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Sur l'asphy.xie, voy. p

RESPIRATION

dans ces conditions, il élimine parfaitement l'acide carbonique qu’il produit. Et c’est ce qui arrive de même, si on lui fait respirer un excès d’acide carbonique dans un mélange contenant la proportion normale d’oxygène.

Ainsi se l'ésout la question si souvent agitée de savoir quelle est la véritable cause des mouvements respiratoires, la diminution de l’oxygène du sang ou raugmentation de l’acide carbonique. 11 semble bien (pie cliacun de ces lacleurs ail sa part dans le processus. Le sang moins oxygéné agirait surtout sur le centre inspirateur et le sang plus riche en acide carbonique sur le centre expirateur (production d’expirations actives). C’est là, il est vrai, une interprétation qui n’est pas admise par tous les physiologistes; beaucoup ont trouvé que les puissances inspiratoires sont mises en jeu par les deux facteurs.

L’influence du déficit d’oxygène résulte encore des expériences à'apnéeK Si la diminution d’oxygène stimule le centre respiratoire, l’excès d’oxygène doit amener une cessation temporaire de la respiration, par suspension de l’activité du centre (Rosenthal, 1862).

Cet état d’apnée s’obtient aisément sur le chien et sur le lapin en pratiquant pendant quelques instants une énergique ventilation pulmonaire (au moyen de la resjiiralion artificielle). La preuve que cette suspension de la respiration est due à l’action sur le bulbe d’un sang riche en oxygène serait fournie par ce fait que la ligature des carotides et des vertébrales met immédiatement fin à l’apnée (expérience de Rosenthal, 1865). On a remarqué, il est vrai, que la teneur du sang en oxygène ne peut jamaisaugmenter ipie très peu. C’est la teneur en acide carbonique qui s’abaisse par le fait de la ventilation pulmonaire plus active 2. Aussi l’apnée ne dure-t-elle guère plus d’une demi-minute, soit chez le chien ou le lapin» soit chez l’homme (quand on la réalise par une série d’inspirations volontaires profondes). — Do cette apnée chimique, dite quelquefois apnée vraie^ qui est toujours de très courte durée (et il ne peut en être autrement, puisque les échanges gazeux ne s’arrêtent point dans les tissus, que l’oxygène- V est rapidement consommé et que l’acide carbonique continue à s’y produire et s'accumule vite dans le sang), il faut distinguer 1 apnée dite à tort fausse et que l’on peut appeler plus justement nerveuse (B. Danilewski’-, 1882) ou réflexe. On a en effet observé que, chez les animaux à pneumogasfri(|ucs sectionnés (expériences de Brown-Séou.ard, 1877, souvent confirmées) ou dont l’excitabilité centripète est supprimée par la congélation

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