Voici deii.v expériences démonstratives; i» (M Doyon i
qui a reçu de la pilocarpine (ce poison augmente le tonus g^striqL) excitm^^ du pneumogaslrique arrête les mouvements de l’estomac ; 1 2»(F D urm?, i89fi sur un anima alropinisé (l’alropine paralyse les fibres motrices du pneulno^ -rique), chez lequel on reveille la contractilité stomacale au moven de la nim carpine, on excite le bout périphérique d’un nerf vague; on constate que l'e^sto mac se dilate rapidement. L’atropine respecte en effet les libres iS LtSâ gastrupies contenues dans le tronc du vague. inmounces
2 Quand l’effort est violent, les matières forcent le voile du palais et sont projetées aussi dans les losses nasales, et non plus seulement dans la bouche
DIGESTION INTESTINALE
pression intrathoracique s’élève ])ar suite de la contraction des muscles expirateurs et, sous l’inlluence de cetle augmcnlation de pression, les matières sont projetées hors du canal œsoj)liagicn.
Le vomissement est un acte réllexe. Il peut être provoqué par des excitations de la base de la langue, du voile du palais, de la muqueuse stomacale, de l’intestin, de l’utérus, du péritoine, etc., ou bien encore du cerveau (influences psychiques). — Il est produit aussi par did'érentes substances dont le type est l’ipécacuanha. Le principe actif de cette racine (de la famille des Rubiacées), Véméline^, agit directement sur les centres nerveux et peut-être aussi sur les filets sensitifs de la muqueuse gastrique; il en est rte môme de l’émétique 2 ou tartre stibié (expérience célèbre de Magendie, provoquant le vomissement par injection d’émétique dans les veines).
On a vu que de nombreux muscles interviennent dans le vomissement; ils agissent d’une façon coordonnée; il est vraisemblable que cette coordination se fait dans un centre spécial. Chez le chien le vomissement est empêché par la destruction des couches profondes du milieu du bulbe, dans les environs du calaraus scriplorius. Le centre réllexe du vomissement se trouve donc situé dans le bulbe.