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NUTRITION

Définition. — La digestion, l’absorption, la circulation, la respiration ont pour but final de transformer et de fixer dans nos tissus les substances du dehors introduites dans l’organisme, modifiées parles sucs digestifs et par l’oxygène absorbé dans le poumon. Ces substances font partie intégrante des liquides ou des solides de l’organisme pendant un temps variable, jusqu’à ce qu’elles soient expulsées hors de l’économie par la voie des sécrétions et des exhalations. La nutrition, envisagée d’une manière générale, consiste donc dans la série des transformations qu’éprouvent les substances nutritives, depuis le moment de leur entrée dans l’organisme jusqu’à celui de leur sortie; aussi, les diverses fonctions que nous avons étudiées jusqu’ici sont des fonctions de nutrition.

La digestion, l’absorption, la respiration représentent les actes préparatoires de l’assimilation ; les sécrétions répondent à la désassimilation. La circulation se place en quelque sorte entre ces deux ordres de fonctions : elle porte aux tissus ce qui doit les nourrir, elle conduit aux émonctoires ce qui doit être éliminé.

La nutrition proprement dite s’accomplit entre le liquide nourricier et les tissus au contact des éléments anatomiques.

Nous avons vu comment les aliments introduits dans les voies digestives y subissent divers changements de nature et décomposition: comment ils parviennent, par absorption, dans les voies de la circulation, directement par les veines, ou indirectement par les chylifères. Nous avons vu, d’un autre côté, comment l’oxygène de l’air est à chaque instant introduit dans le sang. Il nous reste à étudier les changements qui surviennent dans les matières absorbées; comment ces matières deviennent les éléments de nos tissus; et aussi (autant que la chose est possible dans l’état actuel de la science) le mode suivant lequel les matériaux qui ont servi à la réparation des tissus ou des liquides de l’économie se modifient à leur tour, pour sortir au dehors par la voie des sécrétions et des exhalations.

Le sang est l’agent ou le milieu de tous les phénomènes de nutrition : il fournit les matériaux de réparation que la digestion renouvelle sans cesse ; il reçoit, et entraîne vers les organes d’expulsion, les matériaux qui ont rempli leur rôle biologique.

La nutrition consiste donc en un double échange, entre le sang et les tissus vivants d’une part, entre le sang et l’extérieur d’autre part. D’une manière plus générale, la nutrition est l’ensemble des échanges qui s’opèrent entre l’organisme vivant et le milieu qui l’entoure. Le Stoffivechsel (échange de matière) des Allemands l’exprime en un seul mot.

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