Physiologie de la choroïde
La choroïde tapisse exactement la sclérotique, mais, au niveau de la ligne de jonction de la sclérotique et de la cornée, elle se sépare de ces membranes pour entrer dans la chambre antérieure de l’œil et former au-devant du cristallin un diaphragme appelé iris. Nous avons déjà étudié l’iris.
La choroïde proprement dite est essentiellement une membrane vasculaire ; de plus, elle renferme, surtout en avant, des éléments musculaires ; enfin elle présente à sa face interne une couche de cellules pigmentaires, mais cette couche appartient en réalité, par son origine et par sa configuration, à la rétine
1“ Comme organe vasculaire (nombreuses artères ciliaires ou choroidiennes, et réseaux veineux formant les vasa vorticosa), la choroïde est destinée à servir d’appareil de caléfaction à la membrane nerveuse (rétine) sous-jacente (voy. p. 938). La richesse en réseaux sanguins est en effet la règle générale pour tous les organes qui contiennent de nombreuses terminaisons nerveuses et surtout des appareils des sens spéciaux, comme pour les papilles de la pulpe des doigts, pour la membrane olfactive, pour la langue, etc.
2° Les éléments musculaires de la choroïde (muscles ciliaires), développés surtout dans sa partie antérieure et annexés à des prolongements érectiles [procès ciliaires), sont destinés à agir sur le cristallin. Nous en avons étudié l’action à propos de l’accommodation.