Physiologie du testicule et des organes annexes
En 1677, un étudiant de Dantzig, Lons Hamm, ayant eu l’idée d examiner au microscope du sperme, y découvrit de petits filaments doués de mouvements très vifs; il communiqua ce fait à son maître EELWEMIOECK qui multiplia les observations de ce genre sur différents animaux et constata l’existence générale de filaments spermatiques, doues de mouvements, dans la liqueur séminale des différentes especes. Ces filaments spermatiques, ou spermatozoïdes, sont 1 element essentiel du liquide spermatioue Ils se forment dans le= canaux seminifères du testicule.
Les canaux séminifères sont très nombreux; on en compte de 1 000 à 1200 pour chaque testicule; ils se présentent sous la forme de tubes a parois minces, presque entièrement remplis d’épithélium polyédrique Cest cet épithélium qui produit le sperme, dont la sécrétion est tempo- U 1 est tout à lait inactif chez l’enfant et chez le vieilkrd
décrépiti. A 1 époque de la puberté, on distingue, parmiles cellules épithé-
t H ? r plus volumineuses, cellules lèves.
résultant du développement des cellules primitives.
Ces cellules donnent naissance à un groupe do jeunes cellules dont chacune va se transformer en spermatozoïde, d’où leur nom de spermatoblastes.
Nous ne décrirons pas plus la spermatogenèse que nous n’avons décrit l’ovogenèse.
1. Sur un certain nombre d’hommes de 80 à 90 ans, 48 n loofnrpnf in.. a encore aptes à la reproduction (Hensen*). Cependant la sôcîaion du c sse en. général vers 70 ans. sperme
Physiologitse allemand contemporain, ancien professeur à l'Université de Kiel
Glev. — Physiologie.
REPRODUCTION
Lbs sp6rmatozoï(i6S uns fois formés restent en faisceaux et attachés à la paroi du canalicule spermatique par un filament de protoplasma. En se détachant de la paroi de ce canalicule, ils deviennent libres dans sa cavité. Poussés par la vis à tergo, c’est-à-dire par une exsudation de sérosité et par la continuation du processus spermatogénétique, ils progressent vers les canaux excréteurs (réseau du corps d’IliGiiMoaE^, cônes séminifères, épididyme) (voy.
fig.
Chez les animaux dont les fonctions sexuelles ne s’exercent qu’à certaines époques de l’année (chez les Batraciens, par exemple, qui ne s’accouplent qu’une fois par an et qui, en hiver, perdent toute activité sexuelle), la sécrétion testiculaire ne se fait qu’à ces époques. Chez l’homme, elle ne commence qu’à la puberté, on ne trouve presque jamais de spermatozoïdes dans le sperme avant l’âge de quinze-seize ans. — Comme chez la femme, la puberté chez l'homme est caractérisée par de profonds changements de l’organisme, développement du pénis qui devient plus érectile, développement des poils, surtout dans la région pubienne, augmentation des dimensions du larynx (d’où la mue de la voix qui s’abaisse d’une octave), etc.
Fig. 165. — Schéma de l’appareil génital de l'homme (.Mathias Düvai.).
T, testicule; — CA, corps d'HicHmokk' et rete tesiis; — E, tête de l’épididyme formée par la réunion des cônes séminifères ; — E', queue de l’épididyme ; — Va, vas aberrans ; — Cd, canal déférent ; — vs, vésicule séminale; — P, prostate avec canal éjaculateur, utricule prostatique et verumontanum en érection ; — 2, muscle de Wilson contracté et oblitérant le canal (en ce moment le sperme ne peut donc que s'accumuler dans la partie prostatique du canal de l’urètre, entre les points 1 et 2, où il est chassé par les contraction» des canaux précédents, depuis E) ; - ~
— V vessie
f° Spermatozoïdes et sperme.
... ......... P C’est seulement dans Vépididyme
Gp, glande de Cowper; gj J^ns les CanauX (E', Cd)
qui y font suite, que les faisceaux de spermatozoïdes se dissocient et qu’on trouve les spermatozoïdes libres, sous forme de filaments avec renflement céphalique et queue bien distincts.
Ces spermatozo'ides ont alors, chez l'homme, une longueur de 50 (5 p. pour la tète et 45 p, pour la queue). Ils sont composés d’un renflement antérieur (tête) et d’un appendice filiforme (ou queue)', à la jonction de