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à 1, mais des graisses et de l’albumine dont la\ombiislinn^H''^^°"^® devient égal carbonique que celle des hydrocarbonés. ^bustion donne moins d’acide
Gley. — Physiologie.
DIGESTION
réserves graisseuses de l’organisme, mais, en première ligne, des besoins de l'organisme en calories. Par le travail la consommation en est naturellement augmentée. Elle se mesure par le dosage du carbone dans les urines et dans l’air expiré ; on trouve ainsi plus de carbone éliminé qu’il n’y en a dans l’albumine détruite, dont on connaît la quantité par le dosage de l'azote, elîectué d’autre part; il résulte de là, qu’un corps non azoté a été décomposé et, puisque ce processus dure jusqu’à la mort et que la réserve de glycogène a disparu en grande partie dès les premiers jours du jeûne, on admet que ce surplus de carbone provient de la destruction de la graisse. Une preuve indirecte de ce rôle des graisses doit être vue dans ce fait que les sujets gras résistent beaucoup mieux à l’inanition que les sujets maigres. La graisse protège donc l’organisme contre la destruction des matières constitutives essentielles (albuminoïdes) de ses tissus. Plus le jeûne se prolonge, plus tend à se réduire l’excrétion azotée; l’organisme ne consomme ses albuminoïdes qu’avec parcimonie.
Dans l’inanition la mort arrive quand l’animal a perdu les 4/10 de son poids primitif (Ghossat^). Les jeunes animaux et les petits meurent plus vite. C’est que les combustions sont chez ceux-ci plus actives, en raison de la loi de proportionnalité de la dépense énergétique à la surface du corps (voy. p. 160). De là les grandes différences constatées entre les Mammifères; le chien de moyenne taille peut ne succomber qu’après trente à trente-cinq jours de jeûne, alors que le cobaye meurt au bout de six joiw’s. Un petit oiseau meurt en deux jours.
Nous avons déjà noté que l’ingestion d’eau permet la prolongation du jeûne; des animaux qui boivent peuvent vivre deux fois plus longtemps que des animaux soumis au jeûne absolu (privation d’aliments solides et de boissons). Dans le cas de la privation d’eau, il survient très vite des accidents nerveux (parésie, paralysie, parésie du muscle cardiaque et des muscles respiratoires)
Les animaux à sang froid supportent l’inanition pendant un an et plus. Glaüde Bernard a vu des crapauds résister au jeûne absolu près de trois ans. On a rapporté des exemples de serpents qui sont restés plus de deux ans sans prendre aucun aliment et qui ont résisté à cette abstinence prolongée. — Les Mammifères hibernants qui ne sont pas, comme les autres Mammifères, dans la nécessité de maintenir leur température constante, restent plusieurs mois sans manger en hiver.
Lésions causées par le jeûne. — On a noté des altérations des fibres musculaires lisses et striées et des fibres cardiaques (atrophie simple et dégénérescence granuleuse des éléments), la dégénérescence granulo-graisseuse de nombreuses cellules des glandes salivaires, du paneféas, du foie, des reins, et surtout la diminution du volume du noyau des cellules hépatiques et pancréatiques, mais particulièrement des premières, la diminution du
1. Cu. Chossat {1796-1875), célèbre médecin genevois, connu par ses recherches sur la chaleur animale et plus encore par ses recherches sur l’inanition.
2. Chez des Oiseaux privés d’eau (pigeons nourris avec des graines sèches), on a vu ces accidents se produire quand la perte d’eau était égale à peu près à 1/10 de leur poids. La mort survint quand cette perte atteignit i/5 environ de leur poids.
ALIMENTS. ALIMENTATION
volume du protoplasma et surtout du noyau des cellules de la substance corticale des capsules surrénales, l’atrophie de la rate. Toutes ces lésions sont d autant plus marquées que l’inanition a été de plus longue durée. De tous les organes, c’est le cerveau qui paraît résister le mieu-t et le plus longtemps au jeûne. L’intégrité de la charpente organique (os) et des organes les plus essentiels, cœur et cerveau, se maintient aussi longtemps que possible, tandis que le tissu adipeux et les muscles se désagrègent,
Troubles fonctionnels causés par le jeûne. — Les troubles fonctionnels ■qui se présentent durant 1 inanition peuvent être résumés brièvement : la température ne s’abaisse que dans les derniers jours, quand l’animal a perdu le tiers de son poids ; au moment de la mort elle n’est que de + 25° à + 30». La faiblesse musculaire (parésie) ne se produit que progressivement. A la dernière période, le pouls et la respiration ont diminué de fréquence. Les sucs digestits ne sont plus sécrétés qu’en minime quantité et ne contiennent plus de ferments actifs (après une quinzaine de jours). On a constaté, sur des chiens et des lapins ayant perdu plus de 30 p. 100 de leur poids, que 1 excitabilité de divers nerfs, pneumogastrique, sympathique cervical, grand splanchnique, nerf dépresseur, est diminuée et que la pression intra-artérielle est un peu abaissée.
On a vu plus haut (p. 136 et 139) les troubles qui résultent de l’inanition purement minérale.
Inanition partielle.
Nous venons d’e.xaminer ce qui se passe dans le cas d’alimentation nulle. Qu arrive-t-il quand il y a seulement alimentation insuffisante? G est 1 inanition partielle, qui peut être passagère ou chronique.
La première est réalisée dans des expériences de laboratoire et dans un grand nombre de maladies où brusquement la ration alimentaire est réduite. L’organisme se comporte alors comme dans le cas de l’inanition totale : il s’efforce de maintenir sa dépense totale de calories. Mais, au lieu d’emprunter à ses tissus tous les matériaux nécessaires pour couvrir cette dépense (ce qu’il est obligé de faire dans l’inanition totale), il n’emprunte qu’une quantité équivalente à la fraction même dont la ration a été diminuée. C’est surtout au moyen de ses réserves de graisse qu’il subvient à l’insuffisance delà ration qui lui est fournie ; secondairement il s'adresse à ses réserves d albumine, mais il n’use de celles-ci qu’avec la plus grande parcimonie. ^
Dans 1 inanition partielle chronique, que l’on peut malheureusement encore observer chez des populations entières qui reçoivent de eur travail un salaire insuffisant, l’organisme paraît capable de s adapter a cette alimentation défectueuse, La dépense de calories s abaisse en effet à 30-35 calories par kilogramme. Mais les êtres soumis à ce régime ne peuvent fournir qu’un travail médiocre et sont d ailleurs affaiblis et d’aspect chétif.
DIGESTION