contour de là vessie dis- j gj on provoque la distension
tendue de liquide ; par leur sui viLiiuciii. o c , • , , j i-
propre contraction, ses parois de la vossio cn V poussant un liquide (de leau prennent successivement les ijoriquée par exemple) au moyen d’une seringue, positions 2, 3, 4, 5; mais rapport d’autre part avec un manomètre à,
d!er rvaTgrdu1,a"fonI cau, on constate l’établissement et l’augmentation smon par la contraction des progressive de la tension avant que le sujet simuscles abdominaux, par l'ef- jg bcsoin d’uriner; la contraction suit imrné-
lêm tdl',7é7“°.‘'Kcte <iialeu.«nl la mise en tension, et puis le besoin et les aniène dans la posi- d’uriner s’éveillc ; Chez les individus normaux, lion 6. ce besoin est senti lorsque la pression atteint
to centimètres d’eau en moyenne (expériences sur l’homme d’un élève de Gcvon, F.-L. Genouville, 1894). — Autre preuve : le besoin ne dépend pour ainsi dire pas de la quantité de liquide, mais est lié directement à l’élévation de pression (A. Mosso et Pellacani, 1881- 1882) ; les contractions des parois du réservoir élèvent en effet la jircssion à l’intérieur de celui-ci et, si le resserrement est énergique, le besoin est également impérieux, qu’il y ait peu ou beaucoup d’urine dans le réservoir; et, d’autre part, il y a à peu près parallélisme entre la pression inlravésicale et l’envie d uriner ; et enfin la tension varie, pour une même masse liquide, suivant le degré de sensibilité de la muqueuse vésicale. La valeur de l’etfort vésical nécessaire à la miction normale ne paraît pas pouvoir être inférieure à 25 centimètres d’eau (d après les expériences de Genooville).
1. Célèbre chirurgien français, professeur honoraire à la Faculté de Médecine de l’aris.
L’EXCRÉTION DE L’URINE
Voilà donc la cause immédiate de la contraction vésicale. Celle-ci est le résultat d’une excitation de la sensibilité spéciale de la vessie à la tension ; et ces deux propriétés de l’organe, sensibilité et contractilité, nous apparaissent comme intimement liées.
Mais les contractions vésicales ne sont pas suftisantes pour expulser l’urine; il faut que la résistance opposée par le spbincler urétral à la sortie du liquide soit simultanément vaincue.
Sous l'inlluence du resserrement des parois de la vessie, quelques gouttes d’urine ont franchi le col, le sphincter interne (lisse) étant impuissant à les arrêter*; tout do suite l’urine est en contact avec une muqueuse très sensible, la muqueuse prostatique®. 11 se produit alors un réflexe qui a pour résultat la contraction du sphincter urétral ; l’urine non seulement ne peut aller plus loin, mais est obligée de rétrograder, et elle rentre dans la vessie, dont les contractions ont cessé. Quelques instants après, les parois du réservoir, qui ont continué à se distendre, réagissent de nouveau : l'urine pénètre de nouveau dans la région prostatique, où elle provoque de nouveau le même réflexe, et ainsi de suite. On a là l’explication de la forme intermittente que présente le besoin d’uriner. Si ces phénomènes se répètent souvent, le réflexe diminue d’énergie, et il faut alors l’intervention de la volonté pour que se contracte le sphincter urétral et pour arrêter l’urine qui tend de plus en plus à pénétrer dans le canal, de là le caractère douloureux des efforts de résistance prolongée au besoin d’uriner. Ainsi, toutes les fois que 1 obstacle au passage de l’urine est vraiment actif, ce n’est pas dans le sphincter vésical, mais bien dans le muscle urétral '^, le seul volontaire, que siège la puissance antagoniste de la contraction de la vessie.
Comment cette puissance va-t-elle céder ? Est-elle vaincue par l’énergie croissante des contractions vésicales, ou bien une iniluence nerveuse intervient-elle pour suspendre l’action du sphincter, pour Vinhiber ? Ce dernier phénomène est vraisemblable, bien qu’on n’ait pu jusqu’à présent en constater la réalité par des expériences directes. — La miction serait donc le résultat d’une association fonctionnelle entre la contractilité vésicale et le relâchement du sphincter urétral.
Une fois le sphincter relâché, le muscle vésical suffit à lui seul pour vider la vessie. .Mais, vers la fin de la miction, ])onr expulser les
1. Chez le Chien, la contraction des fibres circulaires lisses du col de la vessie ne peut faire équilibre qu’à une pression de i5 centimètres d’eau, tandis que le sphincter à fibres striées de la portion membraneuse de l’urètre résiste à des pressions de 70 centimètre.s à 1 mètre (expériences de D. Courtade et J. -F OuYiiN ittpS). I.a résistance efficace aux contractions vésicales qui correspondent au besoin d’uriner s’exerce donc bien au niveau de la région membraneuse de l'urètre.
3. Ce qui prouve encore 1 importance de la sensibilité de la muqueuse prostatique, c'est ()ue la perte de cette propriété est suivie de l’incontinence nocturne d’urine ; l'émission involontaire des urines, de même que celle des fèces, est le signe de l'insensibilité des muqueuses au coutacl des produits excrémentiliels.
3. On a vu déjà le rôle important de ce muscle dans l’éjaculation ip 719).
758 FONCTIONS D’EXCRÉTION
dernières gouttes d’urine, un eftort des muscles abdominaux est nécessaire.
Le bas-fond de la vessie étant lixe et concave, ce réservoir ne pourrait se vider eoinpléteniont, si les viscères abdominaux ne venaient presscj' sur la partie supérieure de la vessie et la forcer à descendre contre le bas-fond, de manière à oblitérer complètement sa cavité (fig. 176); aussi la vessie complètement vide a-t-elle, du moins chez l’honime imais non chez tous les animaux), la forme concave (jue l’on a l’occasion de constater sur le cadavre (lig. 176).
c. Inneuvatiox de I.A VESSIE. — D'après tout ce qui vient d être dit de la miction, on voit que ce phénomène est entièrement sous la dépendance du système nerveux : né d'une sensation, il met en jeu plusieurs actions musculaires synergifiues.
Les nerfs sensibles des parois vésicales sont contenus dans les quatre premiers nerfs saci és et en partie aussi dans les filets sympathiques, qui vont des plexus vésicaux aux ganglions mésentériques. L’excitation du bout central de l'un (|uelconque de ces filets provoque une contraction de la vessie. D'après J. -F. GuyoN^ (l‘J01),les nerfs érecteurs sacrés seuls transmettent les impressions spéciales (sensibilité à la distension) de la vessie. — Les excitations de beaucoup d'autres nerfs sensibles, on peut dire de tous les nerfs sensibles, et des nerfs sensoriels, beaucoup d excitations cérébrales 2, comme diverses émotions, provoquent la contractilité de la vessie; et telle est la finesse et la sûreté de cette réaction que l'on a pu comparer la vessie à un eslhésiomètre aussi sensible que l'iris (A. Mosso
et PELLACANi).
Les excitations sensitives aboutissent à \a.ré;)ion lombaire de la moelle. Après la section de la moelle, au-dessus de la quatrième vertèbre lombaire chez le lapin, de la cinquième chez le chien, l'excrétion réllexe de l’urine est encore possible. Si on détruit ce centre vésico-spinal, ou bien la miction est supprimée et la vessie ne se vide plus que quand clic est énormément distendue par l’accumulation de l’urine, ou bien il y a incontinence d’urine, à cause de la paralysie du sphincter urétral. — D'apiès le physiologiste russe Sokownin (1874), le ganglion mésentérique inférieur pourrait être aussi considéré comme un centre vésical ; l’excitation des filets sympathiques sensitifs qui y aboutissent serait susceptible de se transformer dans ce ganglion, soigneusement isolé de ses connexions avec la moelle, en incitations vésico-motrices. On verra plus loin (p. 1111) ce qu’il faut penser de ce fait.
Les nerfs moteurs de la vessie viennent directement de la moelle ou bien passent par le système sympathique. Les premiers sont fournis par les premiers nerfs sacrés; les seconds, par le plexus mésentérique infé-
1 Physiologiste français (i86/,-i()07i.
2. Sur l'inlliience des excitations directes du névraxesur la vessie, voy. p. 1029 et io3o.
L’URINE
rieur; c'est de la moelle lombaire qu’émanent ces derniers qui, des racines antérieures des 2'*, 3'^, 4' et 5« paires lombaires, gagnent la chaîne sympailiique abdominale, puis te plexus mésentérique inférieur et enfin le plexus hypogastrique, où ils s'unissent aux ranieauxd’origine sacrée. L’excitation du bout périphériipie do l’un quelconque de ces filets produit une contraction do la vessie. Sur le trajet des filets d’origine sympathique sont intercalées les cellules du ganglion mésentérique inférieur (voy. p. 1096). — Les filets du sphincter urétral proviennent des 3® et 4® nerfs sacrés; quand on coupe les racines antérieures correspondant à ces nerfs, il y a incontinence d'urine, dès que la distension de la vessie a dilaté l’orifice vésical. — D’après d’autres physiologistes (recherches de D. Coubt.vuk et J. -F. Guyon, 1893-1896), l’innervation des deux couches musculaires de la vessie serait différente ; les nerfs sacrés seuls feraient contracter la couche longitudinale, et c’est d’eux conséquemment (|ue dépendrait la miction, tandis que les contractions de la couche circulaire, fortes surtout au niveau du col et qui par suite déterminent plutôt l’occlusion que l’évacuation do la vessie, seraient provoquées par le grand synq)afhique (nerfs hypogastriques).
4“ Le produit de la sécrétion : l’urine.
l.’urino est un liquide excrémentitiel dont la haute signiücation physiologique et l’importance au point de vue médical ressortent du simple fait qu’elle représente à elle seule la majeure partie des déchets de l'organisme. Sans doute, comme l’a dit ingénieusement C.\ulVogt\ « on a fait remarquer qu’on ne pourrait déterminer les travaux' faits dans un laboratoire de chimie, si l’on se honie à examiner combien d'eau, d’acide sulfuri(|ue, de potasse et de chaux y ont été introduits, et combien d’acide carhoni(iue et d’eau s'en vont par la cheminée ou sont emmenés par les canaux. Cehq est pai'faitement %rai, mais il est vrai aussi quedes observations de ce genre ont cept.mdant une certaine valeur quand elles se rapportent à un laboratoire, qui, comme le corps animal, ne produit et n’absorbe que certaines substances. Un chimiste (|ui serait préposé à une fabrique d'acide sulfuri(jue peut parfaitement se rendre compte de sa fabricalinii (luand il sait combien on a employé de soufre, de salpêtre et de 'Coiilbustible ».
Quantité et propriétés de l’iirine. — L’urine est séciétée <lans les vingt-quatre heures en quantités variables, qui oscillent à l’élal normal entre 1 200et 1 500 grammes. En moyenne, et parrap-
1. G Voor (1817-1895), célèbre natiiralisle allemand, fui l’un des principaux promoteurs du darwinisme ; obligé de quitter l'.VIlemagne après la Révolution de 18', 8, où il joua un grand rôle, il devint profe.sseur de zoologie à rUniversité de Genève; il mourut dans cette ville, citoyen suisse.
FONCTIONS D’EXCRÉTION
port à l’iinilé de poids, on peut dire que chaque kilogramme d’être humain excrète environ 20 grammes d’urine par vingt-ciuatre heures, d’où pour un homme do60 kilogrammes unequantité de 1 200 gr. Il est presque supertlu d’indiquer l’inüuence qu’exerce sur la quantité d’urine l’ingestion des boissons; c’est pour cela qu’après les repas l’urine est abondante et très diluée [urinæ potus et cihï). A noter aussi l’influence de l’activité nerveuse et particulièrement de diverses excitations cérébrales, les émotions, le travail intellectuel; aussi dans la journée obseive-t-on une polyurie relative; le matin, au contraire, après le repos de la nuit, l’urine est plus concentrée et plus rare.
La couleur normale de l’urine est jaune ambré ou rougeâtre. Son odeur spéciale, dite urineuse, parait due à des acides volatils; sa saveur est amère et légèrement salée.
Sa densité (urine des vingt-quatre heures) est de 1015 à 1020. Son point de congélation, qui mesure, comme nous le savons, sa concentration moléculaire (voy. p. 65), varie normalement de — 1“,3 à
Cette mesure donne le nombre totiil des molécules que contient une urine. 11 y aurait grand intérêt physiologique et pathologique à connaître le nombre des molécules organiques (voy. p. 80), puisque, comme la presque totalité de celles-ci est de nature azotée, on pourrait apprécier par là, au moins indirectement, la valeur de la désassimilation des albuminoïdes et, par suite, l'état de la nutrition ‘.
1. Dans ce but, Ch. Bouchard a proposé (1899) une méthode simple, mais qui ne peut encore conduire qu’à des résultats appro.vimalil's. On détermine, le poids des matières solides de l’urine et on dose les chlorures ; en retranchant du premier poids celui des chlorures, on a le poids des . matières élaborées » (déchets de la nutrition) ; on détermine, d'autre part, le point de congélation de l’urine totale, puis on en retranche la température de congélation dépendant du chlorure de sodium ; le nombre trouvé représente la concentration moléculaire moyenne des matières organiques contenues dans l’arine. • l’ensemble des molécules urinaires qui ont pour origine l’albumine •, ce que Bouchard appelle • la molécule urinaire élaborée moj’enne ». Du poids des matières élaborées et de l’abai-^sement du point de congélation attribuable à ces matières, on déduit le
HP
poids moléculaire M d’après la formule M = -j- étant la quantité des matières élaborées contenues dans 100 centimètres cubes, S l’abaissement du point de congélation dû à ces matières et K une constante = i8,5. Comme l’urée est de tous les composés organicpies de l'urine celui dont le poids moléculaire (60) est le plus léger et que la désassimilation azotée est d’aulant plus complète que la quantité d’urée par rapport aux autres corps azotés de l'urine est plusgrande, — plus il y aura d urée, plus le poids moléculaire moyen des substances organiques sera faible et plus la nutrition pourra être considérée comme parfaite. D’après les recherches de Bouchard, chez les individus normaux, le poids de la molécule élaborée moyenne est d'environ 76; dans les états pathologiques, il augmente, surtout dans les troubles de la fonction respiratoire et dans les maladies lin foie. • Ce qui me semble vraiment important dans cette étude, conclut Bouchard (Trai'/é de pathologie gêner., t. III, p. 249, Paris, 1899), c est la détermination du poids de la molécule élaborée moyenne, non pour faire le diagnostic
L’URINE
La réaction de l’urine est acide (au tournesol), ce qui tient à la présence du phosphate acide de soude (ou phosphate monosodique). On
évalue celte acidité à celle d’une solution d’acide chlorhydrique ^
environ. — Un temps variable après son émission, elle tend à devenir alcaline, par décomposition de l’urée, qui donne naissance à de l’ammoniaque.
L’acidité de l’urine diminue pendant la digestion, tout le temps que l’estomac sécrète un liquide fortement acide ; le minimum d acidité de l’urine (quatre à, cinq heures après le repas) correspond au maximum de la sécrétion gastrique et ne persiste que durant une heure environ, si la digestion se fait normalement; mais, chez les hyperchlorhydriques,il est à présumer que le minimum de l’acidité urinaire doit persister pendant un temps beaucoup plus long.
L’urine des herbivores est alcaline ; mais, dans 1 état d abstinence, réduits à. brûler leur propre substance, c’est-à-dire devenus carnivores, ils produisent également une urine acide. Inversement, l’urine de l’homme peut devenir alcaline sous l’innuence d’une nourriture végétale.
Tout ce qui vient d’être dit concerne la réaction de l’urine étudiée par les méthodes titrimétriques ordinaires. Si on l’étudie par la méthode électrométrique (vqy. p. 301), on constate que 1 urine se comporte comme un liquide intermédiaire entre une solution d’acide chlorhydrique millionième normale et une solution de potasse millionième normale; c’est donc un liquide sensiblement neutre (C.FoV^, 1903). Mais cette acidité ionique ne varie pas nécessairement dans le même sens que l’acidité de titration.
IL Composition de l’urine. — Nous avons vu, en parlant delà quantité des urines, quelle est leur teneur en eau (voy. aussi p. 133). De ces chiffres il suit que le rein est la principale voie d’élimination de l’eau en excès dans l’organisme, et cela d’une façon purement mécanique. 11 nous faut maintenant passer -en revue les matières solides de l’urine.
Alors que la quantité d’eau est très variable, celle des substances dissoutes dans cette eau est beaucoup plus fixe. Cette quantité pour vingt-quatre heures et pom’ un même régime alimentaire est à peu près constante. Si bien qu’on a pu établir une véritable proportion entre le poids de l’organisme et la masse du résidu solide de l’urine d’un jour. Chaque kilogramme d’animal sécrète un peu moins de
peut-être, mais pour savoir quel degré de porluiliation la maladie a apporté dans la nutrition, pour savoir surtout à quel point l'homme qui paraît sain, qui assurément n’est pas encore malade ou n’est plus malade, s’éloigne de l’état de santé parfaite... •