Médecin et physiologiste anglais contemporain
SENS DE LA VUE
SHEnniNGTON ont encore montré un fait très important, à savoir que les exci-
a ions du lobe frontal, celles aussi d’ailleurs du lobe occipital, peuvent provoquer dans les muscles striés oculaires un phénomène d’arrêt; voici la donnée expérimentale d’où découle cette notion : si l’on sectionne les troisième et quatrième nerfs crâniens à gauclie, le moteur oculaire externe (nerl du muscle droit externe) restant seul intact, et que l’on excite, par exeniple, 1 écorce occipitale du côté gauche, cette excitation donne lieu à une déviation conjuguée des deux yeux à droite, comme avant la section
es ner b. e qui ne peut s expliquer (SuEiiniNüTON) que par l’inhibition du
roit externe. — Cette action d’arrêt peut s’obtenir encore par des excitations sous-corticales, portant sur la couronne rayonnante correspondant aux régions de l’écorce sus-indiquées, ou sur la capsule interne, en deux points situés en arrière du genou do la capsule, ou sur le corps calleux à quelques millimètres en arrière du genou. Elle doit donc être sous la dépendance de centres sous-corticaux.
Ces fonctions oculo-motrices de la zone cérébrale dite visuelle (zone occipitale) sont tout à fait indépendantes de celles de la zone dite motrice ( rontale), pour la raison que nous avons déjà dite et aussi parce quelles persistent après l’ablation de tout le lobe frontal (expériLes
de ScH.iFER, déjà citées, et expériences de 11. Munk faites avec son élève Al Obregia', 1890).
Une hypothèse, due à Grasset S explique ingénieusement le fonctionnement de ces centres d’association des mouvements de l’œil, du moins des mouvements de latéralité. Ces mouvements dépendraient de deux nerfs un dextrogyre, qui, ayant son origine dans l’écorce cérébrale gauche ’fait tourner les yeux à droite, et un lévogyre, qui, ayant son origine dans écoice droite, fait tourner les yeux à gauche. Ces deux nerfs sont formé» par la reunion de deux neurones : un neurone cortical qui envoie ses prolongenients a travers le centre ovale et dans le rnésocéphale et un neurone jseriphérique dont le corps cellulaire se trouve dans les cellules grises de la protubérance et du bulbe, et dont les prolongements périphérinues constituent les nerfs oculo-raoteurs. Les neurones corticaux viendraient de deux régions distinctes, du pied de la deuxième circonvolution frontale et de la zone occipitale visuelle. Les fibres provenant de ces deux centres cheminent dans la capsule interne. Dans la région protubérantielle supérieure les oculogyrcs s’entre-croisent, chacun se rendant dans le noyau mésocépha ique du côté opposé. Ces deux noyaux mésocéphalique/ de
I oculo-dextrogyre et de 1 oculo-lévogyre se fournissent réciproquenient des fibres dont 1 action s exerce a la fois sur les deux yeux et produit ainsi les mouvements de latéralité. - Ainsi, de même que chaque hémisphère reçoit les impressions des deux hémi-rétines correspondantes, de même
II fait mouvoir les deux yeux vers le côté où il voit: « il voit et regarde du cote opposé avec les deux yeux ,> (Grasset). C’est qu’il existe un chiasrna