‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 118 sur 510 · E. Lambling, loc. cil-, p · texte numérisé non relu

E. Lambling, loc. cil-, p

7. Eau, acide carbonique, azote sous forme de sels ammoniacaux et de nitrateset môme azote libre.

FONCTIONS DES CELLULES

profondément ces matériaux au cours du travail d’assimilation ; il opère sur ceux-ci ou sur des fragments résultant de leur décomposition des synthèses puissantes. Mais l’énergie nécessaire à ce travail est empruntée à d’autres principes immédiats, c’est-à-dire, en dernière analyse, toujours au règne végétal... Les opérations synthétiques auxquelles se livre la plante verte représentent donc seules le mécanisme par lequel de nouvelles quantités d’énergie sont empruntées à un agent extérieur et introduites sans cesse dans le cycle des opérations de vie '. »

D. Ac<5roissement et régénération cellnlaires. — Ileproduction. — Les mutations de matières dans les cellules consistent essentiellement en un rapport déterminé, mais variable, entre l’assimilation et la désassimilation. Quand le premier processus l’emporte sur le second, il reste un e.xcédent de matière avec lequel se fait V accroissement de la cellule. Cet accroissement n’est pas continu; il progresse d’abord, puis survient une période durant laquelle on peut admettre que la somme des substances cellulaires n’augmente ni ne diminue, période d’équilibre nutritif; enfin dans une phase de régression la réparation des pertes subies par la cellule se fait incomplètement, celle-ci vieilli t et finit par mourir. Pour un protoplasma donné, il paraît y avoir un optimum des dimensions de la cellule. — Certaines conditions favorisent cet accroissement. Telle est, par exemple, l’influence du phosphore. En faisant végéter des filaments de Spirogyra nitida dans une eau contenant 0,1 p. 100 de phosphate de potasse, d’autres filaments de la même plante étant placés comme témoins dans de l’eau pure, on a vu que les cellules qui avaient du phosphate à leur disposition devenaient deux fois plus longues que celles qui en étaient privées. On a montré aussi que la lécithine exerce une action très favorable sur la croissance des cellules animales.

Si, sous une influence extérieure, la cellule perd une partie de sa substance, elle a le pouvoir de reformer cette portion; en d’autres termes, elle peut se régénérer. Beaucoup d’animaux inférieurs peuvent ainsi reformer des segments de membres et des organes entiers.

Pendant la période d’accroissement, il arrive qu’une partie de la substance cellulaire (du noyau et du proloplasma) se sépare du reste pour former une nouvelle cellule; il y a alors reproduction.

On a cru longtemps que les cellules peuvent prendre naissance spontanément dans un liquide plus ou moins amorphe ; on disait que le nucléole se précipite d’abord comme un cristal dans une solution saline sursaturée, puis, que le noyau et la masse cellulaire se forment autour de lui et se différencient ; telle était la théorie de

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