‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 307 sur 510 · COU · texte numérisé non relu

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produit d’oxydation de la glycose (?).

Utilisatiou des hydrates de earbone. — La quantité de glycose que le foie verse dans le sang en vingt-quatre heures est considérable; on peut l’évaluer approximativement à 10 grammes par kilogramme de poids vif, soit, pour un homme de taille moyenne, à 600 grammes. Comme l’urine n’en contient point, il faut donc admettre qu’elle est entièrement utilisée.

A quoi est employé tout ce sucre? S’il était intégralement oxydé, il fournirait plus des trois quarts de la chaleur produite dans l’organisme. Mais il y en a une partie qui se transforme en glycogène, soit dans le foie, soit dans les muscles. Une autre partie peut se transformer en graisse (voy. plus loin, p. 671). Le rôle énergétique du sucre n’en reste pas moins de première importance, puisque dans la ration alimentaire ce sont les hydrates de carbone qui fournissent la majeure partie de l’énergie dépensée par l’organisme (de 51 à 67 p. 100 environ, d’après les chiffres de Rubner, 1885). Des expériences directes ont d’ailleurs montré que toute activité musculaire sollicite une suractivité de la fonction glycémique du foie : expériences de Chauveau sur l’augmentation de la glycose du sang pendant le travail des muscles masticateurs (chez le cheval) ; expériences de Küi.z ^ sur la disparition rapide du glycogène restant dans le foie d’un chien inanitié, si l’on fait travailler cet animal. Pour la chaleur et le travail mécanique qu’il produit, l’organisme utilise donc surtout du sucre.

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