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CHAPITRE VI

FONCTIONS DE REPRODUCTION

Par tout ce que nous avons vu de la nutrition, celle-ci apparaît bien comme une génération « continue », puisque tout élément anatomique a la propriété de réparer ses pertes de substance, c’est-à- ■dire de se reconstituer, en d’autres termes, de se reproduire, de « se régénérer ». On arrive donc ainsi tout naturellement à l’étude de la fonction de reproduction proprement dite. L’examen rapide qui vient •d’être fait des phénomènes de croissance et de régénération, à la ■suite de ceux d’assimilation, conduit d’ailleurs à cette étude.

Dans les organismes inférieurs une portion détachée de l’être a la faculté de vivre et de reproduire un nouvel être semblable au premier. A mesure que la division du travail physiologique se produit, le pouvoir générateur se localise dans un organe plastique par excellence qui seul, chez les êtres supérieurs, garde la faculté de former les germes des êtres nouveaux. Cet organe lui-même se spécialise, d’où la sexualité ; deux éléments, le mâle et le femelle, se développent séparément. Pour que la génération soit possible, il faut alors un nouvel acte, la conjugaison de ces deux éléments séparés : c’est la fécondation. Une fois la fécondation opérée, l’embryon se forme.

Chez les êtres supérieurs, la fonction de reproduction comprend donc quatre séries d’actes successifs : 1® la formation des éléments reproducteurs; 2° l’union de ces deux éléments ou fécondation; 30 les modifications de l’embryon et des organes maternels ; 4® l’expulsion du foetus. La formation des cellules l eproductrices, la spermatogenèse et Vovogenèse, ressortissent à une autre science qu’à la physiologie, à l’histologie et spécialement à la cytologie. Le développement de l’embryon et celui des organes maternels font l’objet d’une science spéciale, l'embryologie. L’étude de l’expulsion du fœtus ou accouchement est du domaine de l'obstétrique. Il ne reste guère ■en propre au physiologiste que l’étude de la fécondation et des conditions dans lesquelles elle s’opère, relatives au fonctionnement des organes génitaux mâles et femelles. 11 s’y ajoute l 'étude d’une sécrétion annexe de ces derniers, qui sert à la nutrition de l’être nou-

REPRODUCTION

veau-né, incapable de subvenir à sa subsistance; c’est la lactation.

Entendant ainsi l’étude des fonctions de reproduction, nous n’en aurons pas moins à examiner la physiologie de tous les organes génitaux, c’est-à-dire successivement, d’une part, de l’ovaire, organe producteur des œufs, de la trompe, organe de transport des œufs, et de l'utérus, organe de développement de l’œuf et d’ea?pu/sion du nouvel être formé à partir de l’œuf, et enfin du vagin, organe d' accouplement \ et, d’autre part, du testicule, organe producteur des spermatozoïdes, des canaux déférents, organe de transport des spermatozo'ides, de ])lusieurs glandes annexes qui par leur sécrétion aident à ce transport, et enfin du pénis, organe d' accouplement . Nous aurons aussi à exposer les faits qui établissent que les glandes génitales jouent par leurs sécrétions internes \xn rôle important dans le métabolisme général.

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