‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 95 sur 429 · ACTION DU COEUR. — CIRCULATION DANS LE COEUR · texte numérisé non relu

ACTION DU COEUR. — CIRCULATION DANS LE COEUR

Systole et diastole. — Le cœur est un organe musculaire, ou une sorte de muscle creux, placé au centre de l’appareil circulatoire, qui par des contractions répétées pousse à chaque instant le sang dans l’arbre artériel. Le cœur agit à la manière d’une pompe foulante, mais d’une pompe foulante dont le piston est remplacé par la contraction des parois. Les parois actives du cœur, revenant sur elles-mêmes de proche en proche, chassent devant elles le liquide qui les remplit, avec une perfection que nos appareils à parois rigides peuvent imiter par l’artifice d'un piston, mais qu’ils n’égalent point.

Lorsque le cœur, en se contractant, a chassé devant lui l’ondée liquide dans un sens déterminé par son mode de contraction et par des soupapes ou valvules, il survient un intervalle de repos. Le cœur reprend ses dimensions par le relâchement de ses fibres musculaires.

Le moment de la contraction du cœur a reçu le nom de systole. Le moment de repos ou de relâchement a reçu celui de diastole. La systole, correspondant à la contraction musculaire, est un état actif. La diastole, au contraire, est un état passif ; elle correspond au repos de la fibre musculaire.

C’est à tort qu’on a comparé le cœur à une pompe à la fois foulante et aspirante. Que le cœur soit comparable à une pompe foulante, cela est incontestable, mais qu’on puisse comparer, en même temps, le cœur à une pompe aspirante, cela est absolument inexact. Il faudrait, pour que le cœur exerçât sur le sangveineux une action aspiratrice au moment où il reprend ses dimensions premières, c’est-à-dire au moment de la diastole, il faudrait, dis-je, qu’il y eût une tendance au vide dans les cavités du cœur. Cette tendance au vide, que le sang

1 Le schéma de Weber fournit plusieurs résultats importants sur lesquels nous reviendrons plus loin : 1" dans la portion a et a' du conduit, chaque compression de C est accompagnée d’une pulsation ; de l'autre côté de c, c’est-à-dire dans la portion V' V la pulsation ne se fait pas sentir; 2° si on pratique une fine ouverture sur la portion aa' du circuit, le liquide s’échappe d’une manière saccadée à chaque compression de C ; le courant est au contraire sensiblement uniforme dans la portion V' V, c'est-à-dire de l’autre côté de l’éponge ; 3° la tension (c’est-à-dire la pression qu exerce le liquide contre les parois des canaux qui le contiennent) est plus forte dans la portion aa' du circuit que dans la portion V' V.

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