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J. En. Hitzig (1838-1907), neuropathologiste allemand

4. L, Rol.\ndo (i7;3-i83i), célèbre anatomiste et physiologiste italien.

5. C’est là une des raisons pour lesquelles J. Grasset a pu dire que « les aires périphériques musculaires correspondant aux aires corticales motrices sont les régions articulaires : les nerfs corticaux des membres sont des nerfs arliculo-moleurs » en même temps que segmenlo-sensilifs.

laie et observé des mouvements localisés; le chirurgien anglais V.llonsLE»' a môme plusieurs fois pratiqué systématiquement la reclierche des points moteurs pour savoir quelle région de l’écorce il fallait enlever dans des cas d’épilepsie jacksonienne *. On peut, d’après les résultats obtenus sur l’homme, établir la topographie des centres sensitivo-moteurs (lig. 254).

Fig. 25i. — Localisations motrices du cerveau de l’homme. Figure construite par DtJiini.vE, d’après les résultats expérimentaux obtenus par l’excitation directe de l’écorce par plusieurs chirurgiens.

Chez les animaux nouveau-nés, l’excitation de l’écorce ne provoque pas ■de réactions motrices. Le fait a été constaté pour la première fois sur le chien, dont l’écorce ne devient excitable que du dixième au seizième jour apres la naissance. Mais il est des animaux qui naissent avec un système nerveux bien développé, qui ont tout de suite les yeux ouverts et une locomotion assurée, les cobayes par exemple. Or, sur les cobayes nouveau-nés, l’excitation de l’écorce, en certains points, donne lieu à des mouvements localisés des membres antérieurs ou postérieurs ou des mâchoires.

Sur ces effets des excitations corticales, deux remarques importantes sont à présenter. La première concerne Funilatéralité des mouvements consécutifs à l’excitation.

En même temps qu’on voit se produire des mouvements du côté opposé à l'hémisphère excité, on voit quelquefois des mouvements du même côté. Ces effets bilatéraux paraissent toujours dus à une augmentation de l’intensité de l’excitation ou à une diffusion de celle-ci, pour quelque raison,

1. L'épilepsie ainsi appelée, du nom du médecin anglais IIüoiiliings J ackso.n 4}Hi l’a étudiée, est l'épilepsie limitée à un membre.

dans les aires motrices de l’iiémisphère opposé ou dans les ganglions de la base du cerveau (Gorcii et Houslev, 1891). Exception doit être faite pour les organes impairs comme la bouche, le larynx, le pharynx et pour les organes pairs qui se meuvent toujours ensemble, comme les yeux, comme les muscles de la face servant à la mimique; l’action de l’écorce cérébrale sur tous ces organes est bilatérale ; par suite les lésions destructives de l’écorce d’un seul côté ne peuvent pas en déterminer la paralysie L

L’autre remarque concerne le mécanisme des mouvements observés.

En général une excitation provoque, en même temps que la contraction du groupe de muscles qui amène un mouvement de llexion ou d’extension ou tel autre mouvement, le relâchement des muscles antagonistes, c’est-à-dire en même temps qu’une action motrice, une action inhibitoire 2 ; exemples: contraction du tenseur du coude et relâchement du biceps, ccmtraction des fléchisseurs de la jambe et relâchement simultané des muscles tenseurs et adducteurs, etc. (expériences do H.-E. IIeiung et Sherhinoton, 1897 et de Sherrington, 1894,1897). Cette relation cependant n’est pas absolue, et la contraction et le relâchement des muscles antagonistes se combinent souvent de façons variées (S. A. I‘,\ni3, 1904-190o).

2. Le contrôle nécessaire de ces expériences d’excitation se trouve dans les expériences dans lesquelles on pratique la destruction des parties qui paraissent être douées d’une action sur un groupe de muscles déterminé et où l’on étudie les troubles fonctionnels causés par cette suppression.

De l’emploi de cette méthode des destructions partielles (l’ablation de l’écorce se fait au moyen d’une curette ou plus simplement encore du bistouri), sur des animaux divers, chat, chien, singe, etc., il est résulté que la suppression de parties déterminées de l’écorce d’un hémisphère, — et ce sont celles même dont l’excitation provoque des mouvements localisés,— amène des paralysies limitées à des groupes de muscles du côté opposé à l’hémisphère lésé.

On a dit que ces paralysies sont incomplètes et transitoires. Dans quel sens convient-il d’entendre ces mots ?

Elles sont incomplètes. Supposons enlevé le centre pour une patte anté-

1. Dans I hémiplégie complète cependant, le facial supérieur (innervation des muscles orbiculaires des paupières, des sourciliers, des fronlau.x) est légèrement paralysé (.T. Dejerine, Sémiologie du syslème nerveux, in Traité de pathologie générale de Cil. Bouchard, t. V, p.474); son intégrité relative tiendrait justement à la synergie d’action des nerfs faciaux supérieurs des deux côtés. J. Grasset, à la suite de Landouzy (1876), admet un centre cortical distinct pour le facial supérieur et pour le facial inférieur (voy. .1. Grasset, Les centres nerveux, Paris, 1905, p. 84 et suiv.).

2. 11 est clair que la contraction d’un groupe déterminé de muscles est singulièrement facilitée par le relâchement simultané des muscles antagonistes (par exemple, relâchement des extenseurs d’un segment de membre au moment même où se produit la contraction des néchisseurs).

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