Innervation des vaisseaux
On sait (voy. p. 406 et 408) que les vaisseaux, et surtout les Æirtères, sont contractiles. La contraction de leurs muscles lisses «nodifie leur calibre et par cela même la circulation dans le terri-
CIRCULATION DU SANG
toire dont les artères se resserrent ou au contraire se relâchent. Ainsi se produisent temporairement des circulations dites locale»
(voy. p. 364), parce que, localisées à un ou plusieurs organes, elles se distinguent par suite de la circulation dans le reste de l’organisme ou circulation générale qui ne varie que très peu pendant le même temps ou même ne varie pas du tout, à la condition que les circulations locales soient limitées.
La contractilité des artères de moyen ou de petit calibre se constate aisément par l’irritation mécanique ou électrique de ces vaisseaux. La première expérience de ce genre est due à Verschuir 1 (1766) qui vit se produire sur l’ailère crurale d’un chien, en la grattant avec une pointe de scalpel, des resserrements de distance en distance. Le fi'oid a la même action ; sous l’influence d’une instillation d’eau froide on voit les artères du mésentère du crapaud (expérience de Schwann) se réduire au tiers de leur calibre primitif ; il en est de même de la membrane interdigitale de la grenouille (voy.
fig. llü). — Ces faits s’expliquèrent tout naturellement par la découverte par Henle^ (1840' et 1841) de fibres musculaires lisses dans la paroi des artères et des veines. A la même époque, Stilling® (1840) vit des nerfs se perdre dans les parois des artères et ce fut lui qui, cherchant à rendre compte