans Journal Deutsche Klinik, n" 30,
Külliker, Function der Milz (Fonction delà rate), dans Verhandlungen der physic. medicinische Gesellschaft in Würtzburg, 1856.
Marfels et Moleschott, Ueber die Lebensdauer der Blutkôrperchen (Sur la durée des globules du sang), dans Untersuchungen zur Naturlehre des Menschen und der Thiere, t. I, 1856.
Billroth, Beitrage zur vergleichenden Histologie der Milz (Contributions à l’histologie comparée de la rate), dans Müller’s Archiv, 1857.
H. Draper, Sur les modifications des globules du sang dans la rate, dans New-York Journal of medicin, 1858, et dans Journal de Physiologie, t. I, 1858.
Bodeker, Zur Kenntniss der Bestandtheile der Milz (Pour servir à la connaissance de la constitution de la rate), dans Zeitschrift für rationelle Medicin, t. VII, 1859.
F. Eggel, De extirpatione lienis, Dissert, llerlin, 1859.
L. Fies, Zur Mechanik der Blutbewegung in der Milz (Sur le mécanisme de la circulation de la rate), dans Archiv für Anatomie und Physiologie, 1859.
Liégeois, Anatomie et physiologie des glandes vasculaires sanguines. Paris, 1860.
Peyrani, Anatomia et fisiologia délia Milza. Torino, 1860.
Maggiorani, Sur les fonctions de la rate, dans Comptes rendus, Acad, des sciences, 1861.
Philippeaux, Régénération de la rate, dans Comptes rendus, Acad, des sciences, 1861.
Schiff, Ueber die function des Milz (Sur la fonction de la rate), da?is Mittheilungen der Berner Naturf. Gesellschaft, 1861.
A. Tigri, Funzione délia Milza, dans Ann. univers, di medicin, 1861.
Toltz, Sur les fonctions de la rate, dans Gaz. méd. de Lyon, 1862.
Fossion, Des fonctions de la rate, du corps thyroïde, du thymus et des capsules surrénales, dans Bulletin, Acad. méd. de Belgique, 1866.
Ricou, Mémoire sur l’anatomie et la physiologie de la rate et du corps thyroïde, dans Journ. de méd. et chir. milit., 1869.
Fr. Mosler, Ueber die Wirkung des kalten Wassers auf die Milz (De l’action de l’eau froide sur la rate), dans Arcli. f. patli. Anat , 1872.
F. Moslf.r, Die Pathologie der Leucœmie. Berlin, 1872.
Nasse (de Marburg), Ueber Eisengehalt der Milz (Sur la quantité de fer que renferme la rate), dans Sitzungsber. d. Ges. d. ges. Naturwissensch. zu Marburg, 1873.
L. Malassez et P. Picard, Sur les modifications que le sang éprouve dans son passage à travers la rate, etc., dans Comptes rendus, Acad, des sc., 1874.
Drosdow et Botchetschkarow, Die Contraction der Milz und ihr Verhâltniss zur Leber (La contraction de la rate dans ses rapports avec le foie), dans Petersb. med. Anzeiger, 1875.
L. Malassez et P. Picard, Recherches sur les fonctions de la rate, dans Comptes rendus, Acad, des sc., 1874, 1875 ; Gaz. médic., 1875; Comptes rendus, Acad, des sc., 1876.
De Tarchanoff et Swaen, Des globules blancs dans le sang des vaisseaux de la rate, dans Archives de physiologie, 1875.
G. Francesco, Il pancréas degli animali smilzati digerisce? Firenze, 1878.
P. Picard, Sur les matières albuminoïdes de la rate, dans Comptes rendus, Acad, des sc., 1878.
Capsules surrénales, corps thyroïde du tlijmus. — Ces trois organes présentent ce caractère commun, d’être formés par une charpente conjonctive entre les mailles de laquelle sont répandus en grand nombre des éléments celluleux ou vésicules closes, qui paraissent en conslituer la partie fondamentale et essentielle. Visibles à l’œil dans le corps thyroïde, où elles ont de 0mm,l à 0mm,5 de diamètre, ces vésicules sont plus petites dans le thymus et dans les capsules surrénales. Formées d’une membrane hyaline très fine et tapissées d'un épithélium polyédrique, elles contiennent à leur intérieur un liquide albuminoïde assez analogue au sérum du sang. De plus, ces organes reçoivent et rendent une grande quantité de sang par des artères et des veines volumineuses. Les uns et les autres manquent de canaux excréteurs. Les capsules surrénales et le corps thyroïde sont des organes permanents, c’est-à-dire qu’on les retrouve chez l’individu adulte aussi bien que chez l’enfant. Quant au thymus, cet organe s’atrophie à partir du moment de la naissance et à mesure que le poumon se développe. 11 disparaît presque entièrement pendant la première enfance. A l’âge de deux ans, il est considérablement réduit. A l’époque de la puberté, on n’en aperçoit plus que les vestiges, perdus au milieu du tissu conjonctivo-adipeux qui remplit la partie antérieure du médiastin.
Quoique persistantes chez l’adulte, les capsules surrénales sont loin d’avoir alors le développement relatif qu’elles offraient chez le fœtus. Ces organes ne s’accroissent plus après la naissance et déjà même avant la naissance. Les capsules surrénales présentent en outre, chez l’adulte, une certaine différence dans la consistance relative de leurs diverses parties. La substance périphérique est plus dense que la substance intérieure; cette dernière, plus foncée que l’autre, reçoit un plus grand nombre de vaisseaux et se ramollit facilement.
Les capsules surrénales, parcourues par une grande quantité de sang, comme la rate, sont vraisemblablement en rapport avec la constitution du sang. Mais, dans l’état actuel de la science, on ne peut rien dire de plus précis.
M. Brown- Séquard avait remarqué que les lapins, les chiens, les chats et les coclio ns d’Inde succombent très rapidement à l’excision des capsules surrénales, et, sans pouvoir préciser le rôle de ces organes, il était tenté de leur attribuer une influence de premier ordre dans les phénomènes de la nutrition. M. Gratiolet, en répétant les expériences de M. Brown-Séquard, a montré que des cochons d’Inde auxquels on a ouvert l’abdomen, et tourmenté les parties voisines des capsules surrénales, sans cependant les enlever, succombent aussi rapidement que ceux auxquels on a excisé ces organes. MM. Berruti et Perosino concluent aussi de leurs expériences sur les chevaux que l’extirpation des capsules surrénales est une opération qui, ne pouvant être exécutée sans produire des hémorrhagies, la déchirure des nerfs et l’écrasement des ganglions semi-lunaires, est une cause de mort plus ou moins prompte, par suite des lésions produites pendant l'opération. D’un autre côté, M. Philippeaux, en opérant sur des rats, est parvenu à extirper les capsules surrénales et à conserver les animaux en parfaite santé. M. Harley et M. Schiff ont fait des observations analogues, et M. Martin-Magron a vu survivre des chats après l’ablation successive de ces organes. Ainsi, d’une part, on peut enlever à certains animaux les capsules surrénales,