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De aîjia, sang, -.âz»;, vitesse, et giTjov, mesure

Fig. 88. — Schéma de l’hémodiomomètre de Chauveau.

T, tube introduit dans la carotide du cheval. La flèche indique le sens du courant sanguin qui fait dévier l’extrémité P en forme de palette de l'aiguille mobile A.

CIRCULATION DU SANG

Dans des expériences avec Loutkt, Chauveau a rendu inscripteur cet appareil, le Iransforiuant ainsi en hémodromographe.

La vitesse du sang, ainsi étudiée, ollVe des rapports avec la pression artérielle. Comme celle-ci, elle n’a pas une valeur uniforme, mais présente un élément constant et un élément variable. Sous l’innuence de chaque systole ventriculaire la vitesse du sang artériel présente un renforcement, variation cardiaque de la vitesse du sang, analogue à la variation cardia([ue de la pression artérielle, et, d’autre part, même [)endant le repos du cœur, elle conserve une certaine valeur. L’iiémodromograplie de Chauvi: vu et Lortet pei’met d'enregistrer ce pouls de vitesse {Slrompuls), dont le tracé de la ligure 89 montre bien les rapports avec les variations cai-diaques de la pression ou pouls de pression {Druckpuls).

Fig. S!). — Tracés simultanés de la vitesse du sang V et de la pression P, dans la carotide du cheval (d’après Chaove.vu et Lortkt). Des repères, 1,2, 3, 4 servent à déterminer le synchronisme des diUéreiits éléments de ces courbes.

Si la pression et la vitesse du sang dans les artères ont un élément cardiaque commun auquel elles doivent de subir des variations systoliques parallèles, elles sont toutefois, en dehors de cette relation, dans une indépendance respective qu’il importe de marquer. Tout d’abord la vitesse du sang ne dépend pas, comme on a parfois tendance à le croire, de la valeur absolue de la pression artérielle. Elle dépend, dans un territoire artériel considéré, de la différence de pression entre les deux |)oints extrêmes de ce territoire et, en un point quelconque, de la ditférence de pression en amont et en aval de ce point. Toutes les fois que les variations de la pression sont d’origine

CIRCULATION DANS LES ARTÈRES

cardiaque, toutes choses égales du côté des résistances vasculaires, la vitesse du sang dans le système artériel varie comme la pression ; variations cardiaques de la vitesse et variations cardiaques de la pression se correspondent. Au contraire, toutes les fois que les variations de la pression artérielle sont d’origine périphérique, c’està-dire dues à des modilications du calibre des vaisseaux (vasoconstriction, vaso-dilatation) modifiant la résistance à l’écoulement du sang, vitesse et pression du sang dans les artères varient alors en sens contraire ; si la résistance augmente, la vitesse devient moindre, toutes choses égales du côté du cœur, tandis que la pression, en raison même de l’écoulement moindre, augmentera, et inversement. Le tableau ci-dessous réunit ces divers rapports de la pression et de la vitesse du sang dans les artères :

Variations concomitantes de la pression et de la vitesse du

sang dans les

artères, en fonction de l'origine cardiaque ou périphérique

de ces varia-

lions :

Pression.

Vitesse.

^ Rythme | "i"

[ Débit 1 +

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