Physiologiste américain contemporain
3. La fermeture du pylore serait aussi provoquée par la réplétion de l’intestin grêle (première moitié;. ’’
MOUVEMENTS DE L’ESTOMAC
l’inlroduclion d’un peu d’acide chlorhydrique par une fistule duodénale met obstacle à l’évacuation gastrique.
Ainsi le même agent chimique, l’acide chlorhydrique que sécrètent les glandes stomacales, produit successivement un phénomène d'inhibition, le relâchement du pylore, et un phénomène moteur, le resserrement du pylore, suivant qu’il agit au-dessus ou au-dessous de cet orifice. La région pylorique est donc soumise à ce que Baymss et Staiu.jng' ont appelé la « loi de l’intestin » d’après laquelle une e.Kcitatibn portée sur un point de l’intestin détermine une contraction du segment immédialement situé au-dessus de ce point et un relâchement de la portion située au-dessous.
Quant au cardia, il reste fermé par suite du développement de la réaction acide dans le contenu de l’estomac. En effet, quand ce contenu est neutre ou qu’on le rend légèrement alcalin par addition de bicarbonate de soude, il se produit des régurgitations dans l’œsophage. — L’occlusion normale du cardia nous empêche de sentir l’odeur et le goût désagréable du contenu gastrique.
On admet que les réactions motrices consécutives à ces excitations chimiques sont des mouvements réflexes. En effet, si l’on sectionne circulairement les deux couches musculaires du duodénum, aussi près que possible du pylore, on voit que l’estomac se vide très rapidement; l’action de l’acide sur la muqueuse duodénale ne peut plus, dans ce cas, se transmettre jusqu’au pylore. Normalement donc elle s’exerce sur le plexus d’Auerbach situé dans la musculaire duodénale et se réfléchit sur les filets moteurs du pylore. C’est un l'éflexe périphérique. — De même, l’acide gastrique continue à proA'oquer la fermeture du cardia après section des nerfs splanchniques et des vagues.
R. Innervation inoti-ice de l’estomac. — Les mouvements de l’estomac persistent après la section de tous les nerfs de l’organe. Ün admet qu’ils sont sous la dépendance des ganglions nerveux disséminés dans les parois gastriques. Les nerfs extrinsèques ne sont donc point moteurs, au sens propre de ce mot, mais seulement modificateurs des mouvements. Telle est aussi la nature des nerfs du cœur, trgane auquel par conséquent l’estomac est, à cet égard, comparable.
L’innervation motrice de l’estomac n’en est pas moins importante. Elle est double, motrice et inhibitrice ; en d’autres termes, elle se répartit entre des nerfs dont l’excitation provoque des mouvements et des nerfs dont l’excitation arrête les mouvements.
C’est l’excitation du bout périphérique d’un pneumogastrique qui détermine des contractions rythmiques plus fortes et plus fréquentes.
1. Physiologiste anglais contemporain, professeur à l’Université de Londres.
DIGESTION
Celle du bout périphérique d’un splauclmique amène le ralentissement ou 1 arrêt de ces mouvements. Cependant les nerfs va-iies enn lennenl aussi <les fibre, d'arrêt dont on a pu nmnlrer l’actio“’n - • et, d apres quelques physiologistes, les splanchniques contiendraient au.ssi des filets moteurs. - Les lilets gastriques des splanchniques pioviennent de la moelle dorsale et ceux des pneumogastriques des racines mêmes de ces nerfs.
~ le contenu stomacal passe dans l'œsophage
puis est rejeté au deliors. ^ “
Dans la première phase, préparatoire, mais essentielle, il se produit
nales oui ‘‘‘aphragme et des muscles des parois abdomi-
célSre dê M la pression intra-abdominale. Une expérience
^ M..genu,e! avant
enlevé 1 estomac à un chien et mis à la place une vessie pleine d’eau en
communication avec 1 œsophage, put, après avoir recousu les parois abdominales, voir l’animal rejeter par des edorts de vomissement |après mjection d émttine dans les veirms) le contenu de cefte vessie, par le leul ellet de la presse abdominale et diaphragmatique.
Cependant la tunique musculaire de l’estomac, si elle n’agit pas pour produire eljorl du vomissement, pour projeter au dehors le contenu du visctre, agit du moins pour en favoriser la sortie. D'une part, en effet il lau que le pylore se contracte, de manière à empêcher le passage du con enu de estomac dans l’intestin. D’autre part, l’orifice cardiaque se dilate, hans doute les efforts de vomissement n’aboutissent que si la presse abdominale se produit en même temps que cette ouverture du cardia, e e-ci nen est pas moins nécessaire; l'expérience de Magendie, rapportée plus haut, ne réussit que si le cardia a été enlevé avec l'estomac • car le relâchement du cardia n’est possible que quand l’estomac est intact — Quel e est la cause de ce relâchement? L’étude de la pression thoracique montre que la brusque contraction du diaphragme augmente le vide thoracique; 1 œsophage devient alors béant; c’est pendant cette dilatation du thorax que le cardia se laisse franchir et que s'opère la migration du contenu gastrique à travers cet orifice, puis â travers l’œsoplia-œ Dans la seconde phase du vomissement, phase expulsive, c\>st par 1p mécanisme de l’effort que les matières sont rejetées au dehors. Après la forte inspiration de la première phase, le thorax s’immobilise par la contraction des muscles inspirateurs et la glotte se ferme; le voile du pa aïs se relève en même temps pour fermer les fosses nasales ^ La