PRODUITS RENDUS PAR LE CHEVAL EN 24 HEURES
Urine
et excréments (ou pertes sensibles).
Eau, acide carbonique et azote
de l’exhalation cutanée et pulmonaire (ou pertes insensibles).
Rapport entre les pertes sensibles et les
pertes insensibles.
Poids 25*, "170
Il résulte de ce tableau que sur le cheval (animal herbivore) les pertes sensibles (urine, excréments) sont un peu plus élevées que les pertes insensibles (vapeur d’eau et acide carbonique). La différence est d’un tiers en sus. M. Valentin, qui a répété les mêmes expériences sur le cheval, est arrivé à un résultat à peu près analogue. Un cheval, qui recevait par jour 42 kilogrammes de nourriture solide et liquide (30 kilogrammes eau, 12 kilogrammes nourriture sèche), perdait 22k,5 par les excréments et les urines, et 19\5 par les pertes insensibles.
MM. Henneberg et Stohmann ont fait leurs expériences sur les bœufs. Le tableau n° 2 donne le résultat d’une de ces expériences entreprise sur un jeune bœuf de trois ans et demi. Cet animal, soumis au régime dutrèfle 1 depuis le 27
i La ration était chaque jour de 20 livres de foin de trèfle et de 50 litres d’eau (contenant
février jusqu’au 27 mars, présentait, à la fin de l’expérience, exactement le poids du début, c’est-à-dire 1,003 livres l.
INGESTA
EXCRETA
Aliments consommés par l’animal en
24 heures.
Oxygène absorbé en
24 heures.
Urine et excréments (pertes sensibles) en
24 heures.
Acide carbonique exhalé
(pertes insensible >) en 24 heures.
Eau exhalée (pertes insensibles) en
24 heures.
*[() livres
1 () livres
50 livres
(dont 40 1. d’excréments).
] 3 livres
1 1 livres ,
Dans le tableau n° 2, les pertes sensibles sont beaucoup plus grandes que les pertes insensibles, ce qui tient surtout à la proportion considérable des matières fécales, ou, en d’autres termes, à la proportion plus considérable des matières réfractaires à la digestion (ligneux) contenues dans le foin qui a servi de nourriture exclusive aux animaux en expérience.
Le poids des pertes n’est pas toujours égal au poids de la nourriture consommée; l’excédant correspond alors à une augmentation de poids de l’animal 2.
Remarquons encore que dans le calcul on doit tenir compte (dans la colonne des aliments ) du poids de l’oxygène inspiré, combiné plus tard, sous forme d’eau et d’acide carbonique, aux matières oxydées des pertes sensibles et insensibles. En ne tenant compte que de la nourriture solide et liquide ingérée pendant un certain temps, les pertes faites dans le même temps par les diverses voies d’excrétion et de sécrétion seraient toujours supérieures (alors même que l’animal n’aurait pas changé de poids) à la première quantité, parce que les produits exhalés à l’état d’acide carbonique et d’eau comprennent l’oxygène introduit dans le sang par la respiration.
M. Valentin, M. Barrai, le major Laun, M. Ranke, se sont pris eux-mêmes comme sujets d’expérience. Ils pesaient avec soin les aliments qu’ils consommaient, recueillaient leurs urines et leurs excréments, et se pesaient un grand nombre de fois par jour pour apprécier les pertes insensibles.
La quantité d’oxygène absorbé en vingt-quatre heures par la respiration représente chez l’homme (d’après les recherches de M. Valentin et celles de M. Rarral) environ le quart de la proportion des aliments solides ou liquides, ou 25 pour 100.
En représentant par 100 les ingesla (comprenant les aliments solides et liquides et l’oxygène absorbé) pendant l’espace de vingt-quatre heures, voici (tableau
50 grammes de sel). L’animal restait à l’étable. Le séjour h l’étable est nécessaire dans toutes ces expériences; ce n’est qu’ainsi qu’on peut recueillir et réunir, à l’aide d’un sol asphalté, les urines et les matières fécales.
* La livre allemande Çpfund) est de 467 grammes, à Brunswick.
2 II suffit d’ailleurs, pour amener cet excédant, qu’une certaine proportion de matières fécales soit retenue dans l’intestin.