De sang, S,d;xo;, course, et ix/Tfov, mesure
CIRCULATION DANS LES ARTERES
bouts (le l’aiTèio, a, a’. Le tube (jlant rempli de la lic^ueur alcaline et toute communication supprinnie avec l’artère (fig. 8G, n® 1), grâce au jeu •des robinets (à trois (voies), de telle sorte que le sang suive le canal métallique, on tourne subitement les doux robinets : le sang s’engage nécessairement dans le tube de verre (ftg. 80, n° 2) c]u’il parcourt, en chassant devant lui la colonne de liquide incolore, pour gagner l’autre bout de l’artère.
Le Sb'omuhr ou compteur de Ludwig, qui mesure le débit moyen d’une artère en un temps donné, dérive du même principe que l’appareil de Volkmann; c’est le plus connu des instruments de ce type.
La vitesse moyenne du sang a été estimée chez les grands Mammifères à 50 centimètres par seconde dans l’aorte, à 30-40 centimètres dans les grosses artères. Elle varie du reste, chez les divers animaux. Dans la carotide du chien elle a été trouvée de 20 à 30 centimètres par seconde ; dans celle du lapin, de 10 à 20 centimètres.
B. Variations de la vitesse du sang dans les artères.
Vitesse constante et vitesse variable.
— La vitesse du sang varie suivant les différentes phases de la révolution cardiaque. On peut mesurer ces variations au moyen d’appareils dont le principe, comme on va le voir par la description qui suit, est tout différent de celui des appareils servant à la mesure de la vitesse moyenne.
Fig. 87. — Hémotachomèlre de ViEBORDT.
Le premier de ces appareils, V hémolacliomèlre ^ de Viebordt (1858), consiste en une petite boîte transparente (fig. 87) que l’on substitue à une portion d’artère ; dans cette boîte flotte un pendule que le courant dévie d’autant plus qu’il est plus rapide; on peut, d’après le degré de la déviation, calculer la vitesse du sang.
Chauveau a construit un hémodromomètre sur le même piincipe (186Ü). Une aiguille, enfoncée verticalement dans une artère, oscille autour d’un point fixe devant un cadi'an et s’incline d’un angle plus ou moins grand suivant la vitesse du courant; on lit sur le cadran les inclinaisons de l’aiguille (voy. fig. 88). Elle présente de plus des oscillations en rapport avec les contractions du cœur. On gradue l’appareil en y faisant passer des courants d’eau de vitesse connue et eu cotant la déviation de l’aiguille.