‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 151 sur 510 · Sur la réaction du biuret, voy p · texte numérisé non relu

Sur la réaction du biuret, voy p

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aminés o,i d'acides dilTérenls (»oy. p 3°| molécules des mêmes acides

4. Il ne faüdrail pascrolrç que colle acllon fûl spécUlqiie. Les mallères alb.i minoldes éprouvent des modifications identimies sous l’inii,.An!^ra^ . ”

suc GASTRIQUE

dent et dans l’ordre indiqué. En réalité, toute la molécule albumine ne passe pas successivement par les divers stades protéoses etpeptone mais par l'elïet du travail pepsique il s’en détache de nombreux fragments dont chacun ne contient plus qu’une partie des noyaux associés dans la molécule primitive. D’autre part, on no connaît pas encore d’une façon sûre l’ordre d’apparition des multiples fragments fournis par le clivage de l’énorme molécule albumine; dès le début de la digestion, par exemple, E. Zünz * a vu apparaître des produits abiurétiques. Enfin la formation d’acides aminés, dans les conditions de durée de la digestion in vivo, est très minime. C’est là une différence importante entre la protéolyse pepsique et celle que produit la trypsine, différence corroborée d’ailleurs par ce fait, que les polypeptides de synthèse ne sont pas attaqués par la pepsine, tandis que la trypsine en dédouble un grand nombre en leurs acides aminés constituants.

On voit donc combien s’est modifiée la conception d’après laquelle la digestion pepsique ne consistait qu’en la transforrtiation des matières albumino’ides en propeptones et peptones, simples produits d’hydratations successives sans dédoublement ; elle consiste au contraire en fragmentations, en dédoublements successifs résultant de processus continus d’hydratation. Par suite, elle ne peut plus être considérée comme très différente essentiellement de la digestion trypsique (digestion pancréatique). Les seules différences qui subsistent entre les deux processus sont les suivantes : la digestion pepsique marche plus lentement, elle donne beaucoup moins de corps abiurétiques, comme on vient de le noter déjà, elle n’aboutit pas à la formation de tryptophane

Une autre remarque non moins importante concerne la proportion relative des divers produits de la digestion pepsique. Les peptones n’en représentent qu’une petite partie*.

Pour des digestions de viande cuite in vivo (sur le chien) d’une durée de une à six heures, on a trouvé en moyenne 90 p. 100 de l’azote du contenu stomacal sous forme d’albumoses et le reste sous forme de peptones et de peptoîdes®. D’autre part, en faisant digérer in vitro de la sérumalbumine cristallisée, on a trouvé sur 100 parties d’azote de la matière protéique, après huit heures, environ les deux tiers de cet azote dans les

1. Les pejttones s'éloignent plus que les protéoses de la molécule primitive, elles ne renferment plus ni soufre ni groupement liydrocarboné.

2. E. ZuNz, chimiste physiologiste belge contemporain, auteur de travaux importants sur la digestion pepsique.

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