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PHYSIOLOGIE DU GROS INTESTIN

centres périphériques reçoivent de l’axe cérébro-spinal des fibres nerveuses qui excitent ou modèrent leur activité, de telle sorte que l’innervation de l’intestin, comme celle de l’estomac (voy. p. 226), rappelle celle du cœur, dans lequel des ganglions jouent aussi le rôle de centres autonomes, mais placés cependant sous l’influence d’un centre cérébro-spinal.

Ce sont les pneumogastriques et les splanchniques qui rattachent l’intestin à la moelle ; l’excitation du bout périphérique d’un pneumogastrique détermine des mouvements péristaltiques ou les exagère; celle d’un splanchnique diminue ou arrête ces mouvements. — La section des deux pneumogastriquesetdes splanchniques ne supprime pas les contractions intestinales; comme les nerfs dits moteurs de l’estomac, ce ne sont donc que des nerfs modificateurs, et non producteurs, du mouvement.

D’après ce qui a été dit plus haut de la combinaison des phénomènes de contraction avec ceux de relâchement des parois musculaires, tout le long de l’intestin grêle, il est vraisemblable que les excitations diverses qui mettent enjeu l’excitabilité des nerfs de ces parois provoquent simultanément l’activité des pneumogastriques, nerfs moteurs, et celle des splanchniques, nerfs inhibiteurs.

Outre ces fibres motrices, le pneumogastrique contient encore des fibres sensitives ; il en est de même du splanchnique qui, de plus, est le nerf constricteur des artères et des veines intestinales.

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