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CHAPITRE VIII

CHALEUR ANIMALE

Ce chapiti;e forme en quelque sorte la transition entre les deux grandes divisions de la physiologie que nous avons adoptées (voy. p. 130). Nous avons en effet réparti (voy. p. 108) les phénomènes qui se passent dans les êtres vivants en deux classes, les échanges ou transformations de matières et les transformations d’énergie. La jiroduction de chaleur est une de ces dernières (voy. p. 120 et 127). Mais cette production de chaleur est due à des réactions chimiques exothermiques, à l’ensemble des processus chimiques et particulièrement aux oxydations qui se développent dans tous les organes, et surtout dans les glandes et dans les muscles; elle est donc liée de la façon la plus étroite aux échanges de matières. Et c’est pour cela que son étude vient naturellement à la suite de celle qui a été faite de ces échanges.

Tous les êtres vivants possèdent une chaleur propre, c’est-à-dire plus ou moins indépendante de la température du milieu extérieur. Ceci constaté au moyen du thermomètre, on est amené à essayer de mesurer la quantité de chaleur produite ;ona vu, par exemple, qu’un animal, dans un milieu dont la température est plus basse que la sienne propre, ne se refroidit pourtant pas; sa température reste à peu près invariable; c’est donc qu’il produit de la chaleur. On mesure celle-ci au moyen de calorimètres. Mais cette production de chaleur est soumise à un mécanisme régulateur, puisque beaucoup d’animaux, vivant dans un milieu à température incessamment variable, gardent une température à peu près constante. Nous aurons conséquemment à étudier, après la production de la chaleur, la régulation de la chaleur.

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