‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 405 sur 429 · DES · texte numérisé non relu

DES

CO M POSITION ÉL É MENT A IKK organes de l’homme (d’après m. volkmann, 1873)

Eau.

Orbone.

Hydrogène.

Azote.

Oiygènc.

Sels.

Squelette

Muscles

Cœur

Cerveau

Tissu adipeux

Poumons

Foie

Rate

Intestin

Reins

Peau

Pancréas

les matériaux de réparation de l’épiderme, les matériaux de croissance de l’ongle et du poil; que les vaisseaux qui circulent dans les extrémités articulaires des os fournissent les matériaux de nutrition des cartilages diarthrodiaux, etc.

Dans les tissus dont nous parlons, les éléments de la nutrition arrivent toujours d’un même côté, c’est-à-dire du côté appliqué sur le tissu vasculaire. Le mouvement de formation des tissus dits invasculaires ne diffère donc pas essentiellement de celui des tissus pourvus de vaisseaux : le liquide nutritif provient de la même source, et il arrive toujours par l’intermédiaire des vaisseaux.

Les divers tissus de l’économie animale peuvent être, sous le rapport de la nutrition, divisés en trois groupes. Dans un premier groupe, l’élément anatomique primordial ou la cellule constitue le tissu lui-même ; en d’autres termes, ces tissus, qui comprennent les épidermes ou épithéliums appliqués sur les surfaces tégumentaires externes et internes, sont essentiellement constitués par le groupement de cellules de formes diverses le plus souvent polygonées par leur adossement. Un second groupe de tissus est constitué par une substance fondamentale, renfermant au milieu d’elle des cellules ou corpuscules en plus ou moins grande abondance. Tels sont les cartilages et les os. Un troisième groupe, le plus nombreux, comprend les tissus dans lesquels l’élément primordial ou la cellule a presque entièrement disparu, et où il n’existe plus qu’en vestiges. Ces tissus sont constitués essentiellement par des fibres. Ces fibres se montrent sous la forme la plus simple dans les tissus conjonctif et élastique; dans les muscles et dans les nerfs, ces fibres représentent de petits appareils plus compliqués.

Nutrition de l’épiderme et des épithéliums ; poils, ongles. — L’épiderme et les épithéliums, qui recouvrent la surface du derme cutané et du derme muqueux, sont, pendant toute la vie de l’individu, à l’état de formation continue; les éléments qui les composent sont, pendant toute leur durée, des éléments embryonnaires , si l’on peut ainsi parler. Le plasma du sang exhalé à la surface du derme cutané et du derme muqueux fournit l’aliment d’une prolifération de cellules, et cette organisation ne va pas au delà.

Au fur et à mesure qu’il se renouvelle à sa surface profonde, c’est-à-dire du côté où il est en contact avec le suc nourricier, l’épiderme se détache à sa face superficielle sous forme d’écailles, qui sont entraînées avec les produits de la sueur et de la sécrétion sébacée. Les cellules épithéliales sont d’abord sphériques; elles sepolygonent et s’aplatissent, à mesure qu’elles sont refoulées vers le dehors. A la surface, elles sont tout à fait aplaties et forment de véritables lamelles. Au reste, des changements chimiques (ou métamorphoses de nutrition) accompagnent les changements morphologiques des cellules épidermiques. Les jeunes cellules, ou cellules profondes de l’épiderme, étaient solubles dans l’acide acétique : les cellules superficielles sont devenues tout à fait insolubles dans cet acide, et ont pris une consistance cornée.

Il faut remarquer, d’ailleurs, que la production de l’épiderme est un travail d’accroissement et de développement continu, plutôt qu’un véritable travail de nutrition ou d’échange. Les parties une fois arrivées à la surface se détachent et tombent, et sont remplacées par des parties nouvelles. U y a bien formation

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