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De onde, et j écris

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mais muni d’un llottcnr portant une tige à l’extrémité de laquelle est fixé un style inscripteur (fig. 74). Beaucoup de pliysiologistcs ont imaginé des appareils qui ont* plus ou moins modifié ce premier type. Tous ces appareils ont l'avantage de fournir des grapliiques qui représentent directement en centimètres de mercure la valeur absolue de la pression, à chacpie moment de l’expérience.

Les manomètres élastiques sont plus maniables que les manomètres à mercure, et sui'tout plus exacts, puisque, n'ayant pas l’inertie d’une masse de mercure en mouvement, ils peuvent suivre et inscrire fidèlement les variations de la pression artérielle. Il faut seulement les graduer au préalable, ce que Ton fait en les conjuguant et les comparant, dans des conditions de fonctionnement statique, avec un manomètre à mercure. Un mo- Fig. 75. — Manomètre métallique élastique de Mahey. con-

dèle usité est le manomètre métallique de Marey

(fit

Un autre mano-

mètre élastique, qui offre l’avantage d’être de construction très simple, est le sphygmoscope de Chauveau et Marey; cet appareil se compose essentielle, ment d’un tube large en verre et d'un bouchon que coiffe un doigt de gant en caoutchouc ; le bouchon ainsi coiffé est introduit

jugué à un manomètre compensateur indiquant la tension artérielle moyenne (d'après AIakïï).

m, cuvette métallique à parois très extensibles (cuvette de baromètre anéro'ide) en communication avec l’artère par le tube de caoutchouc T et incluse dans une autre cuvette métallique, au milieu d’un liquide auquel sont transmises toute» ses alternatives d’expansion et de retrait; celles-ci à leur tour se transmettent par le tube T’, plein d'air, à un tambour à levier. — Ce manomètre élastique est uni à un manomètre h mercure qui porte un étranglement e à la partie inférieure de sa colonne libre; cet étranglement crée une résistance destinée à éteindre les oscillatii ns de la tension artérielle. Le niveau auquel se maintient la colonne de mercure indique la valeur moyenne de cette tension ou tension moyenne (manomètre compensateur do Marey).

dans le tube (voy.

fig-

7(i). Le tube a qui traverse le bouchon est prolongé par un petit braucbeinent en caoutchouc muni de la canule artérielle; on le relie à. l’artère après avoir, au moyen du tube latéral L chargé tout le sphygmoscope avec une solution anticoagulante. Quant au tube d, il met en communication l’enceinto aérienne du sphygmoscope avec un tambour à levier qui inscrit tous les mouvements d’expansion et de retrait du doigt de gant. — Il existe d’autres manomètres élastiques constitués par de petites capsules dont la mem-

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brane élasticiiie est soit une mince membrane métallicjue, soit une membrane de caoutchouc, c’est-à-dire toujours un corps aisément déformable, • ayant peu de masse et par conséquent jieu d’inertie.

b. Étl'ue analytique de l.A

PRESSION AHTÉuiEi.uE. — L’inscuiplion de la pression artérielle fournit un tracé, sur le chien par exemple, du type de celui que représente la

ligui'e 77.

Ce tiacé ne forme pas une ligne droite, mais une série d’oscillations l’égulières au-dessus d’un certain niveau. Ce qui conduit tout de suite à la considération d’un élément constant et d’un élément variable de la pression artérielle. L’élément constant, c’est la valeur minima audessous de laquelle ne descend pas la pression artérielle et au-dessus de l-aiiuelle se passent ses oscillations; l’élément variable est constitué justement par ces oscillations (voy. lig. 78).

Prcasion constante. Eléments dont dépend la valeur de la pression ■constante. — La valeur de l’élément constant de la pression arté-

Fi^f. 76. — Sphygmoscope de CiuuvtAU

et .MAtlKY.

Fig. 77. — Tracé de la pression carotidienne chez le chien.

-fielle ou de la pression constante, à un moment donné, est une résultante de trois facteurs, puissance cardiaque, résistance vasculaire ■et quantité de sang.

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Pour bien comprendre les rapports qui lient la tension artérielle constante et à la valeur de l’impulsion cardiaque et au calibre des vaisseaux contractiles, il est nécessaire de savoir comment s’établit et se règle la tension artérielle. Supposons le cœur arrêté; on réalise expérimentalement cette condition par l’excitation du bout périphérique d’un nerf pneumogastrique sectionné. Le système artériel se vide alors progressivement c*t quasi complètement; les artères du cadavre sont, on le sait, entièrement vides de sang. La tension artérielle est donc nulle, au moment de la vacuité complète des artères. Le cœur recommence alors à battre. Considérons le système de la grande circulation. Le ventricule gauche lance une première ondée, puis une deuxième, puis une troisième, etc., qui se logent dans l’aorte, en distendant progressivement les parois de cette artère. Mais au fur et à mesure que celle-ci se distend, sa force élastique de retrait augmentant devient une force de propulsion de plus en plus grande pour le sang qu'elle contient. Il arrive un moment où, sous l'inlluence des ondées ventriculaires successives, cette force de retrait élastique est devenue telle qu’elle imprime au sang artériel une vitesse assez grande pour que, entre les deux systoles, le système artériel ait évacué une quantité de sang égale à celle qui y arrive par le débit systolique. A ce moment l’équilibre entre le débit cardiaque et le débit artériel est établi; le système artériel débite entre deux systoles ventriculaires autant qu'il reçoit à chaque systole; il n’y a plus de raison pour qu’il emmagasine denouvelle charge sanguine; son régime de tension constante est établi. Mais il est établi évidemment pour des valeurs données du débit systolique et du rythme cardiaque, et aussi de la résistance à l’écoulement du sang commandée par le calibre des vaisseaux. Que l’une de ces valeurs vienne, en effet, à varier, et l’équilibre entre les débits cardiaque et artériel est rompu. Un nouveau régime de tension constante seulement le rétablira.

D’après ces considérations, il est facile de se rendre compte des variations de la tension artérielle constante, en fonction des divers facteurs, déhit systolique, rythme cardiaque, 7'ésistance vasculaire. Ces variations sont exprimées par le tableau ci-dessous :

Pc|

l'iir. 78. — Élément constant et élément variable de la pression artérielle ^.NUrevk PG, pression conslante; — l’V, pression variable.

Tension artériell».

Puissance cardiaque.

^ Ryllime

^ Débit

( -f- (vaso-constriclion)

( — (vaso-dilatation)

On voit par ce tableau que la pression artérielle constante croît ou décroît comme la puissance cardiaque, croît ou décroît comme la résistance vasculaire. 11 va de soi que les variations de chaque facteur peuvent être isolées ou simultanées, de même sens ou de sens contraire et que la tension artérielle représente toujours une résul-

Fig. 7!). — Chute de la pression artérielle par l’excilalion du bout périphérique d un pneumogastrique (la pression subit une chute de 9:2 millimètres de mercure).

Chien chloralosé. — PC, pression carotidienne enregistrée au moyen d'un manomètre à mercure ; — E, excitation du nerf par un courant induit de moyenne intensité.

tante dont on a, dans toute étude e.xpérimentale, à dissocier les divers éléments que nous venons d’indiquer.

Une expérience classique fournit la démonstration des faits groupés dans le tableau ci-dessus. On excite le bout périphérique du pneumogastrique sectionné par un courant faradique ne produisant qu’un ralentissement ou un court arrêt des contractions cardiaques : le débit systolique devient moindre dans l’unité de temps ; et l’on constate une chute de la pression artérielle que le kymographe inscrit (fig. 79). On cesse l’excitation : le cœur s’accélère, le débit systolique augmente dans l’unité de temps, la pression artérielle se relève. Voilà les facteurs cardiaques en jeu. — Excitons maintenant le bout central de ce même pneumogastrique : bien vite la pression artérielle s’élève (fig. 8ü). Pourquoi? L'analyse du phénomène fait constater que l’excitation du bout central d’un nerf sensible donne lieu à un réflexe vaso-constricteur, c'est-à-dire à un resserrement du calibre des vaisseaux artériels contractiles, duquel résulte une augmentation de ré-

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sistancc vasculaire à l’écoulement sanguin; il s’ensuit une élévation de la tension artérielle. On cesse l’excitation du bout central du pneumogastrique : les vaisseaux resserrés reviennent à leur diamètre normal; celte dilatation produit une diminution de résistance à l'écoulement, d’où chute de la tension artérielle.

La tension artérielle constante est aussi en rapport avec la niasse de sang contenue dans le système artériel.

Mais ce rapport est moins étroit qu’on ne pourrait le supposer.

Dans le cas d’excès de la masse sanguine, le système veineux, dont la capacité est très mobile, sert de réservoir; ainsi les injections intravasculaires, même considérables, de liquide intluencent très peu la pression artérielle; c’est qu'une grande partie du liquide injecté

n’arrive pas jusqu’au cœur, mais reste dans les veines ou séjourne dans le foie; et une autre partie est très vite éliminée par la sécrétion rénale (voy. p. 343). D autre part, dans le cas de soustraction sanguine il se produit des phénomènes réflexes de vaso-constriction, c’est-à-dire de resserrement des vaisseaux contractiles, qui, en augmentant la résistance à recouiement, compensent l’effet de chute qu’amènerait la soustraction sanguine; en même temps, par un autre phénomène d’adaptation, toutes les glandes réduisent leur sécrétion. En réalité, une saignée, à la condition

Poule (Artère sciatique).

Cheval (Artère carotide;.

Chien (Artère carotide).

Cobaye (Artère carotide).

Couleuvre (.Artère carotide).

Tortue (Artère carotide).

Grenouille (Artère iliaque).

Licne de zéro du manomètre,-

Fig. 81. — Pression artérielle dans la série des Vertébrés (d'après Jolykt).

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toutefois d’être faite lentement, sans brusque traumatisme, même si elle est importante, laisse la pression, artérielle sensiblement intacte.

Valeur de la pression constante aux divers niveaux du système artériel et suivant l'espèce animale. — La tension artérielle présente une valeur décroissante de l’origine à la périphérie du système artériel. Cette donnée résulte de la loi générale qui régit l’écoulement d’un liquide en système clos. Le fait même de l’écoulement ou de la circulation résulte de ce que les molécules du système liquide sont à une pression inégale, d’où écoulement ou circulation dans le sens de la plus forte pression à la moindre pression. L’expérience physique classique des tubes piézométriques de Berxouilli rend compte de ce fait.

Voici quelques chiffres qui suffiront à montrer la décroissance de la pression artérielle au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’aorte.

Chien i Pression dans faorle 0,17 cenlim. de mercure.

’ ( — la tibiale o,i3 —

Veau ^ Pression dans la carotide ..... . 0.11

' l — la métatarsienne.. 0,08 —

La pression varie aussi suivant l’espèce animale, comme on le voit sur lafig. 81.

Pression variable ; ses oscillaiions physiologiques. — L’inscription de la pression artérielle nous a montré (fig. 77j que celle-ci n’a pas constamment la même valeur, — s’il en étaitainsi, elle serait sur le tracé représentée par une ligne droite, — mais présente une série d’oscillations de grandeur différente qui se reproduisent suivant des rythmes réguliers. L’élément variable de la pression artérielle est constitué par l’ensemble de ces oscillations physiologiques.

On en distingue trois sortes : 1° le premier groupe est celui des oscillations d'origine cardiaque. Chaque contraction du cœur est cause d’une brusque élévation de la pression artérielle ; et sur le tracé de celle-ci se marquent toutes ies systoles comme autant de variations cardiaques de la pression; — 2° ces variations systoliques de la pression ne s’inscrivent pas elles-mêmes sur une ligne droite, elles s’étagent en quelque sorte le long d’oscillations plus amples (voy. fig. 77, aa, bb], oscillations respiratoires. La correspondance entre ces variations de la pression artérielle et les mouvements de la respiration est démontrée par l’inscription simultanée de ces mouvements et de la pression artérielle. Chez les animaux et chez les individus dont le cœur s’accélère au moment de l’inspiration, la pression artérielle s’élève pendant cette phase de la respiration et s’abaisse pendant l’expiration. Le chien, dont le cœur présente un type très marqué d’accélération inspiratoire, fournit un bel exemple de cette relation. Chez les animaux et chez les individus dont le cœur ne s’accélère pas au moment de l’inspiration, la pression artérielle s’abaisse pendant l’inspiration et s’élève Glky. — Physiologie. 27

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pendant l’expiration. C’est ce que l’on observe chez le cheval, le lapin et beaucoup d’autres Mammifères. La raison en est que, toutes choses restant, égales du côté du cœur, il se produit, sous l’influence de l’augmentation inspiratoire de l’aspiration thoracique, une diminution de pression à l’intérieur de tous les organes thoraciques, y compris les gros troncs artériels : de plus, la déplétion veineuse qui se fait à ce même moment entraîne, par appel du sang artériel, une déplétion des artères; ces deux causes s’ajoutent pour faire tomber la pression artérielle pendant l’inspiration. Dans le cas des animaux et des individus dont le rythme cardiaque présente une accélération respiratoire, la diminution dépréssion, d’origine mécanique, à l’inspiration se trouve contre-balancée par l’effet de l’accélération cardiaque ; celui-ci est même assez puissant pour renverser le sens du phénomène ; — 3<> si enfin on examine sur le tracé de la figure 77 tous les sommets des oscillations respiratoires de la pression artérielle, on voit qu ils ne sont pas situés sur une ligne droite, mais que leur jonction par une ligne continue révèle des ondulations peu amples, mais très étendues. C’est là un troisième groupe d’oscillations de la pression artérielle, d’oriÿiïie vfiso-moti'ice ^ . Elles sont indépendantes de la respiration, car on les observe chez le chien curarisé soumis à une respiration artificielle régulière. On admet qu’elles représentent des modifications de la tonicité des artérioles, qui se produisent normalement suivant un rythme lent et avec peu d’amplitude.

Rapports de l'élément constant et de l'élément variable de la pression artérielle. — On considère en général ces deux éléments comme variant en sens inverse l’un de l’autre; plus la pression constante est élevée, moindre est l’amplitude de ses oscillations, c’est-à-dire plus faible est la pression variable et réciproquement. Mais c’est là une question complexe que nous retrouverons à propoc des rapports du pouls avec la pression artérielle ; nous l’étudierons alors (voy. p. 435).

B. Sphysfinoinanométrie chez l’hoinme. — L’exploration de la pression artérielle se pi-atique chez l’homme dans des conditions imparfaites, puisqu’elle ne peut s’effectuer qu’indirectement, à travers les tissus. On la mesure cependant en vertu de deux principes.

1. Il ne faut pas confondre ces oscillations avec d’autres variations vasomotrices de la pression artérielle, dites onditlalions de Traube-Herinq, qui s'étudient dans des conditions expérimentales particulières chez le chieri (ouverture large du thorax et de l'abdomen, section des pneumogastriques et des phréniques) et qui consistent en une chute dépréssion durant les efforts d’inspiration et une élévation au moment de l’expiration, c’est-à-dire en des phénomènes^ inverses de ceux que l’on observe d’ordinaire chez le chien. Ces oscillationssont dues à une augmentation delà tonicité artérielle pendant l’expiration, à une diminution pendant l’inspiration ; elles sont donc vaso-motrices, mais par leur mécanisme, et non par leur origine qui est respiratoire, puisqu’elles sont isochrones aux mouvements de la respiration.

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l» Le premier et le plus simple est que la compression exercée sur un vaisseau par un fluide extérieur, nécessaire pour aplatir le vaisseau et ainsi empêcher, au-dessous du point comprimé, la transmission des ondes qui le parcourent, est égale à la pression qui détermine la progression de ces ondes à l’intérieur même du vaisseau.

Mauey, le premier, a montré la possibilité de l’application de ce principe à la mesure de la pression artérielle, s. k. von B.ASCH ensuite, imagina un appareil où la contre-pression exercée par l’eau était transmise à un manomètre à mercure.

PoT.AiN a modifié et perfectionné cet appareil en substituant l’air à l’eau et un manomètre métallique anéroïde au manomètre à mercure (voy. fig. 82).

Ce spbygmomanomètre, d'emploi commode, est très souvent utilisé en clinique. L’ampoule qui le constitue essentiellement est appliquée sur l’artère, d'ordinaire la radiale, et comprimée progressivement jusqu’à ce que les battements ne soient plus sentis en aval. Le nombre indiqué par le manomètre à ce moment est considéré comme donnant la valeur de la pression artérielle.

2® L’autre principe sur lequel repose la mesure de la pression artérielle chez l’homme est le suivant : pour une pression extérieure contre-balançant exactement la pression interne qui distend les parois artérielles, les oscillations de ces parois ont leur maximum d’amplitude; à ce moment, en effet, les parois des artères se trouvent dans une situation d’équilibre (une pression égale s’exerçant sur chacun de leurs côtés) qui leur permet, pour un même ébranlement ondulatoire, la vibration la plus grande.

1. s. s. K. vo.^ Basgu (i837-i9o4), médecin et physiologiste autrichien, a fait de très intéressants travaux sur l’innervation de l’utérus, de l’intestin, sur la pression artérielle, etc.

A, ampoule do caoutchouc, de forme ellipsoïde, composée de quatre secteurs collés les uns aux autres et dont trois doivent être résistants ; le quatrième. B, destiné à être appliqué sur le trajet de l'artère, est de paroi mince, renforcée seulement vers les pôles. — Un tube de transmission réunit l'ampoule à la cuvette d’un manomètre anéro’ïde, dont les divisions traduisent la pression en centimètres de mercure. — R, robinet placé sur le trajet du tube et permettant de mettre l’appareil sous pression convenable (environ 3 centimètres) avant l’expérience, defaçon que l'ampoule soit tendue suflisamment et ne risque pas de s’aplatir au moment de l’application.

C est ce principe que Marev a appliqué dans l’appareil représenté cidessous (fig. 83) et sur lequel divers autres physiologistes ont également construit des instruments plus ou moins pratiques. Dans tous les appareils de ce genre, on mesure la tension constante, c’est-à-dire la valeur minima au-dessous de laquelle ne descend pas la tension artérielle et audessus de laquelle oscille son élément variable, tandis que, dans les appareils du premier genre, on obtient la valeur maxima de cet élément variable.

On peut d’ailleurs, par celle méthode, connaître aussi la valeur de la pression maxima. Celle-ci est donnée par la valeur de la contre-pression juste sullîsante pour obtenir l’extinction des pulsations. Cette méthode a été désignée par Pachon (1909) sous le nom générique de OTé/Aot/e des oscillations', pour son application correcte

Fig. 83. — Appareil de Marey pour la mesure de la pression sanguine chez l'homme.

Le doigt est enfermé dans un manchon en verre M, rempli d’eau et relié, grâce à l'ajutage rt. d'une part, à un appareil compresseur C et, d’autre part, à un manomètre à mercure .MHg. — En exerçant des compressions successives au moyen del’appareil C, on arrive à une valeur pour laquelle on a un régime optimum de pulsatioms. Le chill're obtenu indique la tension constante du vaisseau.

en sphygmomanométrie clinique il faut, comme l’a montré Pachon, que l'appareil utilisé comme indicateur ou inscripteur des pulsations ait une grande sensibilité, pour que l'on puisse saisir nettement les différences de ces pulsations et, en même temps, une sensibilité rigoureusement constante, aux divers régimes de pression auxquels sont comparées entre elles les pulsations, h'oscillomèlre sphy g momé trique de Pachon répond justement à ces exigences grâce au principe sur lequel il est établi et qui

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Fig. 84. — Schéma de l’oscillomètre sphygmométrique, à sensibilité maximale constante,

de V. P/.CHO«.

« Dans une enceinte rigide (bottier métallique) et parfaitement hermétique E est enfermée One cuvette anéroïde c. Bottier E, capsule manométrique c et brassard B sont normalement en communication par les conduits f, b, a. Une pompe P permet d’établir toute pression voulue dans le système constitué par ces organes ; le chiffre de pression est donné par le manomètre M ; une valve d'échappement v permet de diminuer ad libitum la valeur du régime de pression préalablement établi.

Ébint donné un régime quelconque dépréssion, veut-on faire une lecture, c’est-à-dire reconaallre l'amplitude des pulsations artérielles à ce régime, il suffit alors d'agir sur un organe séparateur S, dont la manœuvre intercepte la communication entre lebolher E, d'une part, et le système composé du brassard B et de la capsule manométrique c, d'autre part. A ce moment, les variations de pression, créées dans le brassard par les variations rythmiques de volume du segment de membre exploré (bras ou poignet), sont transmises exclusivement à la capsule manométrique, qui les traduit nécessairement avec une sensibilité constante et maxima, puisque ces variations de pression surprennent toujours la capsule manométrique dans un état de tension nulle, ses parois supportant à l'extérieur comme à l'intérieur la pression de régime à laquelle on fait la lecture, et donnée par le manomètre M. L'amplitude des oscillations est traduite par le déplacement sur un cadran d'une aiguille l reliée à la cuvette anéro'i'de par un système de commande approprié » (Comptes rendus de la Soc. de liiologie, 15 mai 1909, p. 777).

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consiste à maintenir automatiquement au zéro, sous tous les régimes de pression, la capsule oscillométrique(voy. fig. 84); d’où grande sensibilité et à la fois sensibilité maximale constante.

3° Il existe encore une autre méthode, plus directe que les précédentes, car c’est la pression du sang elle-même qui élève la colonne de mercure du manomètre à la hauteur de la pression artérielle.

Cette méthode, imaginée par IIünTHLE, consiste à anémier un membre au moyen de la bande d’EsMARCH, j)uis à introduire le membre anémié dans un cylindre de verre rempli d’eau et relié à un manomètre à mercure (voy. lig. 85). On enlève la bande d’EsMARcn; le sang pénétre dans le membre et en même temps élève la pression dans l’appareil jusqu’à ce qu’elle soit égale à celle des artères du membre. Le manomètre indiijue cette pression et ses variations qu’on peut inscrire au moyen d'un flotteur muni d’un style.

3° Phénomènes intimes de la circulation dans les artères (suite). La vitesse du sang dans les artères.

On peut rechercher quelle est la vitesse moyenne du cours du sang dans une artère et quelle est sa vitesse à chaque instant et par conséquent ses variations.

A. Vitesse moyenne du sang; dans les artères. — Le problème à résoudre con.siste à déterminer le temps que met une tranche de sang à parcourir une longueur donnée du vaisseau. Il

faut évidemment pour cela recourir à des artifices.

Pour évaluer la vitesse moyenne du sang dans les gros vaisseaux, on a imaginé des appareils dont le principe consiste en la substitution à une certaine longueur d’une artère de fort calibre d’un tube de verre contenant un liquide alcalin; on détermine le temps qu'il faut au sang pour chasser du tube le liquide en question et, par suite, pour parcourir la longueur connue de ce canal artificiel. Cet appareil, dû à Volkmaan^ (1850), constitue \ hémodromomètre * (fig. 86); il se

Fig. 86. — Hémodromomèlre

fie VOLKMAAN.

niquant avec un tube

compose d’un tube de verre A, recourbé en fera cheval, garni à chacune de ses extrémités d'un ajutage métallique muni d'un robinet et commumétallique droit que l’on enchâsse dans les deux

1. \ \V. Voi-KMANN (i8o>i877), physiologiste allemand, connu surtout par ses travaux d'hémodynamique et d'optique physiologique.

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