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LE PANCRÉAS NUTRITIF

Ainsi l’organisme des animaux privés de pancréas devient incapable de retenir la glycose^; il a perdu son w pouvoir glycoso-régulateur ». De fait, le foie de ces animaux ne contient plus de glycogène.

En troisième lieu, dans l’exercice de cette action sur les sucres le pancréas, comme déjà le montre la constatation précédente sur la totale ou quasi totale disparition du glycogène hépatique, paraît associé au foie.

La glycosurie qui suit l’extirpation du pancréas ne se produit pas, en •effet, si Ton enlève en môme temps le foie (sur la grenouille) ou si on lie les vaisseaux de cet organe.

Peut-on de ces données tirer une conclusion ferme sur le mécanisme du diabète pancréatique? Le pancréas verse-t-il dans le sang une substance nécessaire à la transformation de la glycose en glycogène dans le foie (Gley, 1906, G. Lafox*, 1906) ou bien une substance qui diminue normalement la production de la glycose par le foie? Aucune de ces hypothèses n’est actuellement prouvée, encore que la première soit plus plausible.

Autre explication : le pancréas verserait dans le sang une subsstance grâce à laquelle se ferait la consommation du sucre, ferment glycolytique (voy. p. 91). Ici se placent d’autres faits.

Ou sait depuis longtemps que le sang sorti des vaisseaux perd du sucre i<voy. p. 336 et 350). Cette destruction tient à l'action d’un ferment glycolytique dont les propriétés ont été bien étudiées par R. Lépine. Or, le pouvoir glycolytique du sang serait très diminué après l’extirpation du pancréas (d’après les expériences de R. Lépine).

Que l’on rapproche de ces faits celui qui a été découvert par O. Gohnheim fl903) et qui a été mentionné p. 97 : la degtruction du sucre dans les muscles ne se ferait que grâce à l’action d’une substance fournie par le pancréas. En l’absence de cet organe, par conséquent, le sucre ne serait plus utilisé par les muscles et s’accumulerait dans le sang.

On a également trouvé (J. de Meyeii», 1904, O. Gohnheim, 1904) que du sang, additionné d’un peu d’extrait aqueux de pancréas, détruit deux fois plus de sucre que le sang normal et qu’il conserve cette action même quand l’extrait pancréatique a été stérilisé à 115» (j. de Meyer) ; d’où l’on a conclu que la sécrétion interne du pancréas fournirait seulement une kinase qui agirait sur le ferment glycolytique du sang. — D’autre part J. DE Metem (1908) a obtenu un sérum antirjbjcoly tique dont l’injection amè^

1. Ce qu’il y a de très remarquable, c’est que la lévulose est encore utilisée parle foie de ces animaux et transformée en glycogène, du moins en grande partie (voy. ce qui a déjà étédit à ce sujet, p. 620).

Touloiîse*'°**^°'*^^ français contemporain, professeur à l’Ecole vétérinaire de 3- Physiologiste belge contemporain .

NUTRITION

nerait, chez le chien, rhypôrglycémie et la glycosurie, par diminution du» pouvoir glycolyliquc.

Le diabète pancréatique aurait donc pour cause une diminution dans la consommation de la glycose. faisons remarquer cependant que, chez les chiens privés de pancréas, la combustion du sucre au. niveau des capillaires se fait comme chez les chiens normaux, puisqu’on trouve chez les uns et les autres la même dilTérence dans^ la teneur en sucre du sang artériel et du sang veineux (expériences de Chauveau et Kaufmann, 1894). Quel que soit 1 intérêt des faits relatifs au mécanisme de la glycolyse, on voit que 1 explication du diabète pancréatique, fondée sur la diminution de ce processus,, ne peut guère actuellement être acceptée plutôt que les précédentes.

La question se compliquerait encore si l’on considérait les faits d’après lesquels il y aurait un rapport étroit entre le pancréas et les glandes surrénales, au point de vue de leur action sur la production, du sucre (voy. ce qui a été dit à ce sujet p. 61‘.i).

3® Les îlots de Langerhans et la sécrétion interne

du pancréas.

Il existe dans le pancréas des « amas cellulaires » décrits en 1869par Langerhans L La nature épithéliale de ces formations a été démontrée ; ce sont de « véritables petites glandes closes » (Laguesse*, 1893). Or, après la ligature des canaux excréteurs du pancréas, cet organe s’atrophie, tandis que persistent les « îlots de Langerh.ans »> avec tous leurs caractères ; d’autre part, on a trouvé ces mêmes îlots altérés dans divers cas de diabète maigre. C’est pourquoi, depuis que Laguesse a émis cette idée, on tend à attribuer à ces groupes cellulaires la sécrétion interne du pancréas.

7, Fonctions de l’appareil thyroïdien.

L’appareil thyroïdien comprend deux parties, la glande ou corps thyroïde et les glandes ou glandules parathyroïdes 3.

Chez le chien, le chat elle lapin, il existe pour chaque lobe de la thyroïde deux parathyroïdes, soit quatre en tout, situées au voisinage immédiat du lobe correspondant ou même accolées à celui-ci ou souvent enfoncées

histologiste allemand contemporain, professeur àTUniver-

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