CHAPITRE I. DIGESTION
§ 57 bis.
Digestion intestinale. — Intestin grêle. — Gros intestin. — Indications bibliographiques *.
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Thiry, Verdauungsaft derDundarm (le Suc digestif de l’intestin grêle), dans Wiener Sitzungsberichte d. K. K. Akad. der Wissensch., 1864.
Magawly, De ratione qua nonnulli sales organici et inorganici in tractu intestinali mutantur, Dissert., Dorpat, 1866.
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Le même, Les gaz de l’intestin et la dyspepsie gazeuse, dans Médecine contemporaine, nov. 1877.
Steinhauser, Expérimenta nonnulla de sensibilitate et functionibus intestini crassi, Leipzig.
Marcet, Die Bestandtheile des menschlichen Fæces ( Composition des mat. fœcales de l’homme ), dans Med. Times and Gazette, 1858.
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Czerny et Latschenberger, Physiologische Untersuchungen über die Verdauung im Dickdarme des Menschen (Recherches phijsiol. sur la digestion dans le gros intestin chez l’homme), dans Virch. Archiv, t. LIX, 1874.
Marckwald, Ueber Verdauung und Résorption im Dickdarm des Menschen (Digest. et absorpt. dans le gros intestin chez l'homme), dans Archiv. f. path. Anat. und Physiol., t. LXIV, p. 505,
De la digestion dans la série animale. — A l’exception des animaux placés sur les limites du règne animal, et dans lesquels toutes les fonctions de nutrition, confondues ensemble, consistent, à la surface du corps, dans un simple échange entre les choses du dehors et celles du dedans ( les spongiaires et les infusoires inférieurs ); à cette exception près, dis-je, tous les animaux possèdent une cavité intérieure, dans laquelle sont reçues et élaborées les matières nutritives. L’appareil de la digestion présente les dispositions les plus diverses , mais l’essence de cette fonction reste toujours la même. Des sucs variés sont versés à la surface de ces cavités, simples ou compliquées; les aliments y séjournent un temps plus ou moins long, se dissolvent dans les sucs digestifs, et pénètrent enfin, par des voies diverses, dans les tissus qu’ils doivent nourrir.
Mammifères. — La digestion des mammifères offre avec celle de l’homme la plus grande analogie. Les principales différences portent sur le régime. Les animaux de cette classe, en effet, sont herbivores ou carnivores.
Les herbivores se distinguent par la longueur du tube digestif, et quelquesuns par la multiplicité des renflements de ce canal; les carnivores ont, au con-
1 Voyez pour la bibliographie d' la bile au chapitre des Sécrétions.
traire, un tube digestif relativement assez court. Le mode d’alimentation intro-
duit aussi dans le nombre et la forme des dents, dans la forme etles mouvements du maxillaire inférieur, des différences liées au squelette, et qui constituent parla même des caractères zoologiques précieux. Les carnivores, ou carnassiers , par exemple, ont les condyles du maxillaire inférieur dirigés en travers (voy. fig. 21, c , c'\ — c, l’un des condyles vu de profil; — c', l’un des condyles vu de face) ; l’articulation, entourée
Fig. 19. - Os maxillaire inférieur de rhippopotame (herbivore). de ligaments solides ne per a, a , condyles articulaires du maxillaire inferieur. ^ 7 A
met guère que des mouvements d’élévation et d’abaissement. Dans les rongeurs, chez qui les mouvements de la mâchoire consistent principalement en un glissement antéro-postérieur,
Fig. 20. — Os maxillaire inférieur du cabiai (rongeur). b, condyle articulaire du maxillaire inférieur (condyle du côté droit).
tig. 21. — Os maxillaire inférieur de l’ours blanc (carnassier nélanti grade).
t:9 condyle articulaire du maxillaire inférieur de profil (condyle du côté droit).
c , le même condyle articulaire vu de face.
Fig. 22. — Tète de singe (quadrumane).
destiné à limer et à user les corps solides, les condyles ont leur grand diamètre dans le sens de la longueur de la tète (voy. fig. 20, b). Dans les herbivores, les condyles présentent des surfaces d’articulation assez étendues, et en