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III. — LA LYMPHE

Il a été dit déjà (voy. p. 294) que la lymphe est, comme le sang et mieux et plus que le sang, le milieu intérieur.

Une partie du plasma sanguin transsude à travers les parois des^ capillaires et se répand dans les espaces ou interstices des tissus qui se trouvent dans tout l’organisme ; ce plasma ou liquide interstitiel, qui se modifie par les échanges au contact des éléments cellulaires qu’il entoure, constitue le véritable milieu intérieur ; plus ou moins chargé des produits de l’activité des tissus, il est repris par les vaisseaux lymphatiques U traverse les ganglions lymphatiques et se jette dans le sang veineux par le canal thoracique et par la grande veine lymphatique droite, üe là, la distinction que R. Heidemi.un a faite, au point de vue de l’origine de la lymphe, entre « la lymphe du sang» et la «lymphe des tissus », hcmolymphe et histolymphe. — Il n’est malheureusement pas possible de séparer l’un de l’autre ces deux liquides, puisqu'ils se confondent dans les mêmes espaces lymphatiques où l’hémolymphe se mêle à des produits d’origine cellulaire en proportion variable et indéterminée.

Quoi qu’il en soit, la lymphe plasma interstitiel) apparaît commeun intermédiaire entre le milieu extérieur et les éléments cellulaires ; c’est elle qui du sang apporte aux divers organes les substances dont ils ont besoin et c’est elle qui déverse dans le sang, par le canal des vaisseaux lymphatiques, les produits de l’activité des tissus.

1. On a indiqué p. 286 la découverte des chylifères; les ly.-npliatiquesfirénéraii.T ont été découverts en i65i par Olaus Rudbkck (1630-1702), analornisie suédois, qui montra que tous les organes contiennent des vaisseaux lymphatiques. En i652, il lit la démorst: ation de ce système vasculaire devant la rein» Christine de Suède.

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