De <7iJv, avec, et pîo?, vie ; vie associée
2. A. Prenant, P. Bouin et L. Maillard, Traité d'hislologie,i. l, Cylologie gêné' raie et spéciale, un vol. in-8“ de 977 p. Paris, 1904, p- 74-
3. E. Lambling, Chimie physiologique, 2* partie. Notions préliminaires, p. 20, in Encyclopédie chimique de Frémv, Paris, 1892.
Gley. — Physiologie.
tension en forces vives C’est cette 1ti(5orie que J. -B. Dumas 2 et Bous^ siNGAULT® avaient développée avec tant d’ampleur dans leur Essai su?' la statique chimique des êtres vivants’'.
En réalité, la théorie n’a pu être fbndée que parce (ju’il n’a pas été tenu compte de toute une partie de la physiologie des plantes aussi bien que des animaux. Chez tout être vivant, comme l’a fait remarquer Claude Bernard 5 qui a brillamment exposé cette thèse, la vie consiste toujours en un double mouvement d’assimilation et de désassimilation, de création et de destruction organiques. « Le végétal et l’animal ne possèdent pas chacun une sorte de demi-existence, le premier assimilant les matétériaux que le second va détruire ® ». Seulement, chez les végétaux, les processus synthétiques sont si actifs qu’ils masquent les processus inverses. Ceux-ci n’en existent pas moins. D’abord, la plante respire comme l’animal, on l’a rappelé plus haut (p. 112). D’autre part, les matières amylacées et albuminoïdes qu’elle fabrique en grande quantité, elle les utilise et les décompose pour ses besoins, tout comme l’animal ; les phénomènes de destruction organique se manifestent particuliérement pendant la floraison des plantes et la germination des graines. Ainsi, au moment de la floraison, la betterave brûle une partie du sucre qu’elle avait accumulé dans sa racine, en le transformant en eau et en acide carbonique. La destruction l’emporte alors sur la création; et la plante diminue de poids. Même perte de poids pendant la germination de la graine. — Considérons maintenant les opérations chimiques des animaux. On sait aujourd’hui que dans ces organismes s’accomplissent de nombreux phénomènes de synthèse ou do réduction. Il est tout à fait inexact de croire que les phénomènes d’oxydation ou de décomposition caractérisent seuls les opérations chimiques des animaux. 1
La vraie différence entre les plantes vertes et les animaux se trouve ailleurs, dans la manière dont les uns et les autres empruntent au milieu extérieur la matière et l’énergie qui leur sont nécessaires. « La plante verte trouve les éléments de ses tissus dans le monde minéral... Elle est organisée de manière à faire ses emprunts de matiè?'e au milieu ambiant sous la forme de substances arrivées à un degré de simplification moléculaire très grand Elle possède, d’autre part, dans la granulation chlorophyllienne une sorte de commutateur d’énergie qui lui permet d’emprunter directement à la radiation solaire Y énergie nécessaire à, l'entretien de la vie... L’animal, au contraire, ne peut assimiler le carbone, l’hydrogène, l’azote, une bonne partie de l’oxygène — pour nous en tenir aux éléments les plus importants — que sous la forme de combinaisons organiques complexes, qu’il trouve dans le règne végétal. A la vérité, il modifia