Médecin italien contemporain
5. Chez les chiens qui succombent à la seule parathyroïdectomie, Vassale ek Generali eux-mêmes ont constaté (1896; que ies lymphatiques de la thyroïde n» contiennent plus de substance colloïde.
FONCTIONS DE L’APPAREIL THYROÏDIEN
prouvent directement, les expériences d’injection d’extrait thyroïdien (ou d'ingestion de glande fraîche chez l’homme myxœdémateux). C’est donc que le ou les principes actifs, sécrétés par les glandes, une fois qu’ils ont passé dans le sang, sont aptes à exercer leur action. 11 se peut que celle-ci se produise normalement dans la glande même, mais il est certain qu’elle se développe aussi en dehors d’elle, dans le milieu intérieur.
A. Propriétés physiologiques des extraits thyroïdiens.
— Les extraits aqueux de ces organes ont deux grandes propriétés, qui paraissent justement s’opposer aux deux grandes sortes de manifestations morbides consécutives à la suppression de la fonction thyroïdienne. L’une est une propriété anti toxique, l’autre est d’ordre nutritif.
1° Les accidents aigus de la thyro-parathyroïdectomie ressemblent tout à fait à un empoisonnement. Indépendamment de l’évolution des phénomènes et de l’aspect général des animaux, plusieurs faits expérimentaux sont en faveur de cette manière de voir.
a. Le chien qui vient d’être opéré tombe immédiatement en proie aux accidents caractéristiques, si on lui fait la transfusion du sang d’un autre animal thyroïdectomisé et gravement malade (expériences de Rogotcitsch i, 1888). — Les chiens opérés et malades éprouvent une rémission par le moyen de fortes saignées suivies d'une injection d’eau salée ou bien grâce à une transfusion du sang d’un chien sain, après saignée (expériences de G. Fano et Zanda, 1889). — Le sang des animaux privés de l’appareil thyroïdien contient donc quelque principe toxique. Autre preuve analogue : le sérum sanguin des chiens opérés est convulsivant.
b. D’autre part, les urines de ces animaux sont beaucoup plus toxiques que les urines du chien normal (Gley, Laülanié, 1891, et beaucoup d’autres expérimentateurs ensuite). Cette toxicité reviendrait aux parties organiques de l’urine et probablement à une leucomaïne (N. Baienoff*, 1894).
c. Chez les animaux qui résistent un peu de temps à l’opération, il survient des lésions aiguës du foie et des reins, très analogues à celles des néphrites et des hépatites toxiques.
d. L’intoxication dont il s’agit porte particulièrement sur le système nerveux central. En effet, les accidents tétaniques ne se produisent pas dans les membres dont les nerfs moteurs ont été préalablement coupés, ni dans le train postérieur d’un animal sur lequel on a préalablement sectionné la moelle dorsale. — D’autre part, les substances qui diminuent l’excitabilité du système nerveux central, bromure de potassium, chloral. antipyrine et surtout chlorure de calcium (voy. p. 137 et 961), atténuent et même suspendent les effets de la thyro-parathyroïdectomie.
1 Médecin russe contemporain.