CHAPITRE VII. NUTRITION
expérience. La voie ouverte par M. Boussingault a été suivie depuis par MM. Valentin, Barrai, Vierordt, Bidder et Schmidt, Hildesheim, Laun, Henneberg et Stohmann, Heynsius, Volz, Bischoff, Pettenkofer, Voit, Haughton, Ranke, Speck, etc.
M. Boussingault nourrit un animal, pendant un laps de temps déterminé, avec un poids connu de nourriture, et il dose les matières fécales, l’urine et les autres produits de sécrétion. Pour que les expériences soient rigoureuses, il faut, autant que possible, que l’expérience soit prolongée de manière que le poids final de l’animal concorde avec le poids initial. La nutrition n’est pas directe, si on peut ainsi parler. On ne peut guère établir, pour un moment donné, 1 e bilan exact de l’organisme avec un parallélisme parfait de recettes et de dépense*. Ce bilan ne peut guère s’établir qu’au mois ou à la semaine. Dans ses expériences, M. Boussingault soumettait, pendant un mois au moins., l’animal à un régime composé des mêmes aliments, pour l’accoutumer en quelque sorte à l’épreuve quJil voulait tenter. Ces conditions préliminaires une fois accomplies, il procédait à l’expérience. Le table m n° 1 contient les résultats d’une épreuve faite par M. Boussingault sur le cheval, et qui dura trois jours et trois nuits. Le poids de l’animal était pris avant et après l’expérience, et aussi à un grand nombre de reprises pendant la durée de l’observation, afin d’évaluer les pertes de l’exhalation pulmonaire et cutanée. Tout était disposé pour recevoir, sans perte, les urines et les excréments.